Qu ont été cor dans le pa nentes des législature
120, Que presque en!
habitans du de places dt nissant dans législatives,
Perpétuent le par le parler de cet état de L'on est pas :
Jouit, sous le de la politiqu colonie, depui sentiment be) dont on l'avait CES ET D’OUT!
nuées par los « grand nombre
EE * Voir le premier t Et que cette 16 g'and détriment d lonveler, pour une Vabada trouva ma se plaignit à l’Ar ahada, ?”
la confuar le mélifférentes ice, dont t inutile-
)'n ont été s dans lo une légis-
vince $e nt publi lifficultés aient des ibles avec ) &e. x es places
| presqu ulière de
lant des sa juste du pays, places à constitunt et la e, tandis] pectives
enures.
À publier voces sun pro Cœlio nies à ces
100. Qu'il n'y a pas de responsabilité l'égard de ceux qui occu lité convenable pour deniers publics, &e.* Û
110. Que les maux résultant de ce ont été Considérablement agravés dans le parlement impérial nentes des t
Suffisante à pent des places, ni Comptabi.
ceux qui ont le maniment des
t élat de choses Par les lois passées »+...QUi Ont rendu perma” axes imposées temporairoment par la législature provinciale,
120. Que le choix des conseillers législatifs a été Presque entièrement limité à une classe semblable des habitans du PAYS, où à des officiers Publics jouissant
de places durant plaisir et de gros Salaires, et qui réunissant dans les mêmes personnes toutes les fonctions législatives, exécutives, et Judiciaires, maintiennent et Perpétuent les abus, ot rendent tout par le parlement provinci
130, Que, quoique le Peuple de c
de cet état de choses, et s'offre de
on est pas moins réCOMaissant d jouit, sous le gou
ette province souffre le faire changer, il 8 l'avantage dont il Vérnement de sa Majesté, et surtout ‘le la politique Plus libérale adoptée à l'égard de cette colonie, depuis deux ans : il éprouve, néanmoins, un sentiment ben Pénible, lorsqu'il voit que les espérances dont on l'avait fut OURS DE SOUFFRAN- CES ET D'our RAGES, Ont été considérablement diminuéCs par los délais que l’on à apportés à redress
ser un grand nombre de sujets de plainte Contenus dans son
té après un LoNa c
* Voir le premier message de Sir James Kempt.
t Et que cette législature, ou ln chambre d'assemblée, avait, au g'and détriment dn Haat-Canada, &c., réfusé OU négligé de rolouveler, pour une raison à elle connue, La législature du Hant- Uanada trouva mauvaise la raison de Rotre chambre d’assemblée,
se plaignit à l'Angleterre, et obtint l'acte du « Commerce du 'anada, ?”
ir RE * PERRET EE F
humble requête au roi et au parlement impérial, en 1828, &c.
Ces propositions, dont une partie, au moins, étaient bien plutôt oiseusement accusatrices du passé qu'utilement réformatrices du présent, donnèrent lieu à l'énonciation d'idées, de vues et de sentimens dont aucun des membres de l'assemblée n'avait été jusqu'alors soupçonné, si co n’est par l'honorable John Richardson. On vit, pour la première fois, le gouvernement de la Grande-Bretagne, sa législation, son Système colonial, le gouvernement de la province, la chambre haute de sa législature, les fonctionnaires publics, en un mot, toutes les autorités constituées du pays, attaqués, dénoncés, vilipendés, à outrance et satiété, dans des débats où figurent particulièrement
MM. Bourdages, Papineau, Cuvillier et Lee,.et dont
une partie, au moins, nous à paru historique et mériter de passer à la postérité. |
Après que la chambre so fut formée en comité général sur l'état de la province, M. Bourdages dit qu'il avait à soumettre une série de propositions qui embrasserait Ja plupart des objets qu'on avait à pren dre en considération, laquelle était que le comité eû! instruction de considérer s’il ne serait pas expédient de n’accorder aucun subside, jusqu'à ce que les principaux griefs dont, depuis plusieurs années, cette province s'était plainte au Souvernement impérial, fus sent redressés, c’est-à-dire; 10, jusqu'à ce que cette partie de l’acte de la 14e Goo. ILE, chap. 88, qui im pose certains droits recevables dans la ci-dovan provincede Québec, ait été révoquée; 20, jasqu’à co que les juges aient été exclus des conseils législatif ct exécutif, ot rendus indépendants durant bonne con duito ; 30, jusqu’à ce qu'il ait été effectué une entière
réforme législatif revenus été appli nement c le contrô] ce que Ie ordre des quelles il jusqu’à ce dées en fra françaises “ya nous atten tions du co redresseme fait. Iles nous emple voir pour a; Cipaux mo) premièreme l'entière abot il ne voulai ment, de n° n'aurons pa griefs,” Quoique M recommanda:
projet de coer ment de la cor Plète dans la ] * Du jatin coe)
sens de vouloir f Conscience.
érial, en
s, étaient sé qu'utit lieu à ens dont été jusle John gouverion, son vince, la Jnnaires tuées du ance et érement
.et dont
et méri-
comité
ges dit ons qui à prei:
nité eût!
pédient ss printte projal, fus e cette Qui im:
devant qu’à co latif et 16 CO enticre
réforme dans a Composition des Conseils exécutif et législatif de cetto province; 40, Jusqu'à ce que les revenus casuels et territoriaux de Ja Couronne aient été appliqués Pour défrayer les dépenses qu £gouver- » nement civil et de l'administration de la Justice, sous le contrôle de l’ssemblée de cette Province; 50. jusqu'à ce que: les fonde Provenant des biens du ci-devant ordre des Jésuites aient été appliqués aux fins auxquelles ils avaient été destinés dans l’origine; Go, jusqu’à ce que les terres de Ja Couronne soient Concédées en franc-aleu roturier, pour être régies par les lois françaises Maintenant en force dans Cette province.
IL y a trois ans, Continue M. Bourdages, que nous nous attendons à voir mettre À effet les recommada.. tions du comité de la chambre des Communes, pour le
et Cependant rjem n'a été
solument nécessaire que nous employions les Moyens qui sont on notre pou-
voir pour amener ce résultat désiré. Les deux principaux moyens Constitutionnels qui se présentent sont, Premièrement, de demander au parlement impérial l'entière abolition du conseil législatif (dont tout à l'heure il ne voulait que l'entière réformation,) et, seconde. ment, de n’accorder AUCUN subside, tant que nous n'Aurons pas obtenu le red griefs,’ Quoique M. Bourdages Outrepassât q 'écommandations du Comité de ] projet de coercer *% l'A ngleterre, il ment de la Constitution, une révolut Plôte dans la Province, M. Cuvillie
mn
e beaucoup les 828, que, dans son voulût le renverseion à peu près comr trouve qu’il ne va
Ontraindre, et Pris ici dans le agir contre la volonté primative, ou la
* Du jatin Coercer, restreindre, sens de vouloir forcer à Conscience.
fat
pas, où qu'on ne va pas assez loin dans les propositions
soumises à la chambre, et en effot, il va bientôt plus loin lui-même, et s'écrie : “ Pourquoi ne pas demander la révocation de notre glorieux acte constitutionnel, comme on l’a appelé, mais qui n’était rien moins qu’un octroi de privilèges pour nous: il revêt du pouvoir, en dernier ressort, le roi et son conseil privé : il est humiliant pour nous,” &e.
Après quelques mots de M. Neilson, qui trouve prématurée, ou présentée inoportunément, la proposition de M. Bourdages, ce dernier répète qu’il croit que le principal remède aux maux du pays est l'entière extinction du conseil législatif; mais sa proposition est négativée, à la majorité de 50 contre 19.
En soumettant ses propositions, l’une après l’autre, au comité général, M. Noilson parle peu, mais fournit à d’autres l’occasion de discourir, de déclamer et d’invectiver ab hoc et ab hac.
En secondant la première proposition de M. Neilson, M. Cuvillier dit que le gouvernement provincial s'était opposé à la diffusion des lumières ; qu’il reprochait au peuple d’être ignorant, et qu’il lui était en même temps les moyens de s'instruire, “ Le gouvernement français, continue-t-il, nous a fait des dons d’une muniticence royale, qui pouvaient répondre suffisamment aux besoins croissants de la population, et qui ont été employés très avantageusement pour l’éducation de la jeunesse canadienne. Nous avons été témoins de ses heureux résultats pour le pays ;* et quel sentiment doit réveiller en nous la vue de ce bâtiment
* M: Cuvillier est ici d'un avis contraire À celui des historiens, des voyageurs, et des publiscites, qui ont accusé le gouvernement
français d’avoir presque entièrement négligé le soin d'instroire le BR
peuple de ce pays; accusation, au reste, qui pouvait être porte alors contre la plupart des gouvernemens européens,
(la ma science:
convert semblenité, po M. Pa sions ge “Les jus ont dû :
quiconqu d’un peti:
NOUS son:
être em?
salarier, @ l'injure ; d OcCuper d Pays. Le biens des J tion prim Cupidité de privés d’av:
faction. I, €nCore ordo Si des | colléges, nor Un pays br, Système inic la période où faire partie de qu’à cette ép le vaste terri que de deux domination a britanniques (
DEAAUORR (la maison dos Jésuites) où l'on cultivait autrefois les Hu sntôt plus sciences avec tant de Succès,
à an
demander converti à l’usa
tutionnel,
ins qu’un 1 pouvoir,
nChérir sur les expresvé: il est Sons sentimentales ou énergiques de M. Cuvillier, “Les justes Observations de l'honorable mem bre, dit-il, Hé: trot Ont dà toucher la sensibilité, déchirer Je Cœur de | proposi- quiconque es dère ou époux, et songe que la perversité | w’il croit d’un petit nombre d'hommes ROUS dépouille de biens qui oBt Den nous sont destinés, dilapident des révenus qui doivent 5. | proposi- être employés à une noble et utile fin, pour Jes » 19. salarier, eux, les ennemis du pays, Pour ajouter insulte à. 8 l’autre, l'injure ; d'une poignée d'individus, envoyés ici pour ii four. OcCuper des emplois, pour retarder la Prospérité du larmer'et pays. Le Souvernement anglais a voulu que les biens des Jésuites fussent réservés Pour leur destina- M. Neil- tion primitive... Noug sommes victimes de la OVITAA Cupidité de quelque il repro- :
était en
ouverne- +
ns d’une li usa - NOUS seront forcés d enVOyÿer nos enfants dans #
1, et qui Un pays Zbre pour ÿ recevoir l'instruction. Le même ne l'éduca- Système inique que nous voyons adopté ici a raccourci He ons été la période où les anciennes colonies devaient cesser de Ceres ketquel M faire partiede l'empire britannique. Qu'on se rappelle (Er âtimiènt qu’à cette époque, Parce qu'on avait Cessé d’être juste,
—— le vaste territoire des Etats-Unis, qui n'était couvert
HR oRens) que de deux millions d’habitans, ne fut plus sous la
struire le Le domination anglaise, et dan
re portée
S vingt ans, les colonies
britanniques de Septentrionalo Contien-
l'Amérique
dront avasi 2,000,000 d'hommes ; ©t si l'on pouvait SUppose" ‘,1'0on voulut sciemment continuer le même système oppressif et lyrannique, on devrait craindre que les mêmes causes ne produisissent les mêmes effets, sous des circonstances plus favorables, parceque, 30,000,000 d'hommes, qui voient d’un œil jaloux le pouvoir de la Grande-Bretagne, seraient les alliés naturels des opprimés, et seraient prêts à les soutenir pour. la défense de leursdroits. La métropole peut faire durer notre liaison avec elle par sa libéralité et sa justice, et non "en dépensant des millions en fortifications que nous ne demandons pas, lorsqu'elle a la mesquinerie de ne pas faire une dépense modique et nécessaire pour bâtir des casernes, et nous rendre nos colléges.”..
La sixième proposition, ayant rapport au système judiciaire du pays, donna lieu à des débats où 8e ‘distinguèrent particulièrement MM. Neïison, Duval, Pro, Quesnel, Cuvillier et Bedard, et fournit à M. Papineau l'occasion d’une nouvelle censure, assi virulente que la première. “Le tableau que l'on a déroulé de nos malheurs, dit.il, est le fruit de l'ignorance et de la malveillance dans le choix de ceux qui ont été appelés à administrer la justice. L'on peut demander quels motifs, quelles raisons peuvent alléguer des hommes déclarés indignes de la confiance publique par les représentants de six cent mille habitans. Où est-il dit que le roi pourra appeler des juges, des hommes dont les fonctions répugnent avec celle de législateurs, au conseil législatif.” *
* Et où est-il dit qu’il ne le pourra pas ? D'ailleurs, il avait déjà
êté dit que le roi n’appellerait plus de juges au conseil législatif, malgré que :
“La place des juges, ici comme en Angleterre, devrait être au conseil législatif ”— Discours de M. PLaNTe.
‘ L'on sent la nécessité d’appeler les juges au conseil législatif,” —Discours de M. J. M. MonpgLer, .
Parlan publiée p suivant |:
da propri à la passat très-mauvc enlevait , transporte devaient d Ceux qui traire, ont dépouilleme:
entendre le
cette gazet
ne,
“M. Bedard perte des lumi, Pas perdues, f recevoir dans dans le Congei Constitution.”
* 4 J'ai à cœu représentans ac Constitution, la Grande- Bretags accordée à aucu chambre, janvie:
Au diner pa portée par le pi devons à la poli l’Angleterre pui discours, où il d
€ sa: promu] ga!
Comme l’œuvre « eux Comme un bie les gouverneurs, tribunaux de ju:
tuées, tout le cle ormément profe:
tion. Nous avio:
sance envers la ( prétendu atiaque Main des géants.”
f Voir Tome IT,
Parlant de l'établissement de la Gazet
te de Québec même publiée par autorité, M. Papineau s'exprime ainsi, re que suivant la Minerve, etc. : «(ent pendant que le père effets, da propriétaire du journal “eque, Ï © pouturels ur. la durer ce, et 8 que traire, ont été forcés de ie de dépouillement de leur Propri pour entendre leurs réclamations, Chaque publication de ss cette gazette est un acte nmoral et une violation de la ME “M. Bedard dit que ce qu’on paraissait le plus regretter était la ts où perte des lumières des juges ; mais que leurs lumières ne seraient ison Pas perdues, pour cela; que l’on serait seulement obligé de les & recevoir dans un lieu plus convenable à leur dignité, c’est-à-dire urnit dans le conseil législatif: que c'était Jo leur place, suivant Ja nneaS constitution.”—/Ze Canadien du 27 février 1808. ia * (J'ai à cœur autant que pas un de mes concitoyens, que leurs on a représentang ne ll toute l'importance que leur confère la rance Constitution, la ernière, /a Meilleur, , la plus analogue à celle de La . Grande-Bretagne, que la nation anglaise, dans sa libéralité, a tété accordée À aucune de geg colonies.” — iscours de M. Papineau en der chambre, janvier 1818.
nde Au diner Patriotique du 7 octobre 1822, à la santé suivante, des x portée par le président: 4 Notre heureuse Constitution ; nous la devons à la politique éclairée d:8 jias Srands tommes d'état dont par l'Angleterre puisse s’honorer,” M. apineau ge leva et pro at-il discours, où il dit : “Notre excel] ituti mes eillie par rs Eux Comme un bienfait inestimable i ?
. Depuis ce temps jusqu'à ce jour, mbre ‘assemblée, leg
loi.* “‘Dirons-nous ici avec HoRAcE, Risum teneatis ? OU avec CICERON, voces sunt Contumeliosæ, temerè ab trato accusatore emissæ ?
Le défaut de responsabilité sufisante et de comptabilité convenable ne fut Pas une source moins féconde de divagations, et parfois aussi de déclamations. Ce défaut, réel ou: prétendu, fournit à M. Neilson l’occasion de dire que, sous prétexte d’arranger nos différens avec le Haut-Canada, on a rendu permanens dos actes que la législature provinciale avait faits temporaires, de manière qu'il ne restait pas à l’assemblée un Contrôle suffisant sur ceux qui avaient en garde les deniers publics. M. Neilson n'explique pas comment la permanence de ces actes produisait un effet que n'aurait pas produit leur temporanéité.
M. Bourdages fait remarquer combien a été grande la libéralité de la chambre d’assemblée, pour subvenir aux frais de la guerre de 1812, et empêcher que le Canada ne passât sous le gouvernement américain, “ La mère-patrie, continue-t-i], en faisant revivre, par . l'acte du Commerce du Canada, des actes passés dans un moment de nécessité, a oublié tous les sacrifices que nous avons faits.”
“ Nous sentons tous les Jours, dit M. Cuvillier, les effets destructeurs de semblables dispositions, parceque, si l’on peut statuer pour nous, nous cessons d’avoir le droit de prélever et de retenir les subsides. Les lois que le parlement impérial a injustement faites pour nous, nous mettent dans un état contre nature: nous voyons nos coffres Pleins, et nous sommes obligés de chercher à les vider, pour empêcher
* Lord Durham a avoué que le gouvernement n'était intervenu que deux fois, en matière d'éducation et que ce n'avait pas été à son honneur.
que des est la co:
la sociét.
les dilaz d'objets q ns ne v £44,000 Q ronne, et sommes re 4 pas, selo merce du sujets brit chambre n acte ne fût Ce fut la débats los étranges, le venance, à | M. Lee pa Son. “Qui impérial n’a:
dispositions vanté n'est plus grandes cet état de ch tannique, n’y M. Burke sen qu'il devait a seil législatif r ment. En 16 était devenue dans ce pays cç
* La constitutior acte Constitutionne
DU CANADA, que des mains moins Pures ne le fassent.
À ÿ à la prérogative royale, nous Sommes réduits à faire des lois pour des Ponts, Il n'y
4 pas, selon moi, de loi Plus inique que l'acte du Com- Mmerce du Canada: il anéantit tons los droits des j S, Ot si l’on suivait PAS Un pas de plus a acte ne fût abrogé.’
Ce fut la douzième Proposition qui OCCasionna leg débats les plus extraordinaires, les discours les plus étranges, les déclamations les Plus opposées à la con- Venance, à la prudence et à la loyauté,
Premier après M. Neil- Son, “Qui ne comprendra, dit-il, que le parlement
ce de maux dans ses
que le pays n qu'il devait Avoir ; il prédit même alors, que le conseil législatif ne serait qu’
generee
pianiste ter ia eee seen ee
+ SP rer
ae. he opérée nes
L'acte de la 31e Geo. IIT, ne tend qu'à démoraliser le peuple, et je regrette qu'à l’époque où une nation venait d'acquérir l'indépendance, il n’y ait pas eu assez d’éducation dans le pays, pour avoir fait sentir l'urgence de ne pas refuser la main que lui tendait la liberté. La grande cause du mal parmi nous, c’est notre acte constitutionnel, Ce n’est pas aux vieillards, c'est à la Jeunesse éclairée du pays que je m'adresse, parce que les lumières de l'éducation lui ont surtout donné l'énergie et la constance, dont malheureusement nos pères n'avaient pas hérité.’ M. Lee demande, ‘ d’après Fox,” que le conseil législatif soit soumis à des élections fréquentes et répétées...
Si l'on dut être étonné d'entendre M. Lee, que son âge aurait dû, ce semble, rendre au moins plus prudent et plus réservé, s'exprimer comme aurait pu faire un jeune homme dépourvu d'expérience et de sagesse, on ne dut pas l'être moins, en entendant un vieillard presque septuagénaire, et membre de l'assemblée depuis plus de vingt ans, M. Bourdages, dire qu'il préfère l'entière abolition du conseil législatif, parce que
ce remède sera obtenu plus facilement que le premier, et que l’on a l'exemple des colonies, qui prospèrent, parce qu'elles n’ont pas de conseil législatif.
M. Bedard, répondant à M, Lee, se montre indigné du langage qu’ila tenu. “Il ena appelé aux jeunes gens, dit-il, mais il n’a pas éxprimé leurs sentimens, lorsqu'il a déploré le malheur qu'avaient eu nos ancétres de ne pas se séparer de la Grande-Bretagne. Nos ayeux ont agi sagement, en ne se rendant pas à l’invitation de ses ennemis. C'est de la métropole que cette province tire toute sa force ; et qui ôsera révoquer en doute sa libéralité à notre égard ? Quelle
libéralité, en effet, de nous avoir donné un gouverne-
ment l'Euro] peuple:
def s’il langage borer Ce comn.e loyauté avoir ex quant à Si la 1 Papinear plaît pas que M. F delée sur ner lui-m.
Pour max mée heure nellement plus tranc] être bonne une colonie.
tie au milie Pauvre pou dans un pa) développées législatif dé Posé d’une a rent
* L'Angleten 8 trouvé une to Châteaux, ou de Î Les conseil] denier du trésor
. $ La coloni istence. Ho
iliser le venait z d'édurgence té. La te consst à la que les nergie
pères l'après ections
ue son IS pruu faire \gesse, eillard lée deil préce que emier, rent,
digné jeunes mens, ancé- . Nos l’invi- > que révojuelle érne-
M. B Papineau, sa logique, ou on sens politique, ne Jui { plaît pas davantage, I] se Montre d'abord étonné & que. Bedard trouve
D deléo sur celle de ] ner lui-même tout le monde, en la voulant faire
passer Pour mauvaise et se, après l'avoir procla-
fois au Moins solenenthousiaste et le
nellement, et cela plus tranchant.
être bonne pour une colonie,
Sources sont si peu Ici, où le conseil
LE pp rage mr TR re
* L’Angleterre n’a Pas créé une aristocratie dans ce Pays; elle en & trouvé une toute créée, non au milieu des forêts i Châteaux, ou des manoirs Seigneuriaux,
on législation, que l’on n’a fait que pour les deux Ca. nadas......On ne s'est Pas avisé de donner un corps législatif, nommé à vie par l'Exécutif,* au Nouveau:- Brunswick et à la Nouvelle-Ecossu,t Parce que l'on a senti la contradiction de nommer une seconde branche qui ne pouvait que se livrer aux mêmes excès que ceux qui avaient le pouvoir de les nommer, de les acheter. Notre constitution a été fabriquée par un ministre tory, agité par les frayeurs de la révolution française..…..Fox avait bien prévu et prédit que notre conseil législatif serait couvert du ridicule dont il est aujourd'hui abreuvé."”
M. Papineau, qui a goûté la proposition de M, Bourdages, se prononce contre celle de M. Lee, c’est-à-dire contre un conseil législatif électif, et essaie de se tirer de la contradiction où il s’est mis avec lui-même : mais comme il y a loin de la réticence, ou d’un simple témoignage de satisfaction, ou de reconnaissance à un éloge emphatique et outré, au lieu de dire que le peuple avait été bien conseillé, il aurait dû dire que le peuple avait été trompé par le langage de ceux qui l’avaient conseillé, qui n’aurait été que celui de la dissimulation,
Après avoir dit que l'administration et ses vils suppôts étaient trop puissants en Angleterre, pour que nous puissions nous flatter que notre voix sorait entendue, si nous avions parlé d'innover, M. Papineau se montre encore plus confiant et plus crédule que M. Bourdages, par la raison qu’il voit sous des couleurs plus noires le corps qui l’offusque ; et qu'il prend l'opinion de quelques niveleurs anglais pour celle de
* On s’est servi, et l’on se sert encore dans ce pays, du mot exécutÿf, comme substantif, pour signifier le gouvernement.
Ï Si on ne l'avait pas fait, on ne tarda pas à le faire.
la natior
nuisance
ne les vo
eu la bon
délivrät :
sante que nous Île nous flatts en lui der la législai prospérité la Grande donnée est M. Cuvil à l’Anglete selon lui, n le droit d’e:
de la 31e G actes du P:
comme des droits,
M. Quesn.
le but qu'il s'était charg situation mal lant les maux
M. Bourda, Chargé de la «
* Expressions « en 1822, et avant
Î Le petit nom avant 1790, avo toute à leur avan terre avait été au daient MM, Papi
seraient sous le jo langue et protests
x Ca- la nation entière, Il croit que nos conseils sont une corps nuisance et un fardeau pour la colonie, et que si nous veau- ne les voyons Pas encore anéantis, l'on a inche nous avons ceux êt à nous heter.
inisfran- 1otre Paix et à la il est Pourrions déclarer à la Grande-Bretagne que la constitution qu’elle nous a jour- donnée est an essai malheureux. * dire M. Cuvillier ne veut pas que nous ayons obligation e se à l'Angleterre de Nous avoir offert une Constitution : me : selon lui, notre qualité do sujets anglais nous donnait nple le droit d'en avoir uns avant l’époque à laquelle l'acte ce à de la 310 Geo.
le le que qui droits, dis- M. Quesnel ayant interpellé M. Neilson d'exposer le but qu'il se Proposait, ce dernier répondit qu’il ne. sup s'était chargé que de faire déclarer à la Chambre la que situation malheureuse où so trouvait le Paÿs, en détail. en- lant les maux L 80 M.
urs * Expressions €mpruntées à ceux qu’on appela anti-canadiens, nd en 1822, et avant 1822, ; Le petit nombre d’Anglais Qu'il y avait dans le Pays voulurent, de avant 1790, avoir une Constitution, ou une représentation, mais es toute à leur avantage, et à l'exclusion des Canadiens ré rre avait été aussi m
al disposée envers ces derniers daient MM, Pari ü i
que le préten-
Spincau, Ouvillier et Lee, il ya lon temps qu'ils
seraient sous le joug, à Moins qu’ils ne fussent devenus Anglais de langue et Protestans,
un port quelconque. “Il y a assez de temps, s'écrieit.il, que l’assemblée fait entendre ses lamentations, ce n’est plus le temps des jérémiades.” Il s'étend sur la nécessité de s’éveiller, et d'exprimer de fortes, d'énergiques résolutions, et dans ce qui suit, fournit un échantillon . de sa manière de penser et de parler, «“ Lo temps est passé où l’on pouvait soupçonner la 1. ÿauté des Canadiens, et s’il est un crime à faire à la mère-patrie, c'est d’avoir oublié leur attachement et les services signalés qu'ils ont rendus. Qui a conservé le Canada à l’'Angleterre, dans deux occasions différentes ? Qui a versé SOn sang pour résister à une domination étrangère ? Le peuple de ce PAÿS seul, et ces infimes calomniateurs ont été les premiers à vouloir détruire les liens qui l’attachent à la métropole, à les solliciter même à une séparation dont ils repoussaient l’idée, Qu'on se rappelle que c'est dans cette enceinte même, dans. lo moment où l'ennemi paraissait sur nos Côtes, que les Commerçans anglais assemblés voulaient à l’uramité, livrer les clefs de la ville aux assiégeans | Et qui 8'opposa au projet de ces lâches, de ces traitres ? Quien arrêta l'exécution ? Qu'il soit dit à l'honneur de mon Paÿ5, un Canadien, un homme de cette nation qui a - volé en masse sur la frontière, en 1812, pour s'opposer à un ennemi qui lui promettait la liberté, Les journées mémorables qui ont couvert d'honneur les enfans du sol, et de honte et d'opprobre ceux d’une terre étrangère, sont "in témoignage que la calomnie et l’envie n'ont pu détruire, de la fidélité des Canadiens, qui semble malheureusement avoir été oubliée de la
Grande-Bretagne. ”*x * On voit que M. Bourdages, tout en voulant coercer l’Angle-
terre, et opérer une révolution dans le ouvernement du Bas-Ca.nada, veut continuer À être un sujet fidèle ; mais il ÿ a dans son. récit des exagérations outrées, des conclusions fausses, et une confusion de faits et de date qui le rend presque inintelligible.
Les adoptée proposi des déc ration fi
‘ lo.
tout de « chap. 31 composé exécutif, de la lég essai mal
le régime das seule Prospérite “20. Ce en garant ses plus g dans la su en Amériq tocratie as Combatt veleuses d ment aux fit un disc règne et d regrettons : “ L’honor taché à no:
ment et qui
.efforcé de d
rien moins ( tendre, cette hotre malheu:
rie:t-il, Les dernières Proposition de M. Neilson ayant été Ù es adoptées, (le 10 mars » M. Bourdages soumit Jes deux cessi ropositions suivant . prop | 8, Qui étaierit comme Je résumé atillon ps est
Cana-
», C’est
ynalés nommés à vie par le pouvoir ingle- exécutif, en vue d'en former une partie constituante versé de Ja législature coloniale, Cette disposition a été un gère ? essai malheureux, introduit Pour la première fois dans mnia- le régime colonial britannique, Pour les deux Canaliens das seulement, par l’acte susdit, fatal au repos et à la ême à Prospérité de cette Province...
on se “20. Cette disposition a produit des résultats funestes ns lo en garantissant à l'exécutif provincial l'impunité dans 1e je vs nu grands écarts et n’a Pu être introduite que umite, AD8 la supposition Ï
si pp erron Pouvait trouver ai en
mon
qui a
oser
nées
8 du
tran-
nvie : “L’honorable membre, di i !
qui taché à nous développer . D ph > la
ngle-
-LAson.
con-