‹ Histoire du Canada et des Canadiens sous la domination anglaise [microforme]Chapitre 56 sur 72 · ENTER RUES TAN TO · texte numérisé non relu

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quelque différence d'opinion, & espère qu'on ne le croira pas coupable d'oubler ce qui est dé aux Priviléges et à la diginité de la chambre. Il ajoute pourtant, en supposant que sa dépêche avait été mal interprétée, ou qu'il y avait eu quelque “malentendu.” « En dé. Savouant cette interprétation, je ne fais aucune nouvelle concession, mais j'adhère simplement aux vucs que j'ai eu l'honneur d’être chargé de communiquer.” Au bout de six jours, la chambre répondit ultérieurement à la harangue du gouverneur, ou à la dépêche dont nous venons de parler, et dit, entre autres choses: “ Nous n'avons pu jusqu'ici nous apercevoir d'aucun malentendu, ni d'aucune méprise de notre part, qui dut changer les vues que nous entretenons, ou nous suggérer des moyens différents de les faire accomplir. Nous croyons encore qu'il est de notre devoir de persévérer dans les mêmes déclarations, et en parti- Culier dans la demande d’un conseil législatif électif. Ce n’a pu être que par suite d’une injuste défiance contre cette chambre.…...que le gouvernement de sa Majesté à repoussé nos prières, pour s’en rapporter à un petit nombre d'individus, étrangers au pays, dont

le sort leur était ainsi confié, et dont la mission, vague et subordonnée, ne pouvait se trouver en r'ap-

port avec aucune autorité indépendante reconnue par la constitution. C’est ainsi qu'un pouvoir agissant hors de l’ordre, et contre l’ordre, n’a pu former de liaisons qu'avec Ceux qui tenaient aux mêmes erremens, et qui, depuis longtems, ennemis déclarés de cette chambre, et du peuple, profitent du système de double politique qui fait jusqu'ici le malheur du pays.....Nous devons déclarer qu'une déviation fondée sur des recherches dont l'essence est vicieuse ne pourrait acquérir l’acquiescement d'aucune portion du peuple assez importante

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pour donner de l'appui à un bon &ouvernement, Si nous entendons dans son vrai sens la portée de la dépêche qui approuve nos Opinions sur divers points, sans les discuter en particulier, nous serions portés à croire que le gouvernement de sa Majesté, convaincu de la justice de nos demandes sur cos points, et de leur harmonie avec le bon S0uvernement du pays, y a maintenant accédé, indépendamment de tout délai inutile..….....Cependant nous ne pouvons manquer d'être animés d’un profond regret ct mus par une vive douleur, lorsque nous considérons que les vices de nos institutions politiques sont demeurés les mêmes; que la législature provinciale continuc d’être arrêtée dans ses fonctions, par l'appui prêté au conseil législatif.…...que les autorités exécutives et judiciaires ont conservé ot manifesté le même Caractère de faction combinée contre la liberté et la Prospérité publique du PAYS ; qu'on a pas renoncé à des recherches pre- Judiciables ; qu'’enfin, le éouvernement de cette province, sans doute d’après l’ordre spécial de l'autorité qui l’a constitué, a eu recours, depuis ja dernière session, à l'usage de disposer des deniers publics, sans le consentement dy Peuple et de cette chambre. Ainsi donc, la situation du pays étant la même, nous croyons qu'il est de notre devoir impérieux d’adhérer entière ment au contenu de notre adresse du 26 févrior dernier, ainsi qu'à nos déclarations précédentes, et Nous y ADHERONS, Nous reposant sur la maxime salutaire, que la réparation des abus, et le redressement des griefs doivent précéder l'octroi dos subsides, nous n'avons pas cru que rien nous autorisât à aller au-delà de ce 488 ROUS avons résolu dans la session dernière, . . Les mêmes circonstances, ainsi que la considération du principe salutaire CXpOsé plus haut, nous font un devoir Q2

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