LL. J. PAPINEAU
“ Samuel Walcott, secrétaire civil.”
Comme les réponses n'étaient jamais satisfaisantes, elles étaient suivies de la destitution, ordinairement après un avis préalable motivé et quelquefois raisonné,
Si les révolutionnaires du Bas-Canada avaient con tre eux le gouvernement et le ciergé, ils s’en croyaient dédommagés ou compensés par le vacarme que faisaient alors leurs “ frères réformistes ” du Haut- Canada, d'où il leur venait de temps à autre, ce qu'ils
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ronto, il avait été “ proposé par M. Mackenzie, secondé par M. Morrison: Que les plus vifs remerciemens et
l'admiration des réformistes du Haut-Canada sont dus
à l'honorable L. J. Papineau et à ses compatriotes, en
dedans et en dehors de la législature, pour la con-
stante, mâle et noble indépendance dont ils ont jusqu’à
présent fait preuve, en faveur de la liberté civile et roligieuse, et pour leur opposition ferme, honorable et
patriotique à la tentative du gouvernement britanni-
que de violer leur constitution, de détruire tes Pouvoirs et Priviléges de leur parlement, et de les intimider par des
mesures Coercitives, pour leur faire renoncer honteu-
sement à leurs vœux justes et raisonnables.”
Les ‘ réformistes du Haut-Canada ” résolvaient, en second licu, de faire cause commune avec leurs concitoyens du Bas-Canada, etc.
Cette dernière résolution était une réponse conforme, ou d’assentiment à la lettre circulaire de M. Papineau aux orateurs des chambres d’assemblée des provinces britanniques, lettre qui venait d'être traitée par la chambre d’assemblée du Nouveau-Brunswick avec autant de mépris qu’en avait fait celle du Hant- Canada,* et qui n’avait pas été mieux accueillie dans la Nouvelle-Ecosse et dans l'Ile du Prince Edouard ;
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#4 M. Wizmor pensait qu’il était du devoir de la chambre d'exprimer ses sentimens sur ce sujet, afin d'encourager les amis de la constitution dans le Bas-Canada.”
“M. Srreer observa qu'il était très convenable que la chambre exprimât ses sentimens sur cette lettre, afin p le gouvernement connût que les agitateurs séditieux du Bas-Canada ne rencontre raient pas de sympathie dans le Noureau-Rrnnawiol 9
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“ M. Brown pensait qu'il était au-dessous de la chambre de s'occuper de ce document.”
“M. WeLDon : Cette lettre ne mérite pas qu'on perde son
temps à l'examiner. Il n’y a pas communauté de sentimens entre
les habitans de cette province et M. Papineau et son parti,”
de sorte que la majorité de notre chambre d'assemblée après avoir imprudemment “ déclaré la guerre à tout le monde,” et cherché plus qu’inutilement à se faire des alliés puissants, en était réduite à compter sur l'inutile sympathie de la chambre radicale de Terreneuve; Car elle ne pouvait plus même se promettro l'appui de M. Joseph Howe, de l'ussemblée de la Nouvelle-Ecosse, qui lui avait clairement donné à entendre que chez lui, opposition ou “réforme,” ne signifiait pas, comme chez elle, révolution, c’est-à-dire, “ la lutte des pouvoirs et des factions, l’état d’anarchie et de terreur, le mépris des lois, la violation des personnes et des propriétés, l'impunité du crime, les soulè. vémens populaires, la guerre civile.”*
Personne ne s'était attendu que notre chambre d’assomblée pât survivre aux coups désespérés qu'elle s'était portés; en d’autres termes, qu'elle aurait encore une fois l’occasion de se tirer du mauvais pas où elle s'était aveuglement jetée, à la suite de son crateur, et de le faire sans perte, sinon “avec honneur.” La Convocation de la législature pour le 18 août, fit présumer que cette occasion inattendue allait lui être offerte, mais ne fit pas espérer qu’elle s’en prévaudrait pour sa guérison et sa santé future.
Dans son discours d'ouverture, le gouverneur dit aux deux chambres :
“En obéissance à l'ordre qui m'a été signifié, je VOus ai convoqués, à cette époque i nusitée, afin de vous Communiquer les procédés qui ont eu lieu dans le parlement impérial, depuis votre dernière session, et les résolutions qui y ont été adoptées pour les affaires de cette province.
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à la chambre d’assemblée, avant que la résolution qui à rapport au paiement des arrérages maintenant dus pour le service de ce gouvernement, ait pris la forme d’une loi obligatoire, l’occasion de considérer de nouveau la marche qu’elle a jugé à propos de suivre, pendant les quatre années dernières, relativement aux difficultés financières de la province; et aussi dans la ferme espérance que l'intervention Opportune de cette législature préviondra la nécessité de l'exercice du pouvoir dont on se propose de revêtir le chef du gouvernement local, résultat pour l'obtention duquel 2! n'est aucun sacrifice que le gouvernement de sa Majesté ne ferait volontiers, excepté celui de l'honneur de la couronne et de l'intégrité de l'empire.*
“ Depuis que j'ai reçu les instructions dont je viens de parler, l’affligeante nouvelle nous est parvenue de la mort d’un monarque justement chéri: peu de rois ont plus que Guillaume IV régné dans les cœurs de ses sujets : le vif et ardent intérêt qu’il a toujours pris à tout ce qui se rattachait au bonheur de ses sujets canadiens ne peut manquer d'accroître leur sentiment de douleur pour sa perte.
‘“ L’avénement de notre gracieuse souveraine actuelle, la reine Victoria, au trône de l'empire britannique n’a produit aucun changement dans la marche qui m'avait été antérieurement prescrite,
“ Les rapports des commissaires royaux sur les diverses matières qu'ils ont eu à examiner, ayant été Communiqués aux deux chambres du parlement impérial, des propositions, au nombre de dix, furent, peu de temps après, introduites par les ministres, au sujet des affaires de la province,
* Cette énonciation, si opportune dans les circonstances, et si
insignifiante, — a l'adoption des résolutions de lord Russell, était. elle de lord G enelg ou de lord Gosford ?
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“Dans la vue d'éviter, autant que possible, toute intervention qui n’est pas impérativement demandée, par la force des circonstances, les ministres de sa Majesté sont déterminés à ne point soumettre au parlement actuel les projets de loi qui doivent être bâsés sur les résolutions dont je viens de parler. Cependant, comme ils ne peuvent fermer les yeux sur la nécessité de pourvoir sans délai au paiement d: la dette due par le gouvernement civil de cette province, ils ont résolu de proposer à la chambre des communes un vote de crédit pour avancer, au moyen d’un
emprunt sur les fonds britanniques, la somme requise s
pour le phiement de cette dette.’
À la chambre d’assemblée. ‘ Le principal objet Für lequel vous êtes maintenant réunis, est de vous ‘ir l'occasion, en accordant les subsides nécos. #irés, de rendre inutile de la part du parlement impé riai, tout recours ultérieur à la huitième de la série de résolutions, auxquelles j'ai fait allusion, et je puis vous assurer que ce sera pour moi un sujet de satisfaction sincère, si vous prenez la résolution de céder à la
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mée par les diverses branches de la législature, ce que vous n'avez pas jugé à propos de céder à la voix de son gouvernement.”
Aux deux chambres : “ Je vous répéterai ma détermination d’adhérer aux principes que j'ai choisis pour guides, lorsque je me suis adressé à vous pour la première fois. Ils sont, je le crois consciencieusement, propres à assurer à toutes les classes des sujets canadiens de sa Majesté les droits, priviléges et liberté qui leur étaient destinés par l'esprit de là constitution, ot que tout ami de cette constitution doit soutenir et maintenir,”
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Après le retour des membres de l'assemblée, M, Leslie introduisit son bi « pour mieux assurer la liberté des élections "puis M. Morin fit sa motion ACCoutumée, savoir, “ que la chambre se fr n comité pour prendre en considération l'état A province,” (ou pour donner à M. Papineau l’occusion de déclamer ‘“ furieusement ” contre le parlement britannique, le gouvernement métropolitain, l’administration coloniale, la commission royale, etc.,) et sur motion du mêmo, le discours du gouverneur est référé à ce comité général
M. Gugy fait inutilement une motion à l'effet de continuer l’acte qui constitue le district inférieur de Saint-François. Elle ne fût appuyée que par dix monbres.*
La chambre se forme en comité sur l'état de la province. Le comité se lève pour siéger de nouveau. Même procédé le lendemain, 19, M. Morin n'ayant pas achevé de préparer ses résolutions.
Le 22, M. Morin lit le projet d'adresse qu’il a préparé en réponse au discours d'ouverture.
Dans cette adresse, tissue de contre vérités exprimées, dans les termes les plus offensants, et d’accusations infiniment plus applicables à ceux qui les portaient qu’à ceux contre qui elles étaient portées,‘ les fidèles et loyaux sujets de sa Majesté assurent son Excellence qu’aucuns inconvéniens personnels ne les empêcheront de travailler à assurer les libertés et le bonheur de leurs concitoyens, à faire disparaître les maux qui ont pesés et continuent à peser sur eux avec aggravation, et à les protéger contre le système qui à corrompu le 8ouvernement provincial, et qui a
* MM. Baker Blackburn, Bowman Colby, De Bleu Qu Larue, Merrit, Moore et Wood. ) ÿ, ry, Gugy