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234 Histoiäià
sans distinction, regarde le Conseil législatif, te] qu'à présent constitué, comme Jactieusement opposé à ses institutions, à son état de société, à ses sentimens et à ses besoins, et comme ayant été et devant être le boulevard le plus fort de l'opposition et des abus, et ils paraissent vouloir que leur simple affirmation tienne lieu de preuve. Ils se donnent ensuite le plaisir de démentir le secrétaire colonial, en disant qu'ils regardent un conseil législatif “à vie ” comme ‘un essai entièrement étranger aux principes et à la pratique de la constitution britannique,” et l'accusent tout crûment d’avoir fait, dans sés instructions, une pétition de principes, en SUpposant une analogie qui n'existe pas. Fuis vient le contraste entre le démérite du conseil iégislatif et le mérite de la chambre d’assem. blée; mais, quoique ce soit un mérite à la chambre basse de travailler à l'entière destruction de la chambre haute, si l’on tentait d'introduire des Changemens dans la représentation du peuple, il en résulterait la destruction de tous les liens qui unissent le peuple à Ja Grande-Bretagne, et il regrettcrait son allégeance Toutes les représentations contre {es procédés et los démarches, contre la chambre, “ sont calomnieuses et
sées,” Car ce n’est pas elle qui v de “ l'ordre,”
* L'association Constitutionnelle de
Québec, et celle du Doric Club de Montréal, protestèrent h
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DÜ 6ANASA, . 826 leur soit permis de représenter à sa Majesté qu'rz Ne DEPEND PAS D'UN SECRETAIRE COLONIAL de limiter les sujets dont il sera permis à 1n Chambre et au peuple de s'occuper, etc., et de cette infraction des libertés du sujet par UN SERVITEUR RESPONSABLE, ils ôsent appeler à l'autorité suprême de l'empire, et à celle de sa Majesté siégeant en sa haute cour de parlement, Au sujet de l'indépendance dés juges, ils regrettent d’avoir été mal entendu dans leurs efforts pour y donner effet ; mais “depuis les modifications qui, suivant eux, ou M. Papineau, ont empiré le conseil législatif au lieu de l'améliorer, les ont persuadé qu'il n’y avait aucun avantage à procéder sur les mêmes bâsos ; ” mais ils se réjouissent d’avoir dans leurs justes demandes l'appui de leurs frères du Haut Canada.* Enfin, “ce ne sera que lorsqu'ils auront l'espoir de voir réparer leurs maux et leurs griefs qu’ils-rechercheront le mode d'effectuer les désirs de sa Majesté, par rapport à une allocation d’une nature permanente,” etc.
Le second résultat est expliqué par ce qui suit : “ Le 22 février, la chambre s'étant formé en comité sur l’état de la province, M. Morin se leva et dit: “Va que le pays est encore dans l'état où il était sous leg administrations précédentes ; que bien peu de griefs,
contre cette phrase en Particulier, comme étant notoirement contraire à la v rité.f
“ This is a daring violation Oftruth, against which we now rotest, an insult to the high authority of the British Parliament, and to the people of Great Éritain and {reland, who are thus atlempted to be imposed upon.”
L The foregoing aragraph has roused in our minds similar feclings of indignation to Hors which have been alread expressed by our fellow constitutionalists of Quebec, it being not 88 remarkable for ite mendacity than for the pi À dilémpt to blindfoid the British parliament and the Britis people.
* Ces mots introduits dans des adresses au roi et au parlement d'Angleterre semblent dénoter clairement l’état mental de leurs acteurs,
Histoitié et seulement des griefs secondaires, ont été redressés, que los mesures les plus importantes pour le pays sont encore en discussion, et que les dernières dépêches du ministre colonial annoncent une disposition à maïntenir ::: abus, la chambre doit continuer à garder son attitude d'opposition à ce système, et à employer le moyen constitutionnel de forcer les ministres à faire les concessions demandées, à accorder le contrôle des deniers publics et le conseil législatif électif. On ne doit pas voter la liste civile, tant que justice ne sera pas faite an pays; mais Pour fournir à lord Gosford le moyen de faire rharcher son gouvernement, et de travailler à l’œuvre de la réforme, je proposerai que la Chambre se départe un peu de sa sévérité, et lui vote les subsides nécessaires pour subvenir aux dépenses du
SOuUVernement, durant six mois..……..Je me flatte que nous réussirons à adôpter des mesures qui conviennent à notre propre honneur et à {4 Prospérité du pays, dont le sort nous est confié......Quant à la question “es finances et à l'octroi d’une liste civile, il y a peu de doute qu'avant de nous en occuper, il faudrait qne nOUs eussions plus d'espoir d'obtenir Justice. D'ailleurs, les conditions auxquelles on voudrait que la chambre se soumit. dans le vote des subsides, afin d'obtenir Je
Contrôle des revenus, sont de nature à xe Pouvoir
Jamais rencontrer les vues de cette Chambre. La prétention
de vouloir soustraire au contrôle de la chambre certains
grands fonctionnaires publics déjà trop irresponsables, détruirait entièrement le Système d'administration res. ponsable que Nous vouLons introduire dans le gouvernement colonial. La distinction et l'appropriation de certaines sources de revenu, qu'on veut soustraire au contrôle des représentans, est une autre prétention
non moins étrange, et à laquelle nous ne Pouvons pas accéder.”