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yeux de nos lecteurs l'extrait suivant des paroles pro. l'e
noncées par le chef de l'église de Montréal à ses pas. RE pa
teurs réunis chez lui, à l'occasion du sacre de Mgr au?
de Telmesse…...Le nombre des prêtres ou ecclésiasti pas
ques présents était de plus de 140. Après la santé du |
pèpe Grégoire XVI, Mgr. l'évêque de Montréal ses got
levé et a dit, que ‘ jamais il ne se présenterait unc de !
occasion aussi solennelle que celle-ci; qu'il voyait . que
presque tout son clergé réuni, et qu'il allait en profite: 1 le c
pour donner aux pasteurs des paroisses quelques avi: 1 pré
de la plus grande importance, dans les circonstance: D do
où se trouve le pays; quo les pasteurs devaient faire [rou
tous leurs efforts pour établir la charité et l'union la €
parmi leurs ouailles; qu’ils devaient représenter à déei
leurs paroissiens qu’il n’est jamais permis de se révoltes pen
contre l'autorité légitime ni de transgresser les lois du “ve
pays; qu’ils ne doivent point absoudre......quiconque er out
seigne, ou que l'on peut se révolter contre le gouvérnemer Q
1 sous lequel nous avons le bonheur de vivre, ou qu'il est D code
À. permis de violer les lois du pays, particulièrement RE faire
1 celle qui défend la contrebande.’ … ARE
LE ‘ Alors sa Grandeur a proposé la santé du roi, ct rend
il elle a été accueillie avec un enthousiasme difficile à eu à
| exprimer, Les six évêques présents et tout le clerué y 707
| | d'un mouvement unanime, 86 sont levés et ont répét men
a avec respect le nom du roi. Tous les prêtres aussitôt on 10
M témoigné leur approbation de l'avis que venait def ‘son
| leur donner leur premier pasteur.” La
ti Après cette citation, La Minerve continue: “I sujet, | À
pour l'honneur du sacerdoce, pour l'intérêt surtout ci clergé du diocèse de Montréal, nous aimons à croire cut pretr LE
dite ti
ment,
c'est la nôtre. Cependant......nous dirons qu'il
peut malheureusement que ce soit le contraire, et qu Au M
des paroles pro:
atréal à ses passacre de Mgr 5 ou ecclésiasti près la santé du > Montréal s'est résenterait une 1; qu'il voyail allait en profitc: es quelques av:
es circonstance:
rs devaient faire arité et l'union t représenter :
nis de se révoltes esser les lois du QUICONQUE th > Le gouvérnemer ivre, ou qu'il est sarticulièrement |
santé du roi, ct iasme difficile à à ot tout le clergé, vés et ont répété êtres aussitôt ont s que venait del
continue: “I ersion est vrai, ntérêt surtout dl
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à croire cu1°88
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| dirons qu'il >ontraire, et qu
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l'extrait ci-dessus soit plus conforme à ce qui a été dit par Mgr, Lartiguo.…..alors l’ex-évêque de Telmesse aurait subi une curieuse transformation, «w moral, en passant par le titre de monscigneur de Montréal.” près avoir divagué sur l'influence désastreuse du cour ermement théocratique, sur {e danger de l'alliance de l’église et do l'état, La Minerve ôse dire que la question de la céntrebande ayant été soulevée dans le cours de la Conversation, la majorité des prêtres présents fûL d'avis que la contrebande »’entrart pas dans la catégorie des cas de conscience. Plus tard, elle Touvera une autorité irréfragable, Pour prouver que la contrebande n’est pas défendue par les canons, ou décisions de l'église, celle du prêtre réfractaire et suspendu, O'Grady, homme que le “respectable” et ‘vertueux ” Mackenzie estimait, quoiqu'il fût un boute-feu où plutôt parcequ'il était un boute-feu. Qu'il n'eût pas été défendu expressément dans un code queiconque de lois ecclésiastiques ou civiles, de faire encourager et recommander la contrebande, dans là vue de tarir les sources du revenu de l'état, de rendre son pays pauvre ot misérable, il n'y aurait rien eu À d'étonnant, car la chose était sans antécédent, non prévuo, mais certainement défendue implicite. nent par la morale ou la loi naturelle. « Pour revenir à l’allocution de l'évêque de Montréal à son Clergré, quoique dans son numéro du 27 juillet, La Minerve eût dit qu'il lairépugnait de traiter un tel sujet, elle ÿ revient, d’une manière virée, dans celui que si rempli d'inontre l'évêque et les pretres du séminaire) qu'il ne doparerail pas seule. Dicnt, mais souillerait les pagos d'un livre quelconque, AU reste, l& vérité du rapport de l Ami du P. uple ne
du 3 août, par un article commun:
grossières et dégoutantes, (4
RER ca rgrrérinen ae
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tarda pas à être prouvée par les injures, les déboires et les avaries qu'eurent à essuyer, de la part des agitateurs, un grand nombre de curés de campagne. Mais si alors, la religion, la morale et la loyauté avaient des prédicateurs au-dedans des églises, l’esprit de sédition ot l'immoralité avaient les leurs au dehors, souvent aux portes de ces mêmes églises, ou dans les salles publiques des presbytères.
Le progrès du désordre dans les campagnes et du délire dans les journaux révolutionnaires, était dû, sans doute, en grande partio, à la crainte que l'influence du clergé ne fit avorter des desseins qu’on ne prenait plus la peine de cacher: aussi travaillait-on à paral, ser cette influence, dans les assemblées qui eurent lieu ensuite, On oublia pourtant de le faire, à l'assemblée ‘“anti-coercitive ” du comté de Laprairie, tenue Saint-Constant, le 6 août, et où figurèrent principa lement deux de nos futurs généraux d'armée, TE, $. Brown et Amury Girod, et le Dr. André LAcRo1x On y résolut aussi bravement que “ fermement,”
Que, dans les circonstances présentes, les habitan: de ce comté déclarent et jurent solennellement que, vu la conduite infâme du pouvoir envers ce pays, il: verront avec plaisir l'occasion qui leur donnerait le: moyens de secouer lé joug tyrannique qui pèse sur eu et que, s'ils prennent los armes, ce ne sera pas pour > de terre dans l'An
conserver dau gouvernement un pouce rique ;
“Que le peuple de ce pays a considéré, dès son arri véo, la soi-disant commission royale d'enquête com une bande d'espions, d'agens méprisables de corruption, ql
1 gag vonnanmnt nnt us nvé Lit alla a Oenrirvetc Que es Fer p POI 8 Oit proi VUssseus EU CIO & HU GuSsÉ
Jfausseté et la stupidité au plus baut dégré possible ;
‘Que, quoique cédant, pour le moment au droit ini
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s, les déboires part des aginpagne. Mais té avaient des rit de sédition hors, souvent ans les salles
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dès son arri quête com corruption, €!
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possible ; au droit ini
que du plus fort, nous nous engageons à faire tous nos efforts pour tarir les sources du revenu de cette province, en attendant de Dieu et de La Justice de notre cause et de notre propre énergie, l'occasion et les moyens de nous afranchir.”
Ceux-là, sans doute, auraient bien mérité, s'ils avaient su ce qu'ils faisaient, qu'on leur imposit de fortes taxes directes ; mais le comité central ct permanent avait dit, quelques jours auparavant, qu'il espérait que les représentans du Pays encourageraient, par leur exemple ferme et Patriotique, les habitans Bien disposés dans leurs efforts Pour détruire les sources du revenu qu’un gouverneur corrompu et ingrat était sur le point de saisir et de distribuer; il avait aussi résouu impérativement et comminatoirement, que le peuple devra tenir pour responsables tous CEUX qui autoriseront Ces paiemens, ou qui consentiront à recevoir aucune partie de l'argent publie, en vertu de cette prétendue autorité.”
À une assemblée des comtés réunis de Lachenaie et de l'Assomption, qui avait eu lieu quelques jours au- Paravant, on avait mis un peu plus de modération dans le style des résolutions, qui, au reste, n'étaient guère que des répétitions, à l'exception de la suivante :
‘Que c’est À tort et sans raison que nos ennemis politiques essaient d'insinuer dans l'esprit du bon peuple Canadien, que l’hon L. J. Papineau cherche à faire une révolution dans CE PAYS, et © s'élever aux plus hautes dignités sur les ruines de ses Compaïriotes.”
Copendant la Correspondance entre le secrétaire civil et les magistrats et les oMciers de milice qui avaient figuré activement aux assemblées agitatrices, continuait toujours : le gouverneur répugnant (malgré que leurs dits et gestes fussent Consignés dans les gazettes
officielles de l’agitation,) à les destituer avant de leur avoir demandé des aveux formels ou des explications. Les réponses, même de ceux qui ne savaient guère que signer leurs noms, étaient quelquefois d’une extrême longueur, et ordinairement assaisonnés du plus grand nombre et de la plus grande variété d’injures possisibles: celle de M. Papineau, interrogé comme officier de milice, fût au moins laconique, sinon élégante et polie.
“ Montréal, 14 août, 1837.
“ Monsicur,—La prétention du gouverneur de m'intorroger sur ma conduite à Saint-Laurent, le 15 mai dernier, est ‘une impertinence que je repousse par le mépris et par le silence.
“Je ne prends donc la plume que pour dire au gouverneur, qu’il est faux, comme dans son ignorance il le peut croire, ou du moins il le dit, que quelques-unes des résolutions adoptées dans l'assemblée du comté de Montréal, tenue à Saint-Laurent, le 15 mai dernier, recommandent la violation des lois.
‘ Votre obéissant serviteur.