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Huot ayant proposé de le référer à un comité spécial, M. Bourdages, qui, loin de trouver comme autrofois trop longues, ou trop fréquentes, los déclamations de “ M, l'orateur,”’ semblait y avoir pris un goût extrême, proposa qu'il fût discuté en comité général. Mais, après dos débats diversifiés par la raison et le bon sen:, d'un côté, la déraison ct l'injure, de l’autre, il füt référé à un comité spécial, à une grande majorité.
«M, Bourdages, qui se faisait un mérite de parler sans cérémonie,” voulait aussi agir sans gêne, ot le 20, il proposa, en comité général, de rescinder la règle parlementaire qui exige la permission du son verneur pour l'introduction des octrois d'argent, et cette fois, il'eût le plaisir, non seulement de parler lui même ‘‘ sans cérémonie,” mais encore d'entendre * M. l'orateur ‘’ discourir de la manière qu'il trouvait ton jours “admirable,” mais que d’autres purent trouver triviale, rude, et arrogante, à un étonnant dégré, ei qui plus est d'atteindre son but.
* M. Bournaars : ‘‘ C'est dans un comité général que ce message doit être discuté; qu'on en doit voir toute l':‘reur et l'inconscquence.”
M. Gex: “ Nous demandons au gouverneur un octroi d'argent et de son côté, il nous demande de tenir envers lui la parole que nous lui avons donnée.”
M. Ronisr : ‘ Sa conduite est un manque de confiance en cette chambre.....S'il en agit ainsi, c'est dans le but de combler la coupe d'outrages dont il a abreuvé cette chambre. Tin question est de savoir 8i nous renverrons à un comité spécial un message inusite, imparlementaire, irréfléchi contre le caractère de cette chambre...
M. Duvaz : “ On se contente de faire des réflexions, des remarques sur la conduite du gouvernement, de vouloir toujours quereller et faire la guerre. N'est-ce pas le droit du gouverneur de nous répondre par message ?...…. Dira-t-on que le gouverneur, dans ce pars, ne doit être qu'une marionnette, lorsqu'il s'agit d’user des
autes et vénérables prérogatives royales, dont l'exercice n'a pas été donné à la couronne comme le pensent et Le veulent faire croire certains politiques maladroits et malveillants, pour contrecarrer sans cessc les iutérèts du peuple, mais pour assurer Îa conserve
tion de ses droits et de sa liberté,”
M. Bot incommo M. Cux de la cons M. Ne cotto règl disposé à constituti M. Par chambre € M. Bou:
rogatives ( acte servill pour chaqi M. Cuv expulsé, o obligé de f M. Parn ger, chargé gouverneur empêchor.
mitoyen, a moyen de c présomptio:
tion, tandis “Vous ar VOTRE COUR, le bien do n de demande droit de dem VERNEUR à | s0n agent.”., La motion lommer M,
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M. Cuvicuier : “Cost uno rà de la constitution, ot qui est en vigueur en Anglotorre.’
M. NeizsoN: “Jo suis un de ceux qui ont trouvé cetto règle incommodo; mais je ne suis pas pour cela disposé à la changer; ll ost passée en principe constitutionnel,"
M. PAPINEAU : “ Cotto règle à été passéo par une chambre encore sans expérience.’
M. Bourpages : « Cet usage n'ajoute rien aux pré-
rogatives du gouverneur, et pour la chambre, c'est un acte servile que d'être obligé de lui faire ta courbette pour chaque pétition que l'on introduit.”
M, Cuviter: «8j M. Mondelet n'eût pas été
expulsé, on ne se plaindrait pas aujourd'hui d’être obligé de faire la courbette au gouverneur.”
M. PAPIPEAU : ‘ Quel membre! le portier, ger, Chargé de fairo ici une Procession pour dire que le S0nverneur nous permot de faire co qu’il ne peut empêcher. Qu'était-co que Ce conseiller... Un ét mitoyen, amphibie.….On cite comme un av moyen de corruption... On nous trouv présomption d’avoir ô8é moeti tion, tandis qu’en Angletorro on ôse diro au roi: “Vous GARDEREZ ce MINISTRE, OU VOUS PERDREZ VOTRE COURONNE.” Dans ct état de choses, si c’est le bien de nos Constituans, n’avons-nous pas le droit de demander une dissolution ? Nous avons même le droit de demander 1a PUNITION CAPITALE D'UN «ou- VERNEUR à l’Angloterre, qui doit répondre des actes do s0n Agent”...
La motion en amendement, faite par M. Rodier, de hommer M. Martin CuiNic auditeur
C'est une formalité vaine, inutile,
glo du commencement
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antage un e une extrèmo ro un froin à la corrup-
des comptes
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publies, à la place de M. Joscph Cany, proposé par M. Cuvillier, occasionna des énonciations, que les mots curiosité, ou singularité ne qualifieraient pas suffisamment.
Le 29, M. Bourdages ayant proposé de remplir le premier blanc du bill, pour nommer un agent en An gleterre, par le nom de l'hon. D. B. Viger, M. Stuart dit, entre autres choses: ‘ En vertu do quel bill veut. on nommer cet agent? C'est un bill de l'année der nière qui n'a pu passer au conscil, qu'on nous appelle à discuter, sans plus umple considération.”
M. Bourpaurs: ‘J'espère que la chambre persistera dans son vote de l'année dernière. Qu'on voie le journal ; 47 contre 1.”
M. Sruanr: “La majorité a été la ruine du pays. Ce n'est ni par la majorité ni par la minorité qu'il faut juger ; c’est par la raison. Jo les plains, oui, je les plains de tout mon cœur, ceux qui se servent de pareils argumens, Ce n'est point à des hommes faits qu'il faut donner de telles raisons ; des nations entières marchent dans l'erreur. 1] ne s'agit pas de compter les noms; il s’agit do pescr los raisons.
Ce début fournit à M. Papineau l’occasion d'une nouvelle philippique, dans laquelle, après avoir fait « passer tout le monde sous sa férule,”” en commençant par le secrétaire d'état pour les colonies, il applique
% à l'éditeur de la Gazette de Québec les épithètes les plus
injuriouses,* et traito d’ordurières les gazettes anglai-
* Si l’on en croit aux débats, M. l'Orateur de la chambre d'assemblée s’est permis des attaques réitérées contre l'éditeur de ce vue Si l’hon. orateur n’était pas protégé par les priviléges de
a chambre, l’éditeur saurait bien lui prouver qu’il n’est “ ni dégtnéré,” ni‘‘abütardi” Au reste, ie puübiic n'aura pas de peine à faire justice de celui qui se met ainsi à l'abri pour injurier et insulter qui que ce soit.’—(azelte de Québec,
sos, pout-ê de celles € le règne h Le rap le messagr in motion
mettre à | la somme de la part qui eût e quelconqu des épithè à lord Ayl qu'on lui fi teintes du applaudi à de payer li achète la c joué des loi ete. Et pr trouvé des assez aveug ses erreurs droits et leu Quoique particulière rapport, sui tice et du b gravement gie. “Si j ce moment, etinjnstes ses violente sur tous, arr
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bÜ CANAbA, 197
ses, peut-êtro pour rendro lo change à ceux qui disaiont de celles qu'il affectionnait, qu'elles ‘ se jottaient dans le règne honteux du sans-culotismo,"”
Le rapport du comité spécial auquel avait 6t6 référé le message concernant les dépenses contingentes, et in motion faite par M, Huot, qu'il serait expédient de mettre à ln disposition du Bouverneur, par un acte, la somme de £7,000, ete., attirèrent à son Excellence, de la part de M, Papineau, la diatribe la plus furieuse qui eût encore été prononcée contre un gouverneur quelconque, et à la majorité des membres du comité des épithètes et des Apostrophes inqualifiables, Quant à lord Aylmer, d'abord, il veut, (suivant les débats, ) qu'on lui fasse voir “les mains de ces témoins encore teintes du sang canadien ; qu'on lui rappelle qu'il a applaudi à ces actes de violence ; il l'accuse de lâcheté, de payer lui-même les juges qu'il corrompt, et dont il achète la conscience, d'avoir Joué la chambre, de s'être joué des lois les plus sacrées, de s'être joué lui-même, ete. Et puis, il n'y a jamais eu d'occasion où il se soit trouvé des hommes assez complaisants, assez faibles, assez aveuglés sur sa conduite, pour tenter d’excuser ses erreurs, de pallier ses fautes, de sacrifier leurs
droits et leur honneur, etc.
Quoique les membres de la majorité du comité, et particulièrement M. Bedard, sussent défendre leur rapport, sur les principes de la convenance, de la justice et du bien public, le seul M. Gugy parut se sentir gravement insulté, et sut repousser l’injure avec énergie. “Si j'avais à reculer, dit-il, ce ne serait pas en ce moment, qu'on s’est servi d'expressions insultantes ét injustes contre le comité de cette chambre, Dans ses violentes discussions, l'honorable orateur tombe sur tous, amis ot ennemis... Depuis quand les lois ge
PSN