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AA CO que nou voulons pas ren ndant de la chan pas assujettir l 18 pas /ui aider à voulons pas lui ais revendiqué ni terre.
> d’assemblée le e, sauf et oxcep is telle a été la nt, qu'il a offert ivile, Ce revcéditaires de là contrôle de la ecrétaire d'état ment, qu'à l'ex au sujet duquil la totalité des sous le contrée mblée dans !e lement, que !
ublies, les jusx administratio rôle capricieu:
en d’une lis:
Le noble lr} ment du Hat
Canada avait accepté ces conditions, et que la cham. bre d'assemblée du Bas-Canada s'était montrée disposée à les accepter, Par un excès de Confiance, mon noble «ni fit passer, dans le parlement, un acte pour fairo la concession dont je viens de parler, mais sans la ron. dre expressément conditionnelle, et voilà que la chambre d’assemblée du Bas-Canada se prévaut de la con- CCSSION, sans vouloir remplir la condition stipulée de st part, Ce sont là les hommes qui viennent mainte. ant se plaindre que “leurs droits constitutionnels sont violés, que le parlement dispose de taxes levées sur eux, et s'arroge un droit qui n'appartient qu’à eux culs,” quand, dans le fait, ils n’ont Jamais en ce droit, avant que le parlement le leur eût concédé, en 1831, conditions (sous-entondues) qu'ils ont honteusement
La troisième demande est que le conseil exécutif oit responsable à la chambre assomblée, C'est perdre de vue là distinction à faire entre un état indépendant et un état subordonné... C’est une ques- Bon entre la chambre des communes et la chambre somblée; c’est une question, non d'expédience, ais d’empire, car il s'agit de savoir si nous continue- "ons à posséder la colonie, ou si nous l’abandonnerons,. La chambre d’assemblée a dit au gouvernement, dans es termes les plus clairs, qu'elle ne se départira pas
st première détermination. Il était nécessaire
[apporter à un état de difficultés ot d'embarras tou-
JUTs croissant un remède immédiat ot eflicace.…...
is lord Glenolg écrivit à lord Gosford qu'il y avait
eu quelque malentendu, et que sa Mujesté attendait
Féijuitlement le résultat des mesures qu'Elle se pro. posait d'adopter. Si lord Glenelg pouvait attendre
ec trahquillité le résultat de ces Incsures, CEUX qui, S
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mr ss 5 2
depuis si longtems, étaient privés de leurs sulaire ne le pouvaient pas. La chambre d'assemblée résolu
de convaincre lord Glenelg qu'il n'y avait eu aucun
malentendu de sa part, en renouvelant les mêmes di mandes, en des termes faciles à entendre, et en men: gant, si on n’y acquicsçait pas, de cesser d'exercer fonctions dont la constitution l'avait revôtue.
“# Dans cette crise alarmante, le gouvernement, ou lieu de proposer une mesure décisive, parle de sa répu
‘ gnance à dévier de la constitution, de son désir de se
renfermer dans les bornes les plus étroites de ?int vention, Comment un tel langage sera-t-il resu Canada ? Quand ses mesures, foutes mesquines que sont, Seront repoussées, il en attendra encore le ré: tat avec une patiente tranquillité. N'est-ce pas là oftrn une prime pour le renouvellement des mêmes deman des, du mème refus des subsides, ot des mêmes 1 naces ?”
Après avoir réprouvé la maxime invoquée pur l'u des ministres, “qu'il faut accorder aux maijorités « qu'elles demandent,” lord Stanley abandonne le lu gage de la raison et du bon-sens politique qu'il vien: de parler, pour menacer l'Angleterre de la révolte la partie britannique de la population du Canad:, laquelle, en bon anglais, il accorde une supérior: d'instruction, d'industrie, ete., si l'on accordait à ! chambre d’assemblée tout ce qu’elle demandait. même que M. J. A. Roebuck l'avait menacé de la : volte des canadiens, si on ne lui accorduit pas, & cette différence seulement, que ceux-ci se serai nl révoltés par le désir de la domination, ceux-là, par | crainte de l'oppression.
Lord Howick* défend assez piteusement la «
* Le même qui avait eu à faire d'humbles excuses À lord L housie, pour l'avoir accusé publiquement d’avoir agi illégulem arbitrairement, etc., durant son ndiniuistration
duite Stan doiv( bre ] l'acte cham ruptt de « Cana r'ecou tentat Lo Leade l'élect tagées P
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duite du gouvernement Contre los reproches de lord Stanley dont il trouve le discours exagéré, bion qu'il doive le regarder Comme l'antidote de celui du membre pour Bath, La révocation, ou la suspension do l'acte de 1791 lui répugne, il redoute l'hostilité de la chambre d'assemblée ; il ne veut pas en venir à une rupture ouverte avec elle, ni renoncer à tout espoir
de conciliation, tout en aVOuant que la situation du
Canada est alarmante,.…….« Le gouvernement pourra
recourir à des mesures plus énergiques, si toutes les tentatives de conciliation deviennent inutiles,”
Le comité s'étant divisé sur l'amendement de M. Leader, tendant à soumettre le conseil législatif à l'élection populaire, les voix se trouvè tagées :
Pour l'amendement CON er ssnarontrareminsessscace …… 318 Ne 262
La discussion fat reprise le 14 avril, sur la 5èmo proposition. M. Rocbuck fit un long et menaçant dis. cours, dans lequel, peu content d'être l'agent salarié de la chambre d’assemblée du Bas-Canada, il se donne pour l'agent-général de toutes les colonies britanniques de l'Amérique du N ord, et comme tel, propose pour ces colonies un plan de Constitution que Sir G. Grey se contente de dire rositivement absurde, ct que nous nous Dérmettrons d'appeler Superlativement exXtravagant.*
a * Un de nos journaux en donnait ce résumé: Le conseil législatif et le conseil exécutif seront abolis ; mais il ÿ aura un corps qui sera appelé le Bouverneur en Conseil, ou le conseil du gouverheur, qui se composera du Bouverneur, du Procureur-général, du Solliciteur-général et de dix Conseillers, nommés par le gouverneur, durant bon plaisir, et destituables, à sa volonté, La chambre d'assemblée aura seute l'initiative de tous les projets de loi : ces projets seront envoyés au conseil, qui pourra Y faire des amende- Mens; mais s'ils sont amendés, ils devront être renvoyés à l’assemlée, pour qu’elle adopte ou rejette les amendemens. * Si les amen-
rent ainsi pir-
En donnant pour co qu'elles valaient les rôvories ot les menaces du soi-disant agent des colonies britanniques, lord Russell entreprend aussi de combattre coux qui lui ont dit avec vérité, que ses propositions étaient insuffisantes pour attoindre l’objot qu'il avait en vue, “On ne pout pas accéder aux demandes de l'assemblée, et on no doit pas abolir le gouvernement créé par l'acte de 1791......8i la chambre d'assemblée refuse encore de pourvoir au paiement des fonctionpaires publics, il sera évident qu'elle voudra mettre au néant la constitution qui a été octroyée on 1791, ot la métropole sera autorisée à faire marcher le gouvernement, indépendemment de la colonie, ou de sa législature.”
Sir Robert P£ez serait plutôt de l'avis de lord Stanley que du ministère ; mais quand il voit que la chambre d’assemblée du Bas-Canada perçoit dos impôts pour payer des services rendus à ce pays, et refuso de payer ces services, à moins que la constitution ne soit changée, il croit qu'il est de son devoir de voter pour les propositions.
Il y eût encore de courts débats, le 21, M. Leader pensait que la chambre devait concilier les colonies, et ajourner la question, afin de s’assuror des sentimens récle des habitans du Canada, au sujet du projet de constitution de M. J. A, Roebuck.
Les dernières propositions furent adoptées le 24,
demens sont rejetés, les projets ou bil!s seront envoyés au gouver-
neur, qui pou les approuver ou les désapprouver, Outre cette nouvelle législature, il y aura un corps de vingt-cinq délégués, c’est-à-dire cinq pour chacune des provinces du Bas-Canada, aut- Canada, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ecosse et Ile du Prince
Edouard (peuplée d'environ 30,000 âmes), éligible tous les quatre ‘Ji
ans, pour statuer sur les affaires générales, faire le procès aux juges et autres fonctionnaires accusés, et juger en appel. ‘ous les revenus seront mis sous le contrôle absolu de la chambre d’assemblée, après que tous les arrérages auront été payés par la trésorerie britannique.
Elle fu des pai tiente t ment ét ct De constan tration, après l’ rapport d’abord, par l’act attendu.
au main vellos de tuelle, il ‘“ Apri d’assemb méfiance demande tenures, | contrôle principe « elle a mis Elle dem:
de tous le elle veut simple per exécutif sc pouvoir qj:
Enfin, l’ac législatif 6 britannique . Les of Pas par pit de la justic.
les rêvories onies britan-
o combattre propositions t qu'il avait lemandes de avernement d’assemblée es fonction- "a mettre au 11791, ot la " le gouverle sa législa-
vis de lord voit que la oit des im- 8, et refuso ution ne soit voter pour
M. Leader colonies, et sentimens u projet de
tées le 24,
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Outre cette inq at ins anada, Hautle du Prince
Jus les quatre :
e procès aux
pel. Tous les D
abre d’assemr la trésorerie
Elle furent communiquées, le 1er mai, à la chambre des pairs où l'on voit lord Glenelg sortir de sa patiente tranquillité,” Pour parler sur un ton passabloment énergique.
“Depuis 1818 jusqu'à 1828, il ÿ à ou une lutte constante entre la chambre d'assembléo et l'administration. Des concessions furent extorquées, l’une après l’autre, par l'assemblée, mais sans effet, Lo rapport du comité de 1828 fût beaucoup louangé, d'abord, mais ensuite Vilipendé. La concession faito par l’acte de 1831 no fût PAs reçue Comme on s’y était attendu. La chambre d'assemblée ne pourvut point au maintien du gouvernement Civil, mais fit de nouvellos demandes, Depuis 1832, jusqu'à l’époque actuelle, il n’a rion été fait pour cette fin...
“Après l’arrivée dos Commissaires, la chambre d'assemblée s'adrossa à lord Gosford sur le ton de la méfiance et de la menace; et renouvela toutes 8e8 demandes, insistant sur la révocation de l’acte des tenures, la destruction do la Compagnie des terres, le contrôle sur le pouvoir exécutif, l'introduction du principe électif dans le conseil législatif, etc... Enfin, elle a mis la province en interdit, quant à la législation. Elle demande la disposition absolue et discrétionnaire de tous les revenus, y compris celui de la couronne;
elle veut réduire le roi lui-même à la condition d'un simple pensionnaire. Elle demande que le conseil exécutif soit destituable à sa volonté, prétendant à un Pouvoir qui n'appartient qu'à un état indépendant. Enfin, l'acquiescoment à la demande d’un conseil législatif électif placerait les fortunes de la population britannique Sous Îe contrôle absolu du parti français,
Le duc de WezziNarTon. ‘“ Les résolutions ne peuvent pas seules donner le pouvoir de distribuer l’argent ; elles doivent être suivies d’un bi} à cet effet. J'ai toujours été opposé à l'acte du comte de Ripon …. Quand on abandonna l'appropriation, à l’assemblée, on n'eût pas soin d'exiger d’elle une garantie suffisante. Je ne consentirai jamais que cette chambre accapare tous les pouvoirs de la colonie.”
Lord Brougham seul parla ct vota contre les résolutions.
Les procédés du parlement britannique firent voir
clairement au parti révolutionnaire qu’il avait plus
qu'inutilement persisté à vouloir forcer les autorités de la métropole à acquiescer à ses demandes, aussi prit-il la réslution de remuer ciel et terre, soit pour donner à entendre qu'il s'était réellement attendu à un tout autre résultat, soit que los griefs qui avaient été, d’abord, mis en avant par les chefs de ce parti n’eussent servi que de simples prétextes pour couvrir des desseins plus noirs.* On n’exagèrera point, en disant qu’à la réception des résolutions de lord John Russell, les plus ardents fauteurs des procédés de la chambre d’assemblée devinrent ou feignirent de devenir furieux. Dès le début, un aveugle dépit, empêcha de reculer devant le projet désespéré de rendre le pays pauvre et misérable par la destruction de son revenu, et sa population méprisable et détestable en recourant au moyen le plus prompt et le plus sûr de la démoraliser, l’exhortation et l’encouragement à la contrebande, qui pouvait amener à sa suite le brigandage et le meurtre, l'indignation, et peut-être l'intervention vengeresse des états voisins. Le Vindicator et La Minerve ne vou: lurent pas être #2 arrière l’un de l’autre dans l’œuvre
* Dépêches de lord Gosford.
de la d la dém qu'on ] malicie à l’aut morale dit folle (qui de de la dé est pres.
faut de l'orage.
passent cubratia Un p:
La Mine objets qi than nou contrebar nous enco VIGOURE!
C'est en « ménagen de grand VENU. I ront plus Jamais li les subsic la nécessi Dans le tribe d’ur nom ce qi véritable procédés
solutions ne le distribuer il à cet effet, le Ripon .….
ssemblée, on tie suffisante.
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itre les réso-
e firent voir
il avait plus
les autorités randes, aussi re, soit pour attendu à un -avaient été, > parti n’euscouvrir des nt, en disant ohn Russell, > la chambre enir furieux.
à de reculer pays pauvre evenu, et sa ecourant au démoraliser, rebande, qui ; le meurtre,
vengeresse erve ne Voulans l’œuvre
de la déception, de la démoralisation du peuple et de la démence. Le Vindicator débuta, le 21 avril, par ce qu'on pouvait appeler avec vérité un libelle faux, malicieux et scandaleux,” attentatoire, non-seulement à l'autorité du parlement impérial, mais encore à la morale publique et à la sûreté de l'état. La Minerve dit follement dans son numéro du 24, que “ Ze peuple (qui devait plutôt Sgagner que perdre, à la cessation de la détention injuste et prolongée du bien d’autrui,) est pressuré, foulé aux pieds, Pillé ; et elle ajoute « qu'il faut de l'agitation, du mouvement, pour faire face à l'orage.” Quelquefois les articles communiqués surpassent en démence et en cynisme les délirantes élucubrations des rédacteurs.
Un particulier ôsa écrire, à la date du 22 avril, et La Minerve ôsa publier, dans son numéro du 27: “ Les objets que nous ne pouvons fabriquer ici, l'ami Jonathan nous les fournira, pour cela, donnons la main au contrebandier : désormais, c’est un brave que chacun de NOUS ENCOUrAgera. IL FAUT FORMER A SON METIER UNE VIGOUREUSE JEUNESSE, BIEN ORGANISÉE ET DÉTERMINÉE. C'est en grand qu'il faut faire la contrebande. Plus de ménagement, ni de temporisation, A de grands maux de grands remèdes. J{ faut TARIR LA SOURCE DU RE- VENU. Les coffres se videront, les voleurs n’y trouveront plus rien, Alors, l'Angleterre entendra raison. Jamais lutte n’aura été plus juste. Nous avons retenu les subsides ; on nous ôte ce moyen, on nous met dans la nécessité d'en chercher de plus eficaces.”
Dans le numéro du 18 mai, parut une longue diatibe d'un Publicola, qui est à l'illustre romain de ce nom ce qu'est un démagogue forcené et poissard à un véritable patriote, et, dans celui du 22, un détail des procédés et discours des “industriels ” de Londres,
fort ressemblants aux dits et gestes de la populace de Paris, au temps de Robespierre.
Les assemblées agitatrices, et pire qu'agitatrices, dont le Vindicator avait menacé le Canada et l’Angleterre, ne tardèrent pas à avoir lieu, à se succéder rapidement, dans le district de Montréal. Ce volume grossirait outre mesure, s’il nous fallait rendre un compte détaillé de ces assemblées de comtés, de villes, de paroisses, et même de côtes, ou concessions ; car il n'est presque pas une localité, si peu remarquable ou connue qu’elle fût, dont on n’ait tenté d’agiter, d’abord,
d’exaspérer ensuite, enfin, de fanatiser les habitans.
Nous ne pouvons pourtant pas nous dispenser de rapporter les résolutions les plus saillantes de ces assemblées, ne serait-ce que pour faire voir jusqu'à quel point d’apparente démence, la licence effrénée des discours et des écrits peut porter des hommes, d'ail. leurs cestimables et d’un rang respectable dans la société; car, hors de la politique, tels étaient la presque totalité de ceux qui proposèrent, ou secondèrent, ostensiblement, ces résolutions, et qu’il nous semble maintenant plus qu’inutile de désigner par leurs noms leurs titres, ou leurs occupations.
La première de ces assemblées, dites anti-coercitives À
eût lieu à Saint-Ours, comté de Richelieu, lo 7 mai. On y afficha ce qu’il nous répugne de définir d'avance, mais ce qu’on va voir, en résolvant :
“Que l'adoption des résolutions, etc., sera une vo lation flagrante de la capitulation, des traités ; ete.
“Que nous ne pouvons regarder autrement le gouvernement qui a recours à l'injustice, à la force et à une violation du contrat social, que comme un gouvernement oppresseur, un gouvernement de force, pour lequel la mesure de notre soumission ne devrait être
désormai jointe aua
“Que gères qui frait la li rience no de la lign
«6 Que
l'acte des l'acte qui qui, sans
“ Que, comme n0:
le comme jagerons c riser de to livreront infâme qu aux,
“Que pc du pays, il rallier tous l'a marqué, que, le régé désigné pa blée, consi Irlande du qu’un semb devrait exis
‘“ Que dar gnoraient 1:
taires, en le forfait à leu leur pays.”
la populace
’agitatrices, et l’Anglese succéder
Ce volume rendre un és, de villes, ions ; Car il arquable ou er, d’abord,
8 habitans.
ser de rap- ) ces assemusqu'à quel ffrénée des nmes, d’aille dans la t la presque econdèrent, ous semble leurs noms
i-coercitives À
le 7 mai.
r d'avance,
ra une 20 ; etc.
ent le gouà force et à un gouverforce, pour evrait être
désormais que la mesure de notre force numérique, jointe aux sympathies que nous trouverons ailleurs.
“Que le pays a été abusé par les promesses mensongères qui l’ont porté à combattre un peuple qui lui of: frait la liberté et des droits égaux : une triste expé-
rience nous oblige de reconnaître que, de l’autre côté de la ligne 45e étaient nos amis et nos alliés naturels,
“ Que nous regardons comme nuls et non-avenus, l'acte des tenures, l'acte du commerce du Canada, l'acte qui incorpore la Compagnie des terres, l’acto qui, sans doute, sera basé sur les résolutions, etc.
“Que, considérant l'acte du commerce du Canada comme non-avenu, nous regarderons comme très licite le commerce désigné sous lé nom de contrebande, jugerons ce trafic très honorable, tâcherons de le favoriser de tout notre Pouvoir, regarderons ceux qui s’y livreront comme méritant bien du Pays, et comme infdme quiconque se porterait dévonciateur contre aux.
“Que pour opérer plus efficacement la régénération du pays, il convient, à l'exemple de l'Irlande, de se rallier tous autour d'un homme ; que cet homme, Dieu l'a marqué, comme O’Connell, pour être Le chef politique, le régénérateur du peuple... ..que cet homme, déjà désigné par le pays, est L, J. PaPINEAU. Cette assemblée, considérant les heureux résultats obtenus en Irlande du tribut appelé tribut O'Connell, est d'avis qu'un semblable tribut, sous le nom de tribut Papineau, devrait exister dans ce pays. .
“Que dans uneélection générale, les électeurs témoi- &nocraient leur reconnaissance à leurs fidèles mandataires, en les réélisant, et en repoussant ceux qui ont
forfait à leurs promesses, et à leurs devoirs, et ont trahi leur pays.”
Comme il y avait là évidemment rebellion ouverte et excitation délibérée à la violation des lois, etc., on se serait attendu que, pour obéir à l’ordre de son supérieur, de veiller au maintien de la tranquillité publique, et sans doute aussi au salut du peuple, lord Gosford se serait empressé de faire rechercher au moins l’auteur, ou le rédacteur forcené de ces résolutions, proposées ou secondées ebligeamment, ou ignoramment, par des hommes qui, probablement, ne les avaient pas lues, ou qui n’en avaient pas compris la portée, Il demeura “inerte” et muet, et la démoralisation continua.
Si les résolutionnaires de Saint-Marc, comté de
Verchèros,!ne purent pas être plus extravagants, le 15 mai, qué n'avaient été ceux de Saint-Ours, ils se montrèrent plus confiants en leurs forces, plus déterminés et plus prodigues des biens et du sang du peuple, car ils arrêtèrent :
‘“ Que les résolutions, etc., sont une tache indélébile, .…...que le peuple du Bas-Canada ne doit ni ne veut s'y soumettre, mais que fort de son droit, il s'y opposera
par tous les moyens possibles ;.....que ce peuple À
veut maintenir et transmettre ses droits intacts à sa postérité, fût-ce au prix de ses biens et de son sang... Plutôt une LUTTE A MORT qu’une soumission {che à l'oppression d'un pouvoir corrompu,” cte., etc.
Comme on le peut voir, l’auteur des résolutions lues à Saint-Marc, le 15 mai, n'hésite pas à déclarer la guerre à l'Angleterre, et ne craint pas de le faire en ‘un langage très ferme.”
Le même jour, 15 mai, à Saint-Laurent, comté de
Montréal, on résolut :
“Qu'il est urgent de recourir, en premier lieu, à quelque moyen de paralyser l'attaque dirigée contre
hos dro REVEN!
de nous ment | répugn second:
d’avanc Cons fabriqu des Elta Reco:
au cong La r tans de tueuse xx «et Renr triels de Appla réformis Recor délégués combler ‘que da posées p que la re point de
sides.”?
Le con coutume res, s’éta blée “ an propositi le fonds « mais le ,
n ouverte et , etc., on 80 de son supéuillité publile, lord Gosr AU moins résolutions, Ju ignorament, ne les | compris la et la démo-
, comté de
avagants, le Ours, ils se , plus déterg du peuple,
he indélébile, ù ne veut S'y s'y opposera
> ce peuple À
intacts à sa SON SANG sv.
sion ldche à
olutions lues déclarer la e le faire en
it, comté de
mier lieu, à igée contre
bÜ CANADA, 419
nos droits et nos libertés, uN TARISSAN REVENU, que les mesures du ministère ont pour but de nous dérober ;” et peu content de vouloir désespéré. ment l’appauvrissement du PAYS, On paraît ne pas répugner à se couvrir de ridicule, en proposant, ou secondant, une série d’extravagances, formulées d'avance, telles que :
Conseil de ne faire usage que d'articles (taxables) fabriqués dans le PAÿs, où “importés en contrebande des Etats-Unis ;” Recommandation au peuple d'accepter la « Requête au congrès des libres et heureux Etats-Unis d'Amérique ; La reconnaissance la plus vive due par les habi. tans de toutes les colonies anglaises à l'éloquente et vertueuse minorité de la chambre des communes :
“ Remercimens” offerts à ‘ l’association des industriels de Londres ;”
Applaudissemens ‘ aux effor réformistes :”’
Recommandations aux ‘‘ frères réformistes d'élire des délégués POUT une convention générale.” Et, comme pour combler la mesure du mal, on résout, on déclara AUSSI, “que dans le cas où les mesures inconstitutionnelles proposées par le ministère seraient adoptées, on espérait que la représentation du Pays ne s'avilirait jamais au point de sanctionner ces USurpations, en votant les subsides.”
Le comté du Lac des Deux-Montagnes, qui avait Coutume de prendre les devans dans ces sortes d'affaires, s'était laissé dévancer, cette fois, car son assemblée “ anti-coercitive’” n’eût lieu que le ler juin, Les Propositions qu’on y adopta ne furent Pas pires, par le fonds et par le style, que celles qu’on vient de lire, mais le début fût extraordinaire au point de laisser
T LA SOURCE pu
ts des frères colons et
mare oem
dans l'embarras sur le choix des expressions propres à le décrire, et conséquemment de nous disposer d’en entreprendre la description.* A une assemblée tenue le même jour, à Saint-Hyacinthe, on ne parla pas de contrebande, mais on recommanda la formation d’une ‘association permanente,” dont les membres devaient être sensés avoir acquis un titre incontestable à la confiance et à l'intimité des vrais amis du pays,” et la création du fonds patriotique qui, en reconnaissance des services de l’habile et constant défenseur de lu cause canadienne devrait être appelé le tribut Papineau.”
Le même jour, au comté de Chambly, on résolut, “ Que c’est avec le plus grand mépris que l'on a vu les résolutions présentées à la chambre des communes, d'Angleterre, par lesquelles on se propose de payer et récompenser les auteurs de notre mauvaise administration coloniale.…...T .
Le 11, au comté de Terrebonne, on résolut :
30. ‘ Qu’après une expérience de plus de quarante années de souffrances sans nombre..…..le pays n’a vu et
* Entre autres journalistes le rédacteur du Popu/aire en témoigne ainsi son dégoût et son indignation: ‘“ C’est avec le sentiment du égoût le plus prononcé que nous avons lu dans La Minerve le récit du soidisant triomphe remporté par M. Papineau, dans la satnrnale qui eût lieu à Sainte-Scholastique, jeudi dernier. Nous avons reculé devant l’idée de consigner dans les annales du Canada des actes qui doivent flétrir jusque dans la postérité la plus reculée, les folies impardonnables qu'on tente de faire passer pour du patriotisme…..Honte 1 à jamais honte, sur la réforme, si elle ne s’annonce qu'avec des paroles de sang et des pensées de sacrilège social......Si de semblables manifestations étaient tolérées, encouragées, secondées chez nous, elles auraient pour conclusion infaillibic de traîner le patriotisme dans la boue, de déshonorer la lus scinte des causes, et de rendre les Canadiens la fable comme ’exécration des autres nations.”
} !l paraîtrait par ces expressions, qu'il était entendu par ces résolutionnaires, ou par le rédacteur de ces résolutions, que la chambre d’assemblée retenait les salaires des fonctionnaires publics, non pas Comme elle l'avait donné à entendre, pour forcer le gouvernement et le parlement d'Angleterre À faire ce qu’elle désirait, mais parce qu'elle ne voulait pas que fussent payés, destinant l'argent qui leur était dû à d’autres fins.
ne v tif.
4c sain nes espé les 8; De fort I publ:
avan des ] expri viole:
vérité l'ima, comn M. P.
Schol
chose:
«6 N Pays ; major sentan mant !
et mue nement volont:
de le aime à TUGT Pour € mauvai
ions propres disposer d’en emblée tenue parla pas de "mation d’une bres devaient itestable à la u pays,” et la naissance des r de lu cause Papineau.” ÿY, on résolut, l’on a vu les s communes, se de payer et dministration
lut :
de quarante ays n’a vu et
ulaire en témoi- * le sentiment du Minerve le récit , dans la satur- 2r, Nous avons du Canada des a plus reculée, ser pour du pa- , Sielle ne s’anes de sacrilège t tolérées, enour conclusion e déshonorer la la fable comme
ndu par ces ré- 18, que la chamres publics, non er le gouvernee désirait, mais tinant l’argent
DÜ CANADA, . 4i
no voit d'autre remède à ces maux qu'un.....conseil élec-
tif.
40. “Que loin d'écouter la voix de la justice et de la saine politique, la majorité d” la chambre des communes vient d’arracher au Peuple du pays la dernière espérance qui Ini restait, et le force à Chercher ailleurs les sympathies qu'on lui refuse.”
Des résolutions parfois si délirantes, et sentant si fort la rebellion, ou l'oubli de tout sentiment de devoir public, n'étaient pas proposées et adoptées unanimement avant qu’il n’eût été prononcé, par un ou plusieurs des patriotes les lus exaltés de l'endroit, ou venus exprès de la ville, une ou plusieurs harangues, aussi violentes, aussi inflammatoires, aussi contraires à la vérité, et souvent aussi triviales qu’il soit possible de l’imaginer. Nous nous Contenterons de rapporter, comme échantillons, quelques passages de celles que
M. Papineau prononça à Saint-Laurent et à Sainte- Scholastique.
À Saint-Laurent, M. Papineau dit, entre autres chocs, à ses auditeurs :
: Nous sommes en lutte avec /es anciens ennemis du pays; le gouverneur, lee deux conseils, les juges, la majorité des fonctionnaires publics, que vos représentans ont dénoncés, depuis longtemps, comme formant une faction corrompue, hostile auxd roits du peuple et mue par l'intérêt seul à soutenir un système de gouvernement vicieux. ...Cctte faction a toujours la même volonté de nuire, mais elle n’a plus le même pouvoir de le faire: c’est toujours une bête malfaisante, qui aime à mordre et à déchirer, mais qui ne peut plus que rugir parceque Vous lui dvez rogné et limé les dents. Pour eux, .les temps sont changés..…..En 1810, un mauvais gouverneur jetait los représentans en pri-
492 tistotk£
son: depuis ce temps, les représentans ont chassé les mauvais gouverneurs. Autrefois, pour gouverner, et mettre à l'abri des plaintes de l'assemblée les bas courtisans ses complices, le tyran Craig, était cbligé de se montrer, pour faire peur, comme bien plus méchant qu'il n'était, Il n’a pas réussi à faire peur: le peuple s’est moquê de lui et des proclamations royales, des mandemens et des sermons déplacés, arrachés par surprise, et fulminés pour le frapper de terreur. Aujourd’hui, pour Souverner, et mettre ‘les bas courtisans, ses complices,” à l'abri de la punition que leur a justement infi gée l'assemblée, le gouverreur est obligé de se montrer larmoyant pour faire pitié, et de se donner pour bien meilleur qu'il n’est en réalité, Il s’est fait humble et Caressant pour tromper.……...Néanmoins, le mal n'est pas consommé, et ses artifices sont usés.….…..Il ne peut plus acheter des traitres, il ne peut plus tromper des patriotes ; et comme dans un pays honnête, le nombre des ldches qui sont en vente et à l'encan ne peut pas être considérable, ils ne sont pas à craindre.. La circonstance nouvelle dont nos perpétuels ennemis vont vouloir tirer avantage; c’est que le parlement britannique prend parti contre nous; c'est que le ministre comptant pour rien les justes plaintes du peuple, n'a de sensibilité et de prédilection que pour des employés corrompus, qu’il veut voler VOTRE argent, pour payer vos serviteurs que vos représentants ont refusé de payer parceque, d’après cette autorité compétente, ils ont été paresseux, infidèles, incapables, et qui, lorsque vous leur refusez un salaire qu'ils n'ont pas gagné, s'associent avec des voleurs étrangers, pour vous dérober…..….Ce parlement tont-puissant, les américains l'ont glorieusement battu, il y a quelques années, c’est un spectacle consolateur ‘pour les peuples, que de se porter à l’épo-
que di opposé vous.
c'est ?’ ment VOUS A plus m c'ester sueurs insoler qu'ilét la loi e:
dont il Danse chassé chers :
nous d presset LES TU grande cipes, d peuple, s'est éc prétend les can:
si le m quiap son, ils été justs a eu, à.
ple a fa coupable pour v mens, q
vhassé les erner, et les bas cbligé de méchant le peuple des mansrprise, et hui, pour compliit infligée montrer our bien umble et nal n’est l ne peut nper des > nombre pas être A Circonnis vont it britanministre le, n’a de mployés ur payer de payer Is ont été vous leur associent er..,...Ce glorieusespectacle r à l’épo-
bu CANADA, 423
que de 1774, d’applaudir au succès complet qui fût opposé à la même tentative qui est commencée contre vous, L'étendue du mal que lon nous veut faire, c'est l'insulte, c'est le mépris avec lequel un gouvernement persécuteur repousse chacune des réformes que vous avez demandées : c'est de vous préparer un avenir plus mauvais que ne l'a été un passé déjà insupportable, c’estenfin de vous voler, de vous arracher le fruit de vos sueurs et de vos travaux, pour soudoyer et rendre plus insolents vos serviteurs, Les anglais ont toujours cru qu'ilétait juste de tirer l'épée contre ceux qui violaient la loi en cherchant à briser les portes du dépôt public, dont ils avaient remis les clefs à leurs représentans. Dans cette juste et légitime défense, ils ont quelquefois chassé des gouvernans qui violaient des droits aussi chers : quelquefois, ils leur ont tranché la tête... L'histoire nous dit que les anglais ont bien fait de haïr leurs oppresseurs jusqu’à les emprisonner, à les chasser et à LES TUER......Un membre du parlement de la plus grande fortune, des plus beaux talens, des meilleurs principes, du dévouement le plus honorable à la cause du peuple, à l'amour de /4 Justice et à la liberté du Canada, s'est écrié, en présence des ministres: ‘Qui, si vous prétendez consommer votre œuvre d'iniquité, c'est pour les canadiens wne obligation morale de vous résister ; Oui, si le même sang coulait dans leurs veines que celui qui a produit les Washington, les Franklin, les Jeffer- Sn, ils vous chasseraient de leur Pays, comme vous avez été justement chassés de vos anciennes colonies.’ Il] y a eu, à Londres, des assemblées dans lesquelles le peu- ‘ ple a fait écho à ces énergiques invectives contre de
coupables ministres, à cette bienveillante sympathie
Pour vos souffrances à ces encourageants avertisse-. mens, qu'il est de notre devoir et de notre intérêt de re-
pousser la violence par la violence : Je dois le dire, ce n’est ni la peur, ni le scrupule, qui me portent à dire que l'heure n'est pas sonnée où nous devons répondre à cet appel. Co n’est pas la peur: si la nécessité y était, la force du pays, dans son éloignement de l'Angleterre et sa proximité des Etats-Unis, pourrait effectuer cet objet. Ce n’est pas le scrupule......Ce serait pour ainsi dire, s'associer aux réputations les plus grandes et les plus pures, que de marcher avec succès, dans la voie qu'ont tracée les patriotes de 74. La situation des deux pays est différente, et nos amis d'Angleterre ne la comprennent pas, quand ils nous croient dignes de blâme, ou une race inférieure, si nous ne résistons . pas tout de suite.....Faut-il abattre, ou n'est-il pas mieux d'user un mauvais gouvernement ?..…....Vous avez vu avec quelle facilité vos représentans ont biffé les insolentes menaces de Stanley......Si vous admettez que cette intervention puisse être tolérée pour Le vol de la plus petite partie de votre propriété, vous admettez que vous la souffrirsz pour le vol de quelque portion que voudra vous ravir un parlement qui avait juré sa foi et son honneur de ne le plus faire, et puisse qu'il est disposé à devenir parjure, quand le ministre l'exige, quel espoir nous reste-t-il qu’il s'arrêtera. Il vous a donné l'acte déclaratoire de 1778, par lequel il s’est engagé à ne pas approprier votre revenu. Par respect pour ce principe, il vous a donné, il y a six ans, l'acte de Guil, IV. Mais lord Russell et lord Gosford veulent qu’il s’abaisse à ce contredire, en le révoquant, de fait, dans les vœux de lord Russell, expressément par une loi, dans les vœux plus outrés et plus tyranniques de lord Gosford. Quels conseils nous ont donnés ceux de nos amis qui ont si honorablement pris notre défense en parlement? Ils ont dit aux ministres: ‘Les Cana-
diens votre c prise Ils ont stances Nousr est ve sont b viste, revenu Dans c nécesss de; m:
viendre nous pc de juste Une ré comté, convent!
serait d parlem.
choix d faire ma Si n Deux-} disant, :
“ Le de vos 1 brocante votre ar pour un votre ag ot comm vous dev
e dire, ce à dire que dre à cet é y était, ngleterre ectuer cet ait pour y grandes , dans la situation ngleterre ntdignes résistons st-il pas VOUS ont biffé 1dmettez ur le vol s admetque porwait juré qu’il est l'exige, | vous a il s’est respect 8, l'acte veulent , de fait, par une iques de ceux de fense en s Cana-
diens sauront vous punir, se combiner pour appauvrir votre commerce et votre revenu C'est la marche qu'ont prise les américains, dix ans avant de combattre. Ils ont bien commencé et bien fini, dans des circonstancos semblables à celles où nous sommes placés. Nous n’en sommes qu'à bien commencer... Lo temps est venu où leurs bons exemplos de non-consommation sont bons à imiter..…....Nous sommes pris à l’improviste, nous ne sommes pas aussi prêt à attaquer le revenu, que les intéressés ont été prêts à le ravir. Dans ces premiers momens, il est beaucoup d'articles nécessaires qu'on ne pourrait se procurer en contrebande; mais dans quelques semaines, les contrebandiers viendront à nous..…….Il est d’autres autorités à qui Tous pouvons, avec le plus juste espoir do succès, faire de juste demandes ; c’est le congrès des Etats-Unis... Une réunion nombrouse élue dans des assemblées de comté, devrait, dans un temps peu éloigné, siéger en Convention, pour signalor toute l'étendue du mal que serait de nature à produire la nouvelle intervention parlementaire, et indiquer avec poids et AUTORITÉ le choix de mesures additionnelles les plus propres à en faire manquer le but”...
Si nous passons du comté de Montréal à celui des Deux-Montagnes, nous y entendons M. Papineau disant, entre autres choses, d’après le rapporteur :
“ Lo parlement britannique, vous ayant dépouillés de vos terres, pour les donner à des escrocs età des brocanteurs; menace maintenant de vous dépouiller de votre argent, et pour qui ? Pour une misérable faction, Pour une meute criardre d’officiels corrompus, comme votre agent, M. Roebuck, les a si Justement désignés ; et comme le receleur est aussi coupable que le voleur, vous devez HAIR autant l'un que l'autre..….Nous avions
des espérances dans la chambre des communes, mais cette chambre nous a trompés ; une malheureuse commission royale a trompé les lords, les ministres et les communes, dans lesquelles nous avions mis une confinnce déplacée. Puisque vous avez été partout trompés ; puisqu'on vous offre la coercition, quand vous demandez des réformes, votre unique appui n’est plus qu’en vous-mêmes, et dans votre chambre d'assemblée ; tant que vous déclarerez hautement que vous ne vous soumettrez pas à l'oppression, quoiqu'elle soit sanc. tionnée par la chambre des communes, vous pourrez défier un mauvais et malhonnête gouverneur et sa horde de partisans coalisés et corrompus, ainsi que ses cabaleurs, ses amis, Justice nous sera rendue, ou nous nous la ferons : ils vont distribuer votre argent parmi les officiers, vos serviteurs, contre la volonté de vos représentans. Ils vont vous voler votre argent : votre devoir est donc simple ; ne leur donnez aucun argent à voter. Examinons ce que firent les américains, dans des circonstances semblables... ...même les femmes, belles et patrictiques comme nos canadiennes, résolurent d'aider leurs maris, leurs pères'et leurs frères à résister à l'horrible oppression que leurs tyrans leur préparaient, J'espère fermement, et au nom des souffrances de votre pays, et du mien, j'en appelle aux femmes du Canada ; je les conjure de m'aider, de nous aider A DETRUIRE CE REVENU, dont nos oppresseurs forgent des chaînes pour nous et nos enfants.”
Laissant l’orateur “dans les transes” que Jui a causé la fureur à laquelle il s'est livré, à la vue des horribles souffrances auxquelles il va être en proie, en
ministres ot du parlement, qui n’ont pas eu honte de trouver que c'était assez pour les fonctionnaires pu-
blics, d nation, tard, d quartie Tous Vindic ces n88c battaier Vindica mal, qt souvent au Canc aussi ?
assembl “Sur par M.
“Que avec ch été établ ques, à remplir de ses cc dangereu devoir de protecti En v Montréa mépris d rités sup faire l’a inerte ” gouverne les main:
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blics, d'avoir souffort pendant cinq ans, non en imagination, mais en réalité, nous remettrons à parler plus tard, des offets quo produisirent, dans ces derniers quartiors, ‘“ d'aussi abominables représentations,’
Tous les journaux de la province, à l'exception du Vindicator et de La Minerve, improuvaient fortement ces assemblées agitatrices et éxcitatrices, et les com. battaient par le raisonnement ou par le ridicule, le Vindicator et La Minerve répondaient, tant bien que mal, quelquefois en essayant de raisonner, le plus souvent par ‘‘ des quolibets et des injures ;” mais c'était au Canadien quo les agitateurs en voulaient le plus ; aussi résolurent-ils, à Québec, où il y eût aussi des assemblées agitatricos,
“Sur motion de Chs. Drolet, écr., M.P.P., secondé par M. F. D, FRenrère :
“Que, depuis longtems, les vrais Aanadiens ont vu avec chagrin et indignation, le journal qui avait été établi pour être l'organe de leurs sentimens politiques, à cossé de répondre à leurs cspérances, et de remplir la belle et noble tâche de protecteur des droits de ses concitoyens, et s’est réuni aux ennemis les plus dangereux de notre pays, qu'il est, en conséquence, du devoir de tout bon citoyen de retirer à ce journal leur protection et leur encouragement,”
En voyant presque partout, dans le district de Montréal, le peuple excité au mécontentement, au mépris des lois du pays, et à la résistance aux autorités suprêmes de la métropole, que faisait ou qu’allait faire l'administration déplorabloment “ faible et inerte” de lord Gosford? Le Herald représente le gouverneur se promenant dans son château, joignant les mains, levant les yeux au plafond de sa chambre, et se disant: “ Hélas ! je ne puis empêcher cela.” Son
Excellence se détermina, enfin, quoiqu'un peu tard, beaucoup trop tard même, à faire autre chose que se promener de long en large, et se lamenter. Les conseillers exécutifs furent mandés à Québec: il en résulta des conjectures d'autant plus diverses, que M. De. bartzch, connu pour avoir été jusqu’à l’année précédenté, fauteur de l'abolition du conseil législatif, dont il était membre, et d'institutions purement démocratiques, y fût aussi appelé. Le Herald dit, en conséquence, des absurdités peut-être dans le seul but de paraître original, ou de témoigner son mépris pour lord Gosford : avec plus de décence dans le langage, La Minerve n'augura pas mieux, mais le Morning Chronicle, entre autres, pronostiqua juste. “ Que l’on suppose dit ce journal, que son Excellence ait observé le simple fait, que des juges de paix et des officiers de milice, qui peuvent avoir occasionnellement les mêmes fonctions à exercer, que des hommes tenant des commissions du Souvernement, et les tenant dans le but exprès de maintenir les lois du pays, se sont dernièrement trouvés présents à ces assemblées, y ont pris une part active, y ont proposé et secondé des résolu tions recommandant au peuple d’enfreindre les lois, et de Air, et s'il était possible, de renverser le gouvernement ; que l’on suppose cela et alors, on ne verra rien de bien mystérieux dans la convocation du conseil exécutif, pour prendre la chose en considération.”
En effet, le 15 juin, (environ 40 jours après l’assemblée de Saint-Ours,) parut une proclamation dans laquelle on lisait :
“Vu que certains sujets de sa Majesté ont récemmen tenu, dans différentes parties de cette province, des assemblées publiques, auxquelles ils ont adopté des résolutions ayant pour objet de résister à l’autorité
législat des lois, quillité et vu q1 les aute sont se pour ré opinion sujots de la const de sa M:
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Et v1 nées l’on rement d les sujets et de leu qu’il ente de sa Maje d'adopter
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nt récemprovince, dopté des l'autorité
législative du roi et du parlement, et la destruction des lois, dont le but principal est d'assurer ln tranquillité et le bonheur de tous les sujets de sa Majesté ; et vu que, dans ces assemblées, ceux qui en ont été les auteurs, hommes malintentionnés et pervers, se sont servi d'artifices et de fausses représentations, pour répandre parmi le peuple des avancés et des opinions en contradiction avec les devoirs des loyaux sujets de sa Majesté, et avec les principes reconnus de la constitution, en contravention à l'autorité légitime de sa Majesté ot de son parlement, et de nature à faire croire aux sujets de sa Majesté qu’ils sont absous de leur serment de fidélité, qu'ils ne peuvent attendre de la mère-patrie ni justice ni protection, et qu'ils doivent chercher à se les procurer ailleurs, quand l'occasion favorable s’en présentera ;
‘ Et vu que je suis déterminé et obligé de défendre de la manière la plus efficace, contre ces procédés et
ces tentatives illégales les prérogatives et l'autorité
indubitable de sa Majesté et de son parlement, afin de maintenir et d'assurer aux sujets canädiens de sa Majesté leurs institution civiles et religieuses, et la continuation de la paix et d’un bon gouvernement, dans cette province ;
“ Et vu que, dans les assemblés ci-dessus mentionnées l’on a sciemment fait des représentations entièrement dénuées de vérité, dans le dessein d'engager les sujots de sa Majesté à renoncer à leur allégeance, et de leur faire croire que le parlement a violé ou qu’il entend violer les droits et privilèges des sujets de sa Majesté, de cette province et qu’il est sur le point d'adopter à leur égard, des mesures oppressives ;
“ Et mu par le désir de détromper ceux qui n'étant pas sur leurs gardes, se sont laissés séduire par ces
représentations maliciouses et mensongères, il est de
mon devoir de m'adresser très instamment aux habi-
tans de cette province, dans la confiance qu'ils écouteront la voix de la raison, qu'ils respecteront unanimement la juste subordination que prescrivent les lois de leur pays,et qu’ils ne compromettront, par aucun acte d’une avougle indiscrétion, ni leur bonheur présent, ni lour prospérité future, et qu’ils ne permettront pas que ces intérêts permanents soient compromis ;
“ J'exhorte donc très solennellement, par les présentes, de l'avis et consentement du conseil exécutif de sa Majesté, tous les sujets de sa Majesté de cette pro. vince à s’unir pour maintenir la paix et le bon ordre, à discontinuet la publication de tous écrits d’une tendance irritante ou séditiouse, je les exhorte à éviter toutes assemblées d’un caractère dangereux ou équivoque, et j'enjoins par ces présentes, et j'ordonne strictement à tous les magistrats, dans l'étendue de la province, à tous les officiers de milice, officiers de paix, et autres bons sujets de sa Majosté, de s'opposer aux projets insidieux dont il est parlé dans cette proclamation, de faire leurs efforts pour les frustrer, et de préserver, par leur loyale coopération, la vigueur et l’inviolabilité des lois dont dépendent leur religion et leur félicité future.”
La proclamation d’un gouverneur qui avait eu besoin de l’avis et consentement de son conseil oxécutif, pour exprimet sa confiance et son espoir et exhorter à ne pas faire ce qu'il était tenu d'empêcher, ne devait pas avoir un grand effet sur des gens imbus de l'idée fixe d’aller jusqu'au bout, “ arrive que pourra,” et puis, il avait laissé établir à Montréal un gouvernement qui prétendait pouvoir conduire ses affaires,
sans q ou d'y “ Comi rien di en con 66 Qu cette p celui autrem ou déto et une :
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les présenoxécutif de e cette probon ordre, d’une tenle à éviter IX Ou équi- j'ordonne endue de la fficiers de > s'opposer > cette profrustrer, et la vigueur ur religion
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espoir et empêcher, ens imbus que poural un goues affaires,
sans que celui de Québec eût le droit de s'en mêler, ou d’y mettre obstacle, c'était la Convention,’ ou le “Comité central et permanent,” Ce comité n'eût rien de plus pressé que de prendre la proclamation en considération, ni de plus aisé que de résoudre : “Que toutes tentatives, de la part des autorités en cette province, soit par l'emploi de la force, scit par celui d’injonctions officielles, de proclamations, ou autrement, pour prohiber de semblables assemblées,
ou détourner de s’y rendre, sont inconstitutionnelles,
et'une infraction des droits et priviléges du peuple de cette province ; :
“ Que si la pron!"ation..…..est promulguée dans la rue, pour détou : : }: peuple de s’assembler publiquement, et de 86 prononcer sur l’aggression âérieuse dont leurs ‘ droits et libertés ” sont menacés par le parlement ‘britannique, une telle démarche supposerait chez l'exécutif de cette province de plus amples pouvoirs que ne lui en accordent la constitution, los statuts ou le droit public, et qu’elle énonce des doctrines incompatibles avec les libertés, et dangereuses à la sécurité de LA vie et à la PROPRIÉTÉ, * et absurde, dans toutes ses parties, d’allégués erronnés que ne devrait jamais permettre le chef de quelque gouvernement que ce soit ;
‘Que c'est une accusation mal fondée et calomnieuse contre les assemblées publiques qui ont lieu, que
de dire qu’elles ont pour objet la résistance à l’autori-
té légale ;
“Que les principes et la doctrine, que les devoirs sont réciproques entre les gouvernans et les gouvernés, que les devoirs de ceux-ci cossent d’être obiigaa em nd a
* I paraîtrait que la tête avait absolument tournée au comité central et permanent, ou au rédacteur de cette résolution.
toires, lorsque ceux-là par le renversement de la constitution, violent le contrat primitif entre le roi et le peuple, sont au contraire, des principes bons et salu. taires,.….. d'après lesquels ont agi dès 1689 los pouples et lo parlement britanuique,.….…..doctrines qu'un pair du royaume et les conscillers de l'exécutif provincial ne doivent pas ignorer ;
‘“ Que les chambres du parlement du Royaume-Uni ont violé et se proposent de violer les justes droits et priviléges des sujets de sa Majesté en cette province,
, Qui avaient été reconnus solennellement et garantis
par les dispositions formelles et expresses de l'act, déclaratoire de la 18ème année de Geo, IL, et par l'acte de la*31ème Geo. III, chap. 31.”
Le comité'central et permanent ayant ainsi fait 4 leçon au gouvernement du Bas-Canada et à celui d la Grande-Bretagne, et par affirmations et négation pures et simples, muni les agitateurs contre tout crainte et tout scrupule, les assemblées agitatrices, etc., continuèrent comme auparavant, et à la tâch d'imiter, et s’il était possible, de surpasser leurs de. vanciers, ellos eurent à ajouter celle d'invectiver con tre la proclamation,
On ne put pourtant pas se donner ce plaisir, an comté d'Yamaska, le 18 juin, parceque la rédaction des résolutionsey avait précédé l’apparition de Ia pro Clamation. On y résolut :
‘Que cette déclaration (de la toneur qu'il ne sr: plus au pouvoir de la chambre d’assemblée de rend: le gouvernement impossible,) est l'injure La plus offer sante que l’on puisse faire à un peuple libre, et que cette violation de notre constitution ost Gttentatoire à la liberté du peuple, et tend à détruire son existence politique par le renversement Prochain des lois, cult langage, mœurs,” etc,
(41 com dar, eine qui, des « tion, d'un LENN statu
66 ( avec artis:
table lation de la frir u dernié ver in
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Vis-à-v ‘Qu pour é NOUS y Ces (T'OSBIÈ
nent de la conitre le roi et le es bons et salu.
689 los pouples ines qu’un pair utif provincial
‘“ Que le rejet du hi des écoles, et lo refus de la complétion du canal de Chambly, sont, entre autres, des preuves d'une conspiration traitreusement ourdie d'avance pour que l'argent n'échappât point à l'empiètement prémédité des ministres et du parlement anglais, qui, tout en reconnaissant l'inconduite de la plupart des officiers, so sont tellement apitoyés sur leur situation, qu'ils so sont donnés pour justifiables deles payer d'un argent qu'ils usurpent en violation de la FOI S0- LENNELLEMENT JURÉE À LA FACE DU MONDE par les s'atuts de la 18ème et de la 31ème Geo. III.
“Que le peuple anglais ne continuera à sympathiser avec nous Comme l'ont déjà fait généreusement les artisans de Londres, qu'autant que nous serons véritablement animés d’une noble résistance à cette violation flagrante... .parce qu'il n'est aucun habitant de la Grande-Bretagne, si est vertueux, qui pût souffrix un instant cette injustice, sans exposer Jusqu'à la dernière goutte de son sang pour s’en venger, et conserver intact le droit de se taxer soi-même à
“Que la violation de la constitution des Canadas, et le pea de scrupule des ministres de manquer à la Jo jurée, portent un coup mortel à la loyauté du peuple de cette province envers un gouvernement coupable d'un attentat aussi grave à ses droits les plus Sirr6s, 6 que ce gouvernement ne doit plus être re-
que Comme un gouvernement de force et d'oppression, et qu'il est vis-à-vis de nous ce qu'il était vis-à-vis des anciennes colonies ;.....,
‘Qu'en attendant le jour marqué par la Providence pour éclairer le triomphe de nos libertés, nous devons «US y préparer.”
Ces résolutions, qui l’emportent peut-être, par la “rossière impertinence et l’audacieux esprit de révol-
Royaume-Uni istes droits ct ette province, nt et garantis sses de l'act, 0. III, et par
1 ainsi fait }:
, et à celui d& s et négation contre tout 8 agitatriccs et à la tâch sser leurs de.
vectiver con
€ plaisir, au la rédaction on do la pro
qu'il ne sera ée de rendre la plus off»
libre, et que Étentatoire il nn existence es lois, cul'
te, sur celles de Saint-Ours ot de Saint-Marc, étaient bien dignes du forcené imposé ou comté d'Yamaska, mais elles contrastaient singulièrement avec l'éta respectable, le comportement paisible et Ja socialibite de ceux qui furent donnés comme les ayant ‘ propo sées ”” ou ‘ secondées,.”
Le même jour au comté de Berthier, la harangue de M. Papineau fût dirigée en partie contre la proclamation. On y fit résoudre en particulier :
‘Que los représentans de cette province, quant aux matières de revenus, et à leur appropriation, en on! le contrôle exclusif aussi absolu que l’ont les commune: sur colui de la Grande-Bretagne, sans quoi, il ne nou. resterait #ien que nous pourrions appeler nôtre : les fruits de notre labour et dé notre ind 1strie ne seraicn! pas notre propriété, mais nous n’en aurions qu'une jouissance précaire et avilissante, révocable à la vo. lonté du parlement britannique...
“Que nous ralliant inséparablement à la majorité nos concitoyens, qui, dans les comtés de Richeli Verchères, etc., ont manifesté de nobles sentime: nous approuvons leur démarche, et priors nos co: toyens des autres comtés de n'en pas faire moins.”
Les derniers venus dans l'agitation se chargeaict ordinairement, de peur de n’en pas dire ou faire as de toutes les extravagances et délinguences de leurs devanciers : ici, pour la première fois, croyons-nous, on demande des imitateurs, Mais si les agitateurs avaicnt résolu d'aller leur train, malgré la proelamu tion du gouverneur, son Excellence résolut, de so: côté, de donner suite à son œuvre, ou d’y ajouter u Süupplémont; et les gazettes de la fin de juin public. rent l’ordre général de milice suivant, daté du 21 : Les officiers de milice commandant les bataillons
eæ
fero cha men «I pas à dima l'égli Ce été I4 pend de M se adv S'AESC procl ment, Vind tenus qu'ils La par l l'un n ment, législa aller Québe pour (en su
LT OT de milic en ce qu Supériet s'ils se »
leurs for cependa lire cor 1,0 M
t-Marc, étaient nté d'Yamaska, ent avec l’éta et Ja socialibité ayant ‘ propo
la harangue de re la proclama-
ince, quant aux riation, en ou!
t les commune:
quoi, il ne nou:
eler nôtre : les trio ne serie!
aurions qu'un cable à la vo.
, la majorité de Richeli les sentimei:
OS nos Co!
ire moins.”
se chargeaicit e ou faire as uences de leurs , CrOYOnS-nOUr,
les agitateurs 6 la proclamu.
résolut, de
d'y ajouter 1 À de juin public. à laté du 21:
les bataillon:
feront lire la proclamation datée ‘du 25, à la tête de chaque compagnie du bataillon sous leur commande. ment, le 29, à la revue annuelle,
“Dans le cas où la proclamation ne leur parviendrait pas À temps pour être lue le 29, elle devra être lue le dimanche suivant, après sa réception, à la porte de l'église, après le service VIN
Cet ordre général ne fût pas mieux vu que ne l'avait été la proclamation, par les “hommes libres et indépendants,” du district, et particulièrement de la ville de Montréal, “ détormi nés,” à narguer et braver tout, “‘advienne que pourra,” car ces derniers résolurent de s'essembler anti-coercitivement, le jour même que la proclamation devait être lue, ayant décidé préalable. ment, et proclamé par le canal de La Minerve ot du Vindicator, que les officiers de milice n'étaient pas tenus d’obéir à l’ordre général los concernant, et qu'ils ne le devaient pas faire.*
La convocation de cette assemblée avait été signée par l’hon. D. B. Viger et par M. Papineau: mais ni l’un ni l’autre ne s'y trouvèrent, le premier, apparemment, parce qu'il s'était rappelé qu'il était conseiller législatif, et le dernier, parce qu'il avait été invité à aller faire un discours à Saint-Thomas, en bas do Québec, la chose étant trop pressée, en pour être remise à un autre temps.
(en substance :)
apparence, Où y résolut,
ns,
* Comme ce document n’est qu'un véritale chiffon, les officiers de milice ne sont nullement tenus de 8e conformer à celle injoncture, en ce qu’elle n'a rapport qu'à des matières civiles... Les officiers Supérieurs ne sont sujets qu'à de certaines formalités militaires, et s'ils se Féspetéent, Üs doivent repousser tout ce qui est étranger à leurs fonctions, ‘Il en est ainsi pour les officiers subalternes, Si Cependant, on croyait devoir lire la proclamation, on ferait bien de
lire comme antidote, Zes résolutions du comité central et permanent — La Minerve, .
RSS DRE ME man
“ Que l'adoption des résolutions, ete., détruit notre confiance dans le parlement britannique ;
‘Que le parlement britannique, en passant une de ces résolutions pour s'emparer des revenus de cette province, s’est rendu coupable d’une violation outra. geante de nos droits les mieux 'éCONNUS ;
‘“ Quo, pour l'établissement solide et la préservation de nos libertés, nous ne devons compter que sur nousmêmes, sur notre propre énergie, ct sur la sympéthi de nos voisins d'Amérique ;......
“ Que cette assemblée réprouve la conduite du comte de Gosford”...…..
Ce n’est pas assez de ces assemblées de villes et'de comtés : déjà; dans grand nombre de paroisses des onvirons de Montréal, il avait été établi, ou il s'établissait des ‘comités et sous-comités de surveillance,” pour correspondre avec le comité central et perma. nent, et les procédés de ces comités et sous-comités étaient publiés régulièrement, et comme officiellement par La Minerve et lo Vindicator.
Mais il ne faut pas que les petites réunions de pa roisses nous fassent oublier la grande assemblée qui eût lieu à Saint-Thomas (où M. Papineau était rendu, accompagné de MM. Lafontaine et Girouard,) le 29 juin, ‘ pour les comtés de l’Islet et de Bellechasse,” où l’on voulut imiter celles du district de Montréal, et où l'on n'eût point été à l'ordre du jour, si l’on n'y avail pas affiché le même esprit de rebellion, ou de résistance à l'autorité impériale, surtout en présence de M. Papineau, qui avait été reçu dans l'endroit comme On avait contume de recovoir les gouverneurs de provinces et les généraux d'armée, par une salve de 21 coups de canon. «
Après la harangue, on résolut, ou plutôt il avait été résolu par le rédacteur des résolutions :
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“ Que les résolutions... aux fins d'autoriser à saisir dans la caisse publique l'argent provenant des /abeurs du peuple, pour payer des serviteurs publics, dont le plus grand nombre a démérité du Pays, est un attentat et une violation des droits et p'iviléges constitutionnels du peuple de cette province,
“Que le peuple de ce pays ne voit dans cette démarche qu’un exemple scandaleux, que rien ne peut justifier, qui ne peut produire... que le despotisme pur et la tyrannie ; que le peuple de ce pays serait marqué du sceau de la dégradation et serait esclave, s’il se soumettait à être axé, et son argent arraché, par la vio. lence, de la caisse publique, pour être distribué à des serviteurs pervers sans la sanction de représentans, auxquels seul appartient le droit d'en Jaire la distribution:
“ Que le peuple de cette Province ne peut considérer les résolutions, ete, et les prétendues lois dont elles seront la bâse, que comme une rupture du contrat 80cial entre la mère-patrie et ce Pays, en le privant de toute garantie de liberté et de bon &ouvernement, le remplaçant par celui de la force, sous le prétexte tyrannique d'une nécessité dont on n'était Pas juge, et qu'un pareil ordre de choses ne peut durer qu'autant de temps qu'un peuple qu'on veut Courber, ne peut le renverser”...
Comme nous venons de le dire, le Vindicator et La Minerve publièrent de par ordre, tous ces étranges procédés, : Si les autres journaux les Copièrent, en tout où en partie, ce n’était que pour les tourner en ridicule, ou en faire remarquer l’extravagance et la culpabilité, L'article suivant de l’Ami du Peuple du ler juillet 1837, nous a paru offrir un échantillon de la manière dont étaient combattus les principaux promoteurs d’une agitation factieuse dont les peuples de
l’Europe n'offrent MAS d'exemples dans les temps modornes, ”
“On demandera à quoi nos prétendus patriotes, et leur chef surtout, croient aboutir avec leur agitation ot leurs résolutions de toutes sortes, absurdes, mensongères,immorales, séditieuses et sentant la robellion. Croient-ils par là venir à bout d’effrayer l'Angleterre, d'opérer une révolution dans la province, et de s’y emparer de tous les pouvoirs? Non, certes, et la Preuve en est qu'ils se vantent de travailler, par voengeance et par dépit, à détruire le revenu public. A voir leurs démarches, à entondre leurs discours, on serait porté à croire qu'ils participent de la nature des démons, se plaisant dans le désordre, le malaise et la misère publique, et faisant le mal pour l'amour du mal.
“Mais il est un autre motif à leur conduite : déboutés de toutes leurs demandes absurdos ; frustrés dans leur attente de pouvoir se partager, ou distribuer à leurs amis tous les revenus de l’état, de pouvoir proscrire, ou tyranniser quiconque ne leur plairait pas; condamnés dans tout ce qu'ils ont fait ou voulu faire, au dés:espoir d’avoir été reconnus et donnés pour ce qu'ils étaient, furieux de voir s'accomplir toutes les prédictions de leurs adversaires, d’être accusés à juste titre, de tous les maux et de tous les désordres qui afiligent le pays, ils s'efforcent de faire prendre le change à la population…...Réussiront-ils dans ce dessein? Peutêtre, s'ils ne sont ni réprimés, ni contredits. Quelques renseignemens interceptés, quelques mots échappés à divers habitans de la campagne, démontrent que toutes les intrigues de nos patriotes, toutes leurs menées, tous leurs appels aux passions haineuses, toutes leurs excitations à la sédition et à la révolte, ne per-
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cent pas dans leurs harangues et leurs résolutions, quelques furibondes qu'elles puissent être. Il n’est pas de calomnies qu'ils n’inventent contre le gouvernement de la colonie et celui de la métropole, et qu'ils ne s'efforcent de faire croire aux honnêtes, mais ignorans et crédules habitans de nos Campagnes. (Ceux qui les croient sur parole ne peuvent pas trouver beaucoup de mal à ce qu’ils font, et pourraient être, à la fin, entraînés à les seconder, et cela même semble rendre nos révolutionnaires doublement coupables, puisque, non contens de se compromettre eux-mêmes, ils cherchent à compromettre avoc eux toute la population- d’origine française, Mais qu’il se trouve dans chaque localité où ils voudront porter l'agitation et le désordre, des hommes assez Courageux pour leur résister en face, les démasquer, et éclairer la population agricole et industrielle, sur le véritable état des choses et sur ses vrais intérêts, ils seront bientôt réduits à eux-mêmes, et l’on veria combien leur nombre était petit, Mais Pour que ces hommes fermes et courageux se montrent, il faut qu’ils puissent compter sur l’appui des lois, et le Concours des autorités. Si ce qu’on nous rapporte est bien fondé, des citoyens honnêtes, paisibles et loyaux ont été menacés d’une manière terrible, et même maltraités dans leurs personnes Ou dans leurs propriétés, par de soi-disant patriotes, par la raison qu'ils ne partageaient pas leur rage révolutionnaire, ou ne voulaient pas participer à leurs actes de sédition ou de rebellion, et ces citoyens n'ont pas encore sé porter plainte, ou demander justice de ces attentats.” - ;
Outre les deux journaux français de Montréal, (l'Ami du Peuple et le Populaire,) les patriotes avaient alors de rudes adversaires dans le Morning
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Œurrier qui avait le bon esprit de séparer d'eux la masse du peuple, le Herald et la Gazette, qui n'avaient pas toujours cet esprit là; le Mercury, le Morning Herald, la gazette anglaise et la gazotte française de Québec, qui, suivant La Minerve, “ne voyait que des saturnales dans les assemblées populaires,” et même, parfois, le Canadien, qui ‘dénonçait comme criminels les sentimens qu'il avait lui-même exhalés si récomment, quand il soutenait que les mesures proposées par lord Russe]l rompaient le contrat social, et ne laissait plus d'autre ressort que la force au gouvernement,” et qui déplut tellement aux patriotes de Québec de la jeune et de la basse classe, qui n’entendaient ou nd voulaient rien entendre à ces raisonnemens, qu'ils résolurent d’avoir un journal de leur goût et l’on vit paraître le Libéral, qui parla les deux langues du pays, et s’efforça de surpasser le Vindicator et La Minerve, qui, depuis quelque temps, avait le faible secours du Township Reformer, publié à Stanbridge.
Si les patriotes ne comptaient que deux ou trois journaux dans la province pour soutenir leurs opinions et approuver leurs démarches, ils avaient, au moins annuellement, un autre engin à leur disposition : c'était la célébration de la Saint Jean-Baptiste, fête devenue toute politique. Si la fête avait été jus qu'alors patriotique par les toasts, ou santés, dans le sens radical, ou purement démocratique, dont le festin d'usage était accompagné; ces santés lui durent donner, cette année, un ton en harmonie avec la nature de l'agitation ; bien qu’il y en eût toujours qui pouvaient mériter l'approbation de tous les partis. Quelquefois aussi, la présence d'hommes respectables et respectés mettait un frein à la fougue révolutionnaire, et l’empêchait au moins d'afficher la rebellion
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