‹ Histoire du Canada et des Canadiens sous la domination anglaise [microforme]Chapitre 70 sur 72 · DIU · texte numérisé non relu

DIU

encore temps de le détourner, ane sage et prudente que nous le ferons.” Le Dr, Côte fait un long discours tout |

contre M, de Blourv.

La minorité ordintire n'avan

‘ersonnel

- t voulu voter ni pour cune ni pour l'autre adresse, celle de M. 1 neût que 18 approbateurs, et l'adresse Morin fut adoptée, à la majorité de 46 contre 31,

Le lendemain. 26,

A] tsclereau

à une hcure, aux messawers

chargés d'aller demander au sonver fl ni

vreré l'aller demander au SOUVerneur quand i] Jui

oies 6 rocovoiv l.

plairait de recevoi la chambre avec Son adresse, 8on Lu )

“à trois heures.”

L'adresse ayant été présentée, à l'heure indiquée, par ; LI

avaient votée, son

Excellence répondit laconiquement, furatour et les membres qui | Excellence leur répondit :

L NT NITU M. l'ovateur et MM. de la chambre d'assemblée : “ Je transmettrai s perte infor.

: msmottrai sans perte de temps, pour l’information du &ouvernement de sa Majesté, l'adresse que vous venez de me présenter, Je ne Puis, néanmbins ’ A An arme m'empêcher d'exprimer In douleur que j'éprouve, en si : 1 » © ‘pprenant que vous persistez dans votre dé ton de priver le Pays des avantages d'une Comestique, jusqu'à ce que toutes les de VOUS avez faites aient été accordées,

termina législature mandes que | demandes qu'il nest pas au pouvoir du SouVernement d'accorder, et que les plus hautes autorités de empire ont , Qu'il n'était pas expédient d'accorder,

“Cet abandonnement volontaire et fonctions comme branches de la ]

déclaré

réitéré de vos égislature locale, 4 reçue des plus

nonobstant l'assurance que vous av hantes autorités auxquelles vous en avez appelé, que des améliorations scratent faites dans les | Cut et législatif, tout en augmentant les maux qui pèsent sur cette

Conseils exé- Jjournellement province, est en même

et c'est par Une politi-

pen iar

grrr gen

temps une annhilation de la constitution dont cette législature tire son existence.

‘ Comme l'on n'a malheureusement dénié l'assis tance quo J'espérais recevoir des représentans du peuple, pour tirer ie pays des difficultés pressantes dans lesquelles il se trouve, il no me reste plus qu'à vous assurer quo j'exercerai, au mieux de mon juge

ment, los pouvoirs dont je suis revêtu, comme repré sentant de notre souverain, pour préserver les droits et avancer les intérêts et le bienêtre de toutes les classes des sujets canadiens de sa Majesté.”

Le conscil législatif n'eût guère à s'occuper, en corp: que de sa réponse au discours du gouverneur.* Voici ce que nous y trouvons de plus remarquable :

“ Nous assurons votre Excellence que nous regar. derons comme notre devoir de concourir dans tout Lil constitutionnel pour pourvoir au paiement des arrérages actuellement dus pour le service civil de ce gouvernement, afin de prévenir la nécessité d’avoir recours à l’exercice du pouvoir dont on se propose d'investir votre Excellence, par un acte du gouverne ment impérial.

‘ Nous pouvons assurer votre Excellence que nous sommes fermement convaincus que votre Excellence croit consciencieusement, que les principes qu'Elle à posés comme devant lui servir de règle de conduite, sont propres à avancer les vrais intérêts du pays...

“ Dans les circonstances actuelles, où quelques hommes malintentionnés et d'influence ont, par leurs efforts secrets et publics, répandu la méfiance et l1 crainte dans différontes parties de cette province, et

* Bien qu’il eût nommé des comités spéciaux pour s'occuper de mesures ütiles, particulièrement un comité pour “prendre en considération les meilleurs moyens d'avancer efficacement l'éducation élementaire dans les paroisses de la province.”

me à u de sou en des slit cell ma pér que tion Deb

vert

me jé les a paix Coop IE] mêém tond pays conjo

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it dénié l'assis présentans du {és pressante:

reste plus qu'à de mon juge * comme repré rver les droits , de toutes le:

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rneur,* Voici uable :

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lence que nous tre Excellence ipes qu'Elle à le de conduite, ts du pays...

, Où quelques > ont, par leurs méfiance et la te province, ei pour s’occuper de

“prendre en concement l'éducation

recommandé publiquement la désobéissance et la résistance aux lois, le conseil législatif croit qu'il est absolument de son devoir d'assurer de nouveau votro Excellence de son soutien ferme et constant, lorsqu'il sera nécessaire, pour maintenir l'intégrité de la con. stitution, défendre la connexion qui subsiste heureusement entre là mère-patrie et cette province, favorisée à un si haut degré, et qu'il fer de lui pour remplir souverain, ct les égards dus aux intérêts de l'empire en général, et au bien-être de cette province, les devoirs importants qui lui ont été conñés par la conslitution, et qu'il concourr:

4 tout ce qui dépendri Avec une loyauté dévouée à son

L volontiers avec votre Kxcellence dans toutes les mesures qui seront propres à maintenir et perpétuer Ja paix, le bonheur et la prospérité de toutes les classes des sujets de sa Majesté.” Les honorabies Viger et Malhiot protestèrent contre quelques paragraphes de cette adresse, dont la rédaction avait été confiée aux honorables Cuthbert, Debartzch, Stuart, Joliette et de Roc Yerneur y fit la réponse suivante :

M. le président et MM. du conseil législatif: “En vous remerciant de ce

me dispenser de vous témoigner la satisfaction que j'éprouve, en apprenant q

ue mes cfiorts pour effectuer

les améliorations qui peuvent avancer et maintenir la

puix, le bonheur et la Prospérité de toutes les classes

des sujets de sa Majesté, seront secondés: de votre Coopération zélée et de votre appui,

“ Les tentatives auxquelles vous faites :

même temps qu’elles ne peuvent qu'exe

heblave, Le gou.

tte adresse, je ne puis

illusion. .….en iter un pro-

iond regret, imposent, à tous ceux qui ont le bien du

re de côté, dans une nte, toutes considérations

Pays à cœur, le devoir de mett Conjoncture comme la prése

mineures, et de tâcher de concentrer l'énergie, les talens ot le patriotisme qui se trouvent dans la pro: vince, en un seul ct même effort, pour détourner les alamités d'une discorde intérieure, résultat inévitable de semblables tentatives, et pour placer la provinec dans uno position à pouvoir atteindre les avantage qui, par la faveur de la divine Providence, se trouvent si facilement à sa portée.”

Pour revenir à la chambre d’assemblée, la conduite désespérée qu'elle tint, en cette occasion, n'étonna point ceux qui savaient que les hommes que la poli tique de parti, où nn désir désordonné de dominer à exaliés et mis hors du sens rassi, ne reviennent point sur leur pas, quelque faux ou dangereux qu'ils aient été, et qu'une idée une fois logée fixément dans eur esprit n'en peut être chassée que par un choc violent, piu' une catastrophe inattendue sinon toujours épou vantable. Cette conduite avait été prévue par plusieurs de nos écrivains publics, quoique l'acte d’abdication qu'elle impliquait fût sans antécédens dans les annales des peuples. On avait vu des corps législatifs renoncer à leurs pouvoirs, ou les remettre en d’autres mains, par des motifs plus ou moins louables ou patriotiques ; mais jl était réservé à notre chambre d’assomblée d'offrir au monde l'exemple unique d'une démissio! volontaire, d'un suicide politique, médité et accompli dans le désespoir et le dépit de ne pouvoir pas venin à bout de son dessein d'établir dans le pays, à la place de la constitution dont elle tenait son existence, une démocratie pure, où une tyranie populaire. Néanmoins, en se suicidant la chambre d'assemblée ne faisait que prévenir l'interdiction où les autorités bri. tanniques n'auraient pas manqué de la mettre, après la réception de sa dernière adresse; non pour se ven:

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ger des injures gratuites qu'elle leur prodigunit, ou des défis hantains qu’elle leur faisait, mais pour mettre à sa place quelque rouge, 4ù moyen duquel le gouvernement pût marcher, Plusieurs regrettaient, dans l'intérêt de la tranquillité et du bonheur du peuple, que l'interdiction n'eût pas eu lieu aussitôt après l'adoption des 92 résolutions, d'autant plus que, depuis cette époque, elle n'avait fait que fatiguer, tourmenter toutes les autorités constituées et la population géné- ‘alement, arrêtant tout, troublant tout, et ne laissant voir en perspective que le désordre, l'anarchie ou le despotisme ; non que tel fût son intention ou sa volonté, mais parce que, selon la nature et le cours ordinaire des choses, la marche dans laquelle elle s'était laisséo entraîner ne pouvait aboutir que là. Cet entraînement déplorable, avec l'influence perniciéuse qu'il devait avoir immanquablement sur une partie de la population, était, peut-être, ce qui affigeait le plus les vrais amis de leur Pays, et faisait trembler ceux qui prévoyaient et redoutaient les dévordres d'une commotion populaire et les calamités inséparables de sa répression. Nul homme raisonnable, nul philanthrope surtout, no pouvait désirer le succès d'une insurrection, dans l’état de fermentation où étaient les esprits, et à la vue du déchainement des passions haineuses et violentes ; nul homme instruit, où exempt de préventions aveugles, ne pouvait croire un tel succès possible, et nul vrai patriote ne pouvait envisager, sans une profonde anxiété, les maux physiques et moraux qui seraient la suite d’une tentative aussi insensée que coupable, et vers laquelle tout parut tendre, dans une partie du district de Montréal, après le retour des membres de l'assemblée. C'était une perspective fondée sur de bien tristes apparences que

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488 itISTOTRE

celle qui faisait dire, quelque temps auparavant, à un de nos écrivains: “Jo tremble, quand je pense aux malheurs effroyables qui fondraient sur notre patrie, si le peuple venait à écouter les cris forcenés de l’agitation, du mouvement. Et où voulez-vous aller ? Où voulez-vous mener vos concitoyens? Dans un précipice qui engloutira nos libertés et notre bonheur pour toujours. Vous nous recommandez de lire l’histoire des Etats-Unis: y at-il la moindre analogie entre la position et les ressources de ces colonies et les nôtres ? En sommes-nous rendus au point où le malheur et l'excès de souffrances doivent pousser au désespoir ? Y a-t-il assez d'espoir de réussir pour compenser la crainte des maux qu'entraîncrait un revers? D'ail. leurs, malgré toute la bravoure de notre nation, qui ôsera répondre qu'il surgira un Washington du milieu de nos orateurs ? Si nous avons besoin de secours, de quel côté un autre Lafayette abordera-til avec ses bataillons ? Cessoz d’attiscr un incendie qui vou: consumerait infailliblement.”

Peut-être, néanmoins, était-ce prématurément qu'un de nos journalistes disait, le 18 août, jour de l’ouver ture du parlement provincial :

“Le véritable bienfait que les citoyens doivent attendre d'un gouvernement paternel est la suppres sion des doctrines qui peuvent pervertir le peuple ; et c'est co bienfait que nous réclamons avec instance parceque nous prévoyons que l'usage de la force, aujourd’hui, serait moins fatale à nos concitoye:s qu’elle no le deviendra plus tard. Il n’y aurait mai: tenant qu'un chef ot quelques adhérens à punir: dans quelques mois, il peut ÿ avoir à sacrifier des centain: d'hommes, qui, malheureusement, auront été ini entraînés ou précipités dans une démonstration hostile.

Si vie ren son été ma 8c8, terr déc ami est cett celu fra} que faut l'es] plus

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‘avant, à un } pense Aux otre patrie, nés de l’agis aller ? Où s un précinheur pour ‘e l’histoire rie entre la les nôtres ?

malheur et désespoir ?

mpenser la rs? D'ail nation, qui n du milieu secours, de il avec ses > qui vou

ment qu'un de l'ouver

ns doivent la suppres peuple ; et C instance e la force, ‘oncitoyes urait mai unir : dans 8 centaines été séduit:

ion hostile.

Si un malheur aussi déplorable pouvait arriver, les victimes pourraient l’imputer à l’inaction du pouvoir,”

Le gouverneur n'aurait pas pu convenablement rencontrer Ja chambre d'assemblée en parlement, si son oraleur où quelques-uns de ses membres avaient été emprisonnés, ou sous accusation de trahison, ete, ; mais la clôture de la session changoait l'état des choses, ot le même journaliste put dire pertinemment, le 28 août, à propos de la manière dont lord Gosford lermine sa réponse à l'adresse de l'assemblée : ‘Cette

déclaration sera reçue avec satisfaction par tous les *

amis de l’ordre, et si les effets suivent les paroles, il est encore à espérer que la paix pourra régner sur cette province. Le temps de l'indulgence est passé, celui de la plus stricte rigueur est arrivé, Il faut frapper les chefs de l'agitation, qui ne vont pas manquer de recommencer à tourmenter nos babitans : il faut punir les journaux incendiaires qui pervertissent l'esprit public, par la propagation des monsonges les plus odieux contre l’administration ot contre les amis de l’ordre.”

En effet, loin qu'il y eût encore liou de chercher à concilier la majorité de la chambre d’assemblée, aux dépens de la tranquillité du pays et de la moralité de ses habitans, il s'agissait de maintenir cette tranquillité et de préserver cette mo ‘alité, ou, pour mieux dire, peut-être, l'innocence de la population, en attendant qu ne nouvelle constitution eût remplacé celle que l'assemblée avait répudiée et mise “au néant.” Quant à la répudiation de la Constitution, ‘ quel remède,” demande un autre journaliste, “ appliquera maintenant le gouvernoment impérial, dont l'autorité législative ‘st suprême dans cette province ? L'assemblée, ou les

mençeurs de la majorité semblent l'avoir eux-mêmes .

RE nine spams > raprune u

mr D nc

indiqué, en abdiquant les pouvoirs qui leur avaient été conférés par l'acte du parlement britannique auquel l'assemblée doit son existence, et on disunt au gouvernement britannique, dans leurs réunions récentes, ‘qu'ils se regardent comme absous de leur allégeance, et ne se soumettent qu'à un gouvernement de force. Tel paraît être le gouvernement de leur propre choix, ot sous lequel soul ils semblent se juger dignes de vivre. Quant à nous, nous dirons que, puisque la majorité de l'assemblée a renoncé aux priviléges con. férés à ce corps, le gouvernement britannique est tenu de donner au pays un gouvernement local, non pas seulement dé force, mais de justice envers toutes les classes de ses sujets, et nous no craignons point qu'il en soit donné un autre par un gouvernement ‘onstitué comme celui de l'Angleterre. Les bienfaits que devraient procurer une législature éclairée, guidée par un esprit de justice envers tous les habitans, et animée du seul désir de procurer le bien-être et lo bonheur du peuple, se trouvaient tous à la portée de notre législature locale, avant que l'assemblée eût répudié la constitution par laquelle elle existait. Le gouvernement britannique a:offert, à plusieurs reprises, à l’assemblée sa coopération pour tous ces objets; mais l'assemblée a autant de fois, refusé ou négligé de s'en prévaloir, pour de misérables considérations personnelles et distinctions nationales, et s: conduite a été approuvée par la majorité des électeurs ! Cependant, ceux qui ont désapprouvé sa conduite ne devraient pas être plus longtems privés de bienfaits si essentiels, et qu'ils ont droit d'attendre du gouvernement britannique ; étant bien résolns, de leur côté, de remplir tous leurs devoirs envers ce gouvernement il est juste que, du sieu, il les fasse jouir de tous leurs droits.”

ravaient été ique auquel ant au gonus récentes, ‘allégeance, nt de force.’ ropre choix, r dignes de ) puisque la vilézes conque est tenu cal, non pas s toutes les nons point uvernement 48 bienfaits irée, guidée 8 habitans, en-être et lo la portée de emblée eût le existait.

à plusieurs ur tous ces Is, refusé ou les considénales, et sa 28 électeurs !

conduite ne de bienfaits du gouverde leur côté, ivernement le tous leurs

Co qui suit, quoique publié plus tard, peut trouver ici sa place,

“Jusqu'ici, on ne s'est que trop attaché à des dis. CUSSIONS Oiseuses, ct souvent @ de parti, sur des objets qui n'ét cause du malaise politique Pays,

“ Les hommes qui ont guidé le parti réformiste se sont, depuis quelques années, grandement abusés sur leur mission ; ik ont perdu de vue les ti qu'il était en leur pouvoir d'opérer,

nvenimées par l'esprit tent sûrement pas la sous lequel gémissait le

améliorations "1 St pour ne s'attacher qu'à l'introduction de théories douteuses, et dont la mise on pratique pouvait entraîner les plus graves Inconvéniens, Une fois Les bornes dépassées il leur 4 été Impossible de s'arrêter, et leurs exigences tou- Jours croissantes les ont enfin précipités dans l'égarement.” -

Ne pouvant dépouiller les habitans de ln provinco de tous leurs droits, même en abdiquant les siens, la majorité de l'assemblée avait voulu se donner au moins le plaisir de priver les habitans des townships de l'est de l'avantage d’avoir un district et une cour de Jjudicature, La Gazette de Sherbrooke sienale à la recon- RaIaAUGe de ces habitans, M. Gugy et les membres Au 8 étaient joints à lui pour leur conserv r cet avanaxe, Cest-à-dire, MM. D nat à “ Colby, De Rleury. Lar MeCr nes UE va FR “Le “ au cCraken, Mennt, Moore, Nu Stuart, Wells et Wood, et, à leur réproation, MM, Knight et Toomy, qui s'étaient joints à lt majorité pour les en priver. :

Le gouverneur ne laisen pas d'a

. gr, encore une fois au moins, comme s'il ç a mê | ; "il eût eru que la même législature

se encore être réunie, Vers la mi-octobre, c’est- ‘come, à Une époque où notre état de société appro-

ER

SE 2 D de ”

492 tisTotht

chait d'une anarchie complète, on voit lord Gosford, effectuant la mesure de l'amélioration du conseil législatif, (concerté entre lui et le ministre «les colonies,) en augmentant ce corps de plusieurs nuuveaux mem: bres, savoir: MM, J. B. R. ilenrez DE RoUVILLE, A. M. pe Sazaueury, John Malcolm FRAsER, Armable Dionne, R. W. Hanwoo», d. D. Lacroix, John PANG- MAN, À. C. OC, SABREVOIS DE BLEURY. Quelques autres messieurs avaient été désignés au secrétaire colonial, mais la part active qu'ils avaient prise à l'agitation avait fait changer d'avis à leur égard, Dans le même temps, MM. P. Dobartzch, F, À, Ques nel, George Pempenrow, Louis Panet, et Wm. Sur. pARD furent faits membres du conseil exécutif; et MM. Charles Boucner pe MoNTIZAMBERT et JEAN LANUE- VIN, furent nommés assistants secrétaires civils,

Ces derniers actes administratifs, de lord Gosford semblent former une séparation bien marquée entre l'Histoire générale du Canada sous la Domination Anglaise, et l'Histoire des Troubles du Canada. Nous ne pouvons pourtant pas terminer Ce volume avant d'avoir considéré l'état du pays, maïs un peu autrement que ne le faisait la chambre d’assemblée, sans app! nominal, mais ayant sous les yeux des documen authentique, dépêches, proclamations, résolutions, articies de gazettes, etc.

Pour commencer par les premicres, en remontan! un pou plus haut :

Le 11 avril 1837, lord Gosford écrit à lord Glence!£, ce qu'il ne voit Aucun risque de conunotions sérieuses, en conséquence des résolutions du parlement britanniqu et que, quant à une résistance armée, dd ne voit aucu raison de la craindre.”

Le 6 mai, le mème écrit au même, qu'il n'enver

Dou

ou

rd Gosford, onseil légis- 4 colonies,) eaux IMEM ROUVILLE, ER, Armable John PANa- Quelques u secrétaire ent prise à leur égard, F, A, Ques Wim. Suer.

utif, et MM.

EAN LANGEcivils, ord Gosford rquée entre Domination nada. Nous lume avant u autrement 0, SANS 4p} 8 documenrésolutions

n remontaän!

ord Glencels, | sérieuses, en britanniqu

te voit aucCi

il n'enver

pas sa lottre à sir Collin Campbell, ne voyant pour lors aucune nére. sité d'auginer r les torces de la province

Le 13 juin, lord Glenelg répond à lord Gosford : 4j, désire sincèrement qu'il n'arrive rien pour tromper l'espoir que Vous vous êtes formé de la continuati la paix et du bon ordre dans la province.”

Le

Le 10 du même mois, lord Gosford écrit à lord Glenelg : “Je ne puis vous cacher qu'en conséquence des assemblées qui ont 0 lieu, et de celles qui doiver avoir lieu prochainement, dans diflérentes parties di la province, je suis dans ln persuasion qu'un systèm d'organisation, sous l'influence de M. Papineau, commence à s'opérer. Le prin pal but de M, Papineau, parait être d’avoir une expression publique d'indignation contre les mesures des n inistres, d’exciter à des sentimens hostiles contre le #ouvernement, et de former une Convention pour renverser les autorités établies, etde mettre ainsi à exécut on des plans définitifs, Dans cette conviction, je sui prêt à adopter des Hesures promptes pour arrêter lo mal dans son principe, et j'ai l'intention d'émaner une proclamation pour Mmottre lo peuple en garde contre les fausses représentations.…..J’'ai toujours saison do croire que “masse des canadiens eat loyale et satisfaite.”

L6 + juillet : Pour que vous ne soyez pas induit en 'reur sur ce qui se passe ici, par los publications de Lt Minerve et du Vindicator, je crois devoir vous écrire que AT, Papineau et ses partisans ont êté très actifs à ‘sister aux assemblées qui ont eu lieu, dns la vue d'exciter le peuple, principalement contre les résolu. tions de lord John Russell, et aussi pour disséminer 3 doctrines illégales et séditieuses. Ces gazettes pourraient vous faire croire que les efforts de M. Papiheau Ont été couronnés d'un grand succès; mais

d’après tous les rapports qui m'ont été faits, je suis » -

porté à croire que les détails contenus dans ces jour-

naux sont beaucoup exagérés. Le pays est tranquille quoiqu'il soit certain que M. Papineau et son parti ont des émissaires en plusiours endroits pour propager leurs doctrines. Mais je ne vois aucune raison de craindre quoique ce soit de sérieux”

Le 11 juillet. #M, Papineau a parcouru dernièrement plusieurs parties du district de Québec, pour y faire de l'agitation, mais sans succès. Je vous ai déjà dit que c’est dans le comté des 1 Jeux-Montagnes, que ce sont montrées la plus grande excitation et la plus grande violence, on y a même été jusqu'à attaquer les propriétés et tirer des armes à feu dans les maisons de quelques sujets loyaux, parce qu'ils avaient refusé de grossir les rangs, ou de concourir dans les opinions de leurs adversaires politiques..…...J'ai fait émancr une proclamation, offrant une récompense pour l’arrestatien des coupables, et j'ai envoyé le pro: cureur-général à Montréal, avec instruction d'adopter des mesures promptes et vigoureuses pour maintenir les lois et amener à justice ceux qui les ont violées. Ces mesures, et l’arrivée du 83ème régiment, produiront, J'en suis certain, d'heureux résultats, et ramèneront la tranquillité dans toute la provinre, et je puis conclure cette dépêche en réitérant l'expression de ma conrie. tion qu'aucun trouble sérieux n'arrivera.”

Le 25 juillet, lord Gosford informe lord Glenele, qu'il vient de recevoir une lettre du procureur-général qui lui apprend que le comté des Deux-Montagne: avait été tranquille, jusqu'au moment où M. Papineau ÿ lit une assemblée ; “qu'il n’y a pas de doute que le: discours violents et inflammatoires qui furent pronon cés à cette assemblée, et les fausses représentation

Pa le

me sép me aé une qu’ arr bles can don j'att un Pap ot, il es lance RATO faits cp Papin

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tranquille Son parti r propager mn de crain-

ru dernièébec, pour Je vous ai Jontagnes, ation et la qu'à attau dans les ils avaient r dans les J'ai fait ‘com pense »yé le prod'adopter intenir les lées. Ces roduiront, icneront li conclure

ma conric.

| Gleneler.

ur-général lontagne Papineau le que le:

itpronon entation

bU CANADA, 498

qui y furent faites, n'aient été la cause des procédés illégaux qui s’en suivirent, que les dernières nouvelles sont favorables, et qu'il y 4 lieu d'espérer que l'ordre et la paix vont bientôt se rétablir.”

Le 2 septembre : “ Vous avez reçu une dépêche officielle du 26 août, vous donnant un détail des procédés de la législature, depuis le commencement de la sessior* jusqu'à sa clôture. est évident que le parti Papineau ne sera satisfait d'aucune concession qui ne le mettra point dans une position plus favorable pour mettre à exécution!ses vues ultérieures

» Savoir : /a séparation de ce Pays d'avec l'Angleterre ot l'établissement d'un gouvernement républicain, M, Papineau a été si loin, qu'il doit persévérer, ou se soumettre à une défaite qui détruirait toute son influence; le plan qu'il suit montre qu'il est décidé à tout tenter pour arriver À son but, Les attaques violentes ot injustifiables qui ont été faites par les ultra torys contre les canadiens-français, en général, ont créé une animosité dont M. Papineau ne manque pas de se prévaloir, et j'attribue à cette cause beaucoup de son influence sur un grand nombre des membres de la chambre, M. Papineau a des émissaires dans toutes les directions, et, quoique je ne sache pas qu’il y ait lieu de s'alarmer,

‘l'est besoin de beaucoup de précautions et de vigi-

lance, pour prévenir et arrêter les désordres qui pourtient avoir lieu, en conséquence des efforts qui sont lits pour exciter le mécontentement parmi le peuple, endant les huit jours que lord Gosford appela une session, M. Papineau avait gagné £1,000 pour le discours qui servit de canevas À l'adresse de la majorité de la chambre d'a ssemblée, Pendant los mêmes hnits Jours, ie président du conseil législatif avait aussi JAgné £1,000, non pas à faire du mal, à la vérité, mais à ne faire rien. Îl en avait été de même dans les automnes de 1835 et 1836, Ces salaires exhorbitans pour des session Hous, un abus criant,

496 Histothe

par les plus abominables représentations, Le gouver:nement a besoin d’être revêtu de plus amples pouvoirs et d’après l'opinion que j'ai maintenant, vous pourriez être dans la nécessité de suspendre la constitution. Ce n'est qu'avec le plus profond regret que j'énonce cette opinion ; mais mon devoir me force à le faire.”

Plus tard, lord Gosford dit à lord Glenelg, “qu'à moins que le gouvernement ne soit immédiatement armé de pouvoirs extraordinaires, tel que la suspension de l’habeas corpus, et la proclamation de la loi martiale, le flot de la sé \;tion ne pourra être arrêté que par des opérations militaires actives ; il espère que la connaissance que le gouvernement possède de pareils pouvoirs aura l'effet d'en imposer. Quant à recourir à la législature, il pense que ce serait 8e faire illusion, que d'attendre de la présente chambre d’assemblée, où d'une nouvelle, aucun concours pour remédier aux sérieuses difficultés qui existent, et il conclut par émettre l'opinion que les “ griefs qui ont été d'abord mis en avant par les chefs du parti mécontent paraîtraient n'avoir servi que de simples prétextes pour couvrir des desseins plus noirs.”

Si des dépêches nous passons aux journaux, on lit dans l’Ami du Peuple du 15 mai: ‘ La publication et la circulation gratis dans les campagnes des Paroles d'un Croyant, n’est sans doute que le prélude de la dis-

tribution d'ouvrages plus dangereux encore, en ce qu'ils seront plus à la portée des habitans, et plus capables d'agir sur leurs esprits. Les conséquences d’un pareil système de corruption et de démoralisation sont vraiment effrayantes, et le peuple qui doit en

être la victime est bien à plaindre.” Au commencement de juin, l'Echo du Pays disait : ‘ Six John Colborne......il est probable, descendra la

Le gouvetles pouvoirs Jus pourriez onstitution, que j'énonce à le faire.” nelg, “qu’à édiatement e la suspenation de Ia a être arrèté il espère que possède de r. Quant à rait 80 faire ambre d’asncours pour istent, et il riefs qui ont parti méconples prétex-

naux, on lit ablication et des Paroles ude de la discore, en ce ans, et plus onséquences moralisation qui doit en

Pays disait :

descendra la

rivière Chambly pour se rendre à Sorel. Si c'est le

8, NOUS pourrons voir de nos JEUX comment est fait un tyran.”

La Minerve du 13 publie le décrêt suivant du comité Central et permanent : “ On dénonce le journal publié à Québec sous le titre le Canadien, et on fait appel à tous les réformistes de la province de retirer leur appui à SOn éditeur, qui «à trahi et continue à trahir les intérêts du pays.” (C'était M. Etienne Parent à)

Vers le même temps, “le comité invite les citoyens amis de la réforme à ne pas distribuer les insiones du deuil... et recommande aux conviés de les refer afin de mieux accomplir le vœu du jour, de tarir la

Source du revenu gu'on nous pille,

Ju mensis die decint quarté, hoc mentitur Vindicu- {or : À sentry on the Champ de Mars, ete, .

On lit dans La Minerve du T août : “ Vendredi dernier, la princesse Vrororra a été proclamée reine... Lo CONCOUrS qui assista à la procession était assez MInCe......, La royauté est done en baisse parmi nous.”

On lit dans le No. du 14: « Le Township Reformer publié à Stanstead, dont les Opinions »x'harmonisent pas avec le parti tory, ou Constitutionnel, à été l’objet d une attaque nocturne, le 5 du courant. L'impriere à été ouverte avec effraction, tous les ca ‘actères amoncelés confusémen t, ot la presse dégarnie.”

Dans son No. du 18, la Minerve rapporte Ja santé Suivante : ‘ Le PEUPLE, Mnüitre des rois ; il connaît ses droits, et les revendiquera, à quelque prix que ce soit.” = Fi Lt #5: du 21, ii publie, sous le titre de

Dympathies à l'extérieur,” les Principes et les résolu. ons adoptées unanimement, par “ l'Association des Jeunes Gens,” de Toronto, où l’on trouve que “ tous les hommes sont créés égaux ; qu'un pouple qui

désire devenir libre, possède le droit légitime et inhérent de se gouverner lui-même ”......et beaucoup d’autres que” suivis de propositions si délirantes et d'injures si atroces, que tout le monde dut en exonérer les jeunes gens de Toronto, et les porter à la charge de qui il appartenait évidemment,

Deux lettres publiées dans le même numéro, en réponse à celles du secrétaire civil, rappelent à lord Gosford quelques-unes de ces fautes, ou fausses démarches, pour se concilier la majorité de l'assemblée, Le Dr. Côte, interprétant les paroles du gouverneur, dit: “ Son Excellence elle-même nous a dit qu’elle choisissait pour remplir les diflérentes charges de l’état tous ceux qui étaient plus particulièrement acceptables à la grande masse du peuple ; et M. M. Hotchkiss : ‘“ Les exposés ç: Vindicator, en autant qu'ils ont rapport à moi, sont parfaitement corrects, et comportent des principes auxquels j'adhère fermement, et dont son Excellence devait avoir uné pleine connaissance, lorsqu'elle inscrivait mon nom dans la commission de la paix ; et je ne puis supposer un instant, que c’élait dans l'intention de circonvenir ces principes, que son Excellence m'invitait à accepter la commission de juge de paix.”

La publication d’une lettre écrite par M. Mackenzie, dans un moment de mécontentement, au Dr. O'Callaghan,” étonne et indigne le Vindicator et La Minerve (du 21 août). Cette dernière. appelle cela délation, conduite odicuse, ete., et dit que “ le délateur est un monstre que la société répudie.”

Même No. “ Agitation! Agitation!! On nous informe que dimanche. ..il s'est tenu une assemblée de nos amis les réformistes irlandais du township de Sherrington. Le Dr. Côte, digne représentant du

me et inhéicowp d’auirantes et en exonéorter à la

iuméro, en lent à lord ses démarmblée. Le rneur, dit:

lle choisis- > l'état tous ceptables à Totchkiss :

qu'ils ont et compor- 1ement, et ne Cconnaisis la comiun instant, r Ces princcepter la

* M. Mac.

nt, au Dr.

tor et La pelle cela le délateur

On nous assembléc wnship de sentant du

Deuple s'adressa: à l'assemblée, avec son éloquence ordinaire et chacun se retira bien déterminé d'obtenir justice pleine et entière de

78 MAUL que fait souffrir à notre malheureux PAYS UR gouvernement tyrannique et coprompu.”

Dans le mûôme No, ‘elle publie un article ainsi CONÇU: ÉL'ESPOIR DE LA PATRIE, de cette ville Amis de la cause sac priés de

Les jeunes gens ‘ee du pays. ..,sont RES IMPORTANTES,

Dans le No. du 24 août : « De La Gazette du Bâton Bouge du 29 juillet, Trourres EN CANADA. Papineau rallie les canadiens-françuis dans toutes les directions, et des assemblées sont c

s'assembler. pour ArpA

onuvoquées pour protester contre les mesures atroces de cocrcition que lord Russell et l'aristocratie anglaise préparent contre cette colonie démocratique,"

De l'Evening Spectator du Détroit, 2 volution en Cunada. Nous donnons ce titre à notre article pour des raisons évidentes, A la vérité, on n’en est pas encore À verser le Sang ; le Canada n'est pas avec le gouvernemeut métro- S une attitude qui peut, d’un moment à l’autre, amener ce résultat. Le peuple du Canada à passée le Rubicon.”.…..

€ De l'Jowa News : Les affaires du Canada paraissent être dans un état tout-à-fait incertain..…....Une révolution sera probablement le résultat final.”

© L. M. N........Cet ercellent Correspondant du Vers York Daily Express, publie une autre lettre sur les ‘faires du Canada.

On lit dans le No. du 21 août : Lo 20 juillet, le 7e

encore entré en guerre politain ; mais il a pri

Deum ayant été entonné par monsieur le curé de St. nt en masse de l’église...

u fit immédiatement, à {4 porte de

Isidore, les habitans sortire Le notaire du lie

ra a en rmnnenenninn

l'église, la lecture de la lettre de L, M. N, qui requt des “tonnerres d'applaudissements.”

Le même numéro décrit des scènes qui marquent que la démoralisation avait déjà fait assez de progrès pour porter l'esprit de «édition et de trouble jusque dans les églises,

On voit dans le même numéro, que “ suivant l'annonce convoquant une réunion de jeunes gens patriotes, un grand nombre se rendirent à J'invitation, et projotèrent de former une société politique, à l'exemple de celle formée dans le Haut-Canada.”

Dans le No. du 4 septembre, après avoir affirmée qu'à St. Eustache, à Ste. Scholastique, et particulidrement à St. Benoit, le curé était resté presque senl à chanter le Te Deum ordonné par un mandement de l'évêque de Montréal, “qui parlait de la diffusion de doctrines perverses, à propos du royaume tombé en quenouille,” dit qu’il ne peut s'empêcher de chanter tout bas deux couplets extraits de ceux qui furent chantés à une petite fête de Saint Jean-Baptiste, en 1835, et dont il suffit de dire que l'une était sur l'air : ‘Le saint craignant de pécher.”

Ce fût vers le même temps qu'un grand-jury, où sa majorité, décida virtuellement qu'il n’y avait pas de mal à déchirer publiquement, avec mépris, injures et imprécations, des proclamations roy «les,* et que des voies de faits étaient dos choses innocentes,” sinon “ Jouables,” pourvu apparemment, qu'on leur donnût le nom d’espiègleries, >:

* Trouvant que ce n’est pas assez de déclarer innocents ceux ui l’ont fait, le “ comité de vigilance ” d’une paroisse de l'ile de Montréal résout, que les poursuites dirigées contre eux leur font honneur, qu'ils ont bien mérité de leur pays; et le comité central publie cette réeolution, avec tous les gros mots dont elle est remplie.

N, qui reçut

ui marquent 4 de progrès ouble jusque

suivant l’anes gens pa- J'invitation, politique, à Canada.” voir aflirmée particulière esque seul à ndement de diffusion de e tombé en de chanter qui furent Baptiste, en uit sur l'air :

l-jury, où sa avait pas de 8, injures et ‘et que des iles,” sinon

leur donnât

anocents ceux sse de l’île de eux leur font :omité central dont elle est

La Minerre du 14 publie qu'à l’arrivée de M.

Papineau à Saint-Hyacinthe, les citoyens s'assemblèrent, en un instant, et se rendirent, musique en

tête, auprès de l'homme du peuple, et le félicitèront de la manière Ja plus cordiale et avec enthousiasme. el. que (peu contents de cela,) ils se rendirent ensuite

dans un autre quartier du villago, où so trouvait Sir

John Colborne, et où la foule se mit à cricr: 4 Vive

Papineau ! À bas Colborne, A bas Gosford 1” ot que,

le même soir, on fit au Commandant des forces de

St Majesté un charivari affreux,”

La joie que cette ovation etce charivari causèrent à La Minerve fût un peu rabattue par l'afigeante nouvelle que “les Lorys avaient réussi à gagner l'élection de Bath,” ct que l'agent de la chambre était hors du parlement, Le correspondant ‘qui annonçait lo fait au Vindicator ajoutait, que la mise dehors de M. Rocbuck serait vivement senti, par le parti radical ot par le peuple, parce qu'il était le seu] dans Ja chambre qui énonçât des principes. "*

Dans son No. du 18, La Minemve dit: « Le Herald publie une Correspondance du lieutenant-colonel px Herrer, Commandant, (en vertu de la nomination de l'exécutif, et non du Peuple,) le deuxième bataillon de la milice des Deux-Montagnes, M. Hertel à l’honneur d'apprendre à son Excellence, qu'ils sont, lui et ses gens, des loyaux enragés, et que, si sa Majesté, la reine Victoria, veut bien leur permettre de ramper à ses Pieds, afin de pronver com bien plus ils aiment une jeune fille que leur Pays, ils s’estimeront les plus heureux des hommos.”

Dans ie même No. elle dit, à l’occasion d’une

nt pps anti rommnnne £. menée du tennis *Ila dû paraître, en effet, par tout ce qu'on a vu de lui, que

les principes qu'il énoncait n'appartenaient qu'à lui seul.

plaisanterie où d'une niche, faite, par imitation, à l'hon. P. D, Debartzch, que, “ tôt ou tard, les traitres reçoivent le châtiment qu'ils méritent,” et de plus, que “ celui qui n'a pas le courage de se déclarer ouvertemént l’umi de la réforme doit être considéré comme traitre.”

Cependant, le comité central et permanent était infatigablo dans ses procédés, surtout, dans ses correspondances, et c'était le gouverneur, qui, en continuant à ‘astituer, un à un, des juges de puix et des officiers de milice, lui donnait le plus de besogne ; car la plupart de ces officiers, à qui l'on demandait d'abord dest explications, ne manquaient pas de ré pondre patriotiquement, ct quelquefois très verte ment, au secrétaire de son Excellence ; tandis que d'autres prenaient l'initiative, en renvoyant d'eux mêmes, où ‘ jetant avec mépris au visage de lon Gosford,” comme s'exprime La Minerve, des commissions qu'ils s'attendaient à se voir ôter au premie: jour. Les uns et les autres avaient également bien mérité du pays, aux yeux du comité central et perma. nent, ct recevaient ses éloges et ses remercimens Mais l’homme qui travailla le plus, dans ces circonstances, ce fût, sans contredit, le secrétaire civil, Il serait difficile de compter le nombre de lettres qu'il eût à écrire, par ordre du gouverneur, sans parler de la peine d'en lire un plus grand nombre, la plapar assez longues, et écrites dans un genre de style épi: toluire nouveau et assez peu agréable à lire.

Au temps où nous en sommes, le Haut-Canala n'était guère moins agité que la province inférieure. avec cette difiérence que là, les attaques des mécon tents étaient principalement dirigées contre la cham bre d’assemblée, tandis que, dans le Bas-Canadi,

une tent dan N pour que dém renv pour Srès le fl être.

L'ext lord |

justif

mitation, à

los tr'aitres le plus, que er ouverte-

éré comme

anent était HCOS COrl'eson cConlipaix et des SOYNC ; CA demandait pas de ré rès verte tandis que ant d'eux Je de lon # COMMIEu premier nent bien let perma.

nercimens Ces Cireonie civil, Il ttres qu'il s parler di la plupart

style épis

aut-Canadli

inférieure les mécon re la cham

as-Canadi,

justifier cette conclusion,

l'esprit d'innovation et de réx olution, cause de l'agi

ag ltation, était sorti du sein de

l'assemblée même, pour so ruer désespérément contre toutes les autorités établies ; si bien que, dan

$ Presque toutes les assemblées agitatrices,

on vit des membres de Ja majorité de cette chambre agir très activement, et füire des discours très violents et très inflammatoires ; et loin de souffrir tacitement qu'on les en blâmât, le comité contral et permanent avait résolu dès le 31 août.

“Que c'est Le devoir des représentans du peuple d'assister aux assemblées de leurs constituans, toutes les fois qu'ils en sont priés, afin de se mettre au fait des opinions de leurs mandans, sur toutes les matières liées avec l'intérêt public, pour être prêts en temps et lieu, à défendre les droits du peuple avec connaissance de cause.

“ Que tout acte de la part

de l'exécutif pour empéêcher les représe

ntans du peuple d'assister à de telles assemblées, où pour en aucune manière les punir ensuite, pour avoir été présents à ces assemblées, est une infraction des droits du peuple du Canada et une tentative inconstitutionnelle d'anéantir toute indépendance chez nos représentans.” \

Nous croyons avoir assez cobsidéré l'état du pays, Pour résoudre, où conclure avec un publiciste français, quo ‘du moment que Ia démocratie (ou la manie démocratique) cesse d'être contenue, elle déborde et renverse out,” (ou s’efforco de tout renverser ;) et pour prévoir avec lord G osford, “que bientôt vu le progrès des idées et des démonstrations révolntionnaires, le flot de la sédition ne pourrait malhoureusement être arrêté que par des opérations militaires actives.” L'extrait suivant d'une lettre de Sir John Colborne lord Gosford, datée du 6 oc

ce

tobre, ne t.ad pas peu

LE se’

Il n’y a,pas à douter que lo système d’agitation pratiqué par les factieux, quoiqu'ayant principalement en vue d’intimider lo gouvernement d'Angleterre, en lui faisant croire que le pays est sur lo point de se révolter, ne tende à avancer le but avoué de M. Papinedu, Les officiers de milice destitués ont été réélus par le peuple..…...Le pavillon tricolore est déployé depuis plusiours jours, à Saint-Hyacinthe. Doux familles ont laissé la ville, en conséquence des avanies qu'elles essuyaient do la part des patriotes. W. N. a averti les patriotes, à une assemblée publique, do se tenir prêts à prendro les armes. On voit le pavillon tricolore à doux auberges, entre Saint-Denis ct Saint- Churles. Plusieurs aubergistes ont remplacé leurs enseignes par une aigle. Les billets de 11 banque Ÿ'Yamaska portent le même emblème. M. Papineau a été escorté d'Yamaska à Saint-Denis par une suite nombreuse, on dit qu'entre 200 et 300 voitures l'ont accompagné sur sa route. Il s'est trouvé dernièrement à cinq assemblées publiques : à l’une d'elles, tenue à Lavaltrie, un prêtre a été insulté en sa présence. Ce qui s’est passé à Saint-Denis était certainement une affaire politique ; une famille de Saint-Antoine, opposée aux procédés de W. N., ayant été maltraitée par la même populace qui a abattu la maison de madame 5...) On ne saurtit se faire illusion sur le jeu que joue M. Papineau, et l'on doit s'attendre que sil est permis à 400 ou 500 individus de parader de nuit, dans les rues de Montréal, en chantant des chansons

révolutionnaires, les partis exallés en viendront à

quelque conflit.” ,

Les sept annéos que nous venons de parcourir for mentindubitablement une des périodes les plus tristes de l'Histoire du Canada et des canadiens sous la do-

mir mil.

gue r'oui hérc les l'ans LES, :

prit, enfi mani lesse, disso où no lisme parfa des r chez dans « bordir terror criptic Dan boss D) science durant toire q utile, d que fur l'Assotr publiés bibliogr sidérabl En 1

10 d’agitation rincipaloment \ngleterre, en o point de so é de M. Papiont été réélus est déployé inthe, Doux ce des avanies tes, W, N.a iblique, de se it le pavillon enis et Saintmplacé leurs le la banque M. Papineau par une suite voitures l'ont dernièrement elles, tenue à résence. Ce inement une ntoine, 0ppoaltraitée par 1 de madame on sur le jeu ndre que sil ader de nuit, ies chansons

viendront à

ireourir for s plus tristes y sous la do-

mination anglaise, sans en CXCepter ceux du “règno

militaire,” et des deux suorres américaines ; car si ln

£uorre fait appréhender dos périls et cause des terrours, elle offre aussi, pour récréer esprit, des actes héroïques, souvent des tr iomphes et de la gloire, mais les contentions des fac tions, l'anarchie ne produisent qu

L6s, méfiances réc iproques,

les discordes civiles, ai, Sreurs, haines, animosi anxiGtés ot afllictions d'esprit Dans l'état de trouble et d’ agitation cnfantent, les meurs perdent de Jeur manières, de leur aménité, Je langage, Lesse, Ja civilisation ré ‘lrograde, et la socié té semble se dissoudre, où re tomber dans is barbarie, A l'heure

où nous ter minons, le radic: lisme, ou plutôt le nive. lisme, c'est-à-dire des idées

qu'elles douceur, les de sa poli-

ncongrues d’une égalité parfaite entre tous les hommes ot toutes les des m: uières br ‘usques, un lang ago wrossior, ét: iient chez un nombre d’ individus, ph du jour, et déjà de quelques localités, le mot he, bordination, impunité di ro . de la violence, terrorisme, intimid: ation ne et morale, proscription, despotisine Jusque sur l4 pensée,

Dans un tel état do choses, il n'était pas beaucoup possible que l'industrie, le c

Immoerce, les arts et les sciences fissent de grands progrès,

s Conditions,

iunifiait insu:

Ce fût néanmoins durant Ja période dont nous venons de donner l’his-

toire que furent ét: blies, mais à Peu près sans résu]tat utile, des écoles normales, à Québoc et à Montréal, et que furent fondés les colléges de Sainte-Thérèse et de

' Ass omp tion, ot si l'on passo on rovue

les ouvrages Publié dans cet Space de temps, on verra que notre

bibliographie, au moins. y fit dos progrès assez con-

sidér ables,

En 18531, notre estimable et savant

CoMpairiote, >.

Joseph Bouchette, écuyer, publinit, à Londres, The British Dominion in North America, or à Topographieal and Statistical description of Upper and Lower Canada, accompagné d’une carte générale dos possessions anglaises de l'Amérique du Nord et de cartes particulicres,

Où publia à Québec, la même année, la “ Review of the proceedings of the teyistature of Lower Canada,” par Andrew Stuart, écuyer, L'Observateur, publié cette année, 1ût remplacé, l'année suivante, par lo Magasin du Bas-Canada,

Cette même année 1832 vit paraitre “ Commentaire où Observations sur l'acte de la 31ème année de Geo. HI,” par IL. Henry, écuyer.

On vit paraîtse, en 1833, “ Cours abrégé de Leçons de Chimie, par J, B, Meilleur, docteur en médecine.”

L'année 1834 nous donna “ Les affaires du pays, depuis 1828 jusqu’à 1834.” “ Le Clergé catholique vengé paï sos ennemis ; une carte de l'Ile do Montréal publiée par A. Jobin, écayer, et Picture of Quebecrrith Historical Recollections, par M, Alfred Hawkins.”

Les # Notes diverses sur lo Bas-Canada,” publiées en 1535, par Amury Girod, étaient moins faites “pour éclairer les canadiens sur leurs droits,” que pour leur inspirer le radicalisme pur et le jacobinisme, ‘* Le Traité de la politique coloniale et de la Licence de la presse,” publié la même année, en ft comme l’antidote. Cette même année, M. Wm. Evans publia au moyen d’un octroi de la législature, “ À Treatise on the Theory and practice of Agriculturé.” M. Perrault donna, en 1836, la “ cinquième partie de son Abrégé de l'Histoire du Canada,”

Nous dûmes à l’année 1837, “ L'Influence d'un Livre,” par M. À. pe Gaspé; “ Ilistoire du Canada

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Londres, The Topographical Lower Canada, S possessions » cartes parti-

la ‘© Review of Canada,” par , publié cette ur lo Magasin

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