‹ Histoire du Canada et des Canadiens sous la domination anglaise [microforme]Chapitre 69 sur 72 · LS IS · texte numérisé non relu

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été assez puissant, non seulement pour faire refuser toute justice au peuple.....…..au sujet de ses demandes pour l'amélioration de ses institutions politiques... mais pour porter les autorités les plus éiovées de la métropole à des actes de violence, et à une violation des droîts les plus sacrés et les mieux assurés du peuple canadien et de sa législature, et à la destruction des bases fondamentales du gouvernement.”

Ils déclarent ‘ avec franchise, et après une mûre délibération,” que depuis qu’ils ont été convoqués pour la dernière fois, ils n'ont vu, dans la conduite du gouvernement métropolitain et de l'administration coloniale, rien qui puisse faire renaître dans le peuple la confiance et l'affection détruites par la longue ct funeste expérience du passé, mais qu’au contraire, tout a tendu récemment à effacer le reste de ces sentimens, et à consolider, à l'encontre des libertés, des intérêts et des vœux du penple, l'oligarchie coloniale factieusement combinée contre lui, et le pouvoir, jusqu'ici sans frein et sans contrôle des ministres coloniaux siégeant à Downing street ; et qu'ils n’ont va dans les travaux de la prétendue commission royale, constituée et agissant sans lois et hors la loi, et liée d'avance aux vues partiales et à la politique étroite du ministère britannique dans le gouvernement des colonies, que des opinions préjudicielles, des préventions opposées à sa mission et à son devoir, des vues de gouvernement fondées sur des données entièrement étrangères au pays, ln formation de la division et des distinctions nationales, l'oubli des principes constitutionnels, la CALOMNIE Contro la représentation nationale, et la déception pratiquée envers la chambre d’assemblée ct le peuple.

Ils signalent dans ses travaux, ou rapports de la

"faire refuser ses demandes politiques...

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Commission royale une contradiction essentielle et majeure, une aggression contre la chambre, et la destruction du gouvernement représentatif, au moyen de la spoliation violente des deniers du peuple... tandis qu’il eût été pu pevorr do cette commission et de la métropole de reconstituer la seconde branche de la législature coloniale, au moyen du principe d'élection, de révoquer les lois et priviléges indument obtenus, etc.

Ils voient dans les résolutions de lord Russell, d’un côté, lo refus formel, en totalité, des réformes et améliorations demandées par la chambre et par le peuple, et de l’autre, un abus des forces du parlement pour détruire violemment les lois et La constitution de cette province, pour violer LES PACTES LES PLUS SACRÉS Eï LES PLUS SOLENNELS,* ot asscoir sur les débris de leurs libertés, la corruption, l'intrigue, la piLAPIDATION du revenu, l’accaparement des meilleures ressources du pays par les fonctionnaires coloniaux. . .la domination et l'ascendance pour le petit nombre, et l'oppression et la servitude pour la masse des habitans de la province.f

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* Quand ces pce soleunels et sacrés furent formés, il y avait, sans doute, égalité de puissance et de dignité entre les parties contractantes ; mais la teneur de cette ad:ese ferait croire que les choses avaient changé, et que notre chambre d’assemblée, ou le peuple qu'elle prétendait représenter, avait pris le dessus.

t “Pour décider de la bonté d’un gouvernement, il faut considérer le peuple qui y obéit..…..Si l'on voit un peuple heureux, alors il est libre; alors son gouvernement est digne d’gdmiration. Fixez vos regards sur le peuple et sur la contrée u’ii habite : Si les Campagnes sont florissantes et les champs cultivés ; Si la joie règne dans les fêtes champêtres ; si dans les villes le peuple travaille et chante au milieu de ses travaux ; il aime son gouvernement ; s’il respecte ses pontifes et ses magistrats ; si les mains publiques sont pures; si les citoyens sont unis par les liens de la paix et de la confiance; alors bénissez cette heureuse nation, et n’aiiez pas discuter la forme du gouvernement qui la Ga : croyez qu'elle a de bonnes lois, de sages institutions, et que le bonheur dont elle jouit assure sa liberté.” M."

Ils ont le courage de déclarer à la métropole, quo si elle met à effet le principe de ces résolutions dans le gouvernement de l'Amérique britannique, son gouverment ne reposera plus sur des sentimens d'affection, de devoir et d'intérêt réciproques, mais sur Za force physique et matérielle, et que c'était l'Angleterre qui perpétuait, avec connaissance de cause, sur le continent américain, un état de crise.* Ils se plaignent de la faveur, ou de la préférence donnée à des fonctionnaires accusés ar le peuple de <ette province, et du maintien d’un gouvernement qui jusqu'ici en a fait le malheur. Ils,ont eu un système de coercition anticipée pour mettre à effet le renversemen: des lois et de la constitution, d'incriminations, de persécutions ot de destitutions arbitaires, dirigé contre la masse du peuple. Ils représentèrent de plus que l'exécutif actuel étant entré dans la voie glissarte et dangereuse qui a perdu les adminis’ -ijons passées, ot s'étant entièrement aliéné l'affect june portioi importante des sujets de sa Majesté, rour donner sa confiance, avec partialité à ceux qui l'appuient, n'est à même, ni dans son chef, ni dans ses menbres, d'opérer les réformes indispensablement nécessaires, comme préliminaire de tout arrangement entre la métropole et la colonie. Le gage qu'ils auraient voulu avoir de /a sincérité du gouvernement ne lui ayant pas été donné, ils déclarent que leur devoir envers le peuple leur dicte impérieusement de suivre la marche qu’ils ont adoptée par leur adresse du 30 septembre 1835, et c'est pourquoi ils y persévèrent, ainsi que dans toutes ies déclarations et demandes qui y sont contenues. Ils prétendent n’avoir eu recours qu’à des moyens constitutionnels, fondés sur les prin-

* Cet état de crise régnait-il dans la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, etc. ?

opole, quesi ions dans le son gouverd'affection, sur la force gleterre qui sur le conaignent de > fonctionvince, et du en a fait le on anticipée Dis et de la sot de destipeuple. Ils étant entré a perdu les ment aliéné sujets de sa partialité à son chef, ni lispensableut arrangegage qu'ils vernemont > leur devoir ; de suivre dresse du ersévèrent, mandes qui eu recours r les prin-

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cipes les mieux approuvés et les mieux reconnus ; et ils ont tellement à cœur de voir le &ouvernement mériter de nouveau la confiance publique, qu’ils ne reculeront devant aucun sacrifice, (tout en persévérant dans toutes leurs déclarations et demandes) hormis celui des libertés et de l'honneur du peuple, et ils affirment qu’ils ont prouvé cette disposition, même à des époques récentes, déclarant, en même temps, qu’ils n’ont trouvé. ni dans la discours d'ouverture, ni dans aucune autre source, des motifs de se départir même momentanément, de leur détermination de retenir Les subsides, jusqu’à ce que leurs griefs aient été réparés. Mais il faut ies entendre parler eux mêmes directement dans leurs derniers paragraphes.

‘ Ce ne pourrait donc être que des considérations de crainte servile, étrangère à notre mandat, et dérogatoire au caractère du peuple, qui pourraient nous engager À FORFAIRE À NOS DEVOIRS en ratifiant [a violation des droits de nos conmettans et de cette chambre, par les autorités britanniques, et en prenant sur nous Îa responsabilité des conséquences qui en pourraisnt résulter. Nous laissons cette responsabilité à ceux qui l'ont assurée, et forts .de la justice de nctre cause, nous nous reposons également sur a Providence, et sur les vertus publiques et privées de toutes les classes du Peuple, sur sa constance, sa persévérance, et son attachement aux principes d'ordre et .’2 liberté, qu’à son exemple, nous nous sommes efforcés sans cesse de maintenir.

“ Nous répétons que nous regardons toutes mesures administratives quelconques comme insuffisantes pour assurer, d’une manière efficace et durable, ia sécurité et le bonheur de la province, et que les réformes essentielles et consti tutionnelles, que nous avons deman-

472 fttetotin

dées, et en particulier l'application du principe électif au conseil législatif, le libre exercice des droits et priviléges de cette législature, et de cette chambre en particulier, et l'établissement d'un gouvernement populaire et responsable sont le seul moyen d'assurer les avantages ci-dessus, ainsi que de rendre avantageuses au peuple du Canada ses liaisons avec la Grande-Bretagne.

“ Nous souhaitons donc ardemment que les résolutions adoptées par les deux chambres SOIENT RESOIN- DÉES, comme attentatoires aux droits et libertés de cette province ; comme étant de nature à y perpétuer les mauvais gouvernemens, la corruption et l'abus du pouvoir, et comme rendant plus juste et plus légitime la désafection du peuple.”

Quelles durent être les émotions de l'homme patient, timoré et poli, qui avait craint de manquer, ou qui avait espéré qu'on ne l’accuserait pas d'avoir manqué au respect dû à la chambre d'assemblée, non plus que dérogé à sa dignité, en lisant cet insultant et provoquant manifeste de sa majorité ou de son orateur ? Ce qu'on peut affirmer sans hésitation, c'est qu'il effraya une partie des membres de la majorité même de la chambre. Après que M. Stuart eût proposé inutilement d'y faire des changemens essentiels, M. J. C, Taschereau proposa de substituer à l'adresse présentéo par M. Morin, un autre projet d'adresse, à peu près le même, quant au fonds, mais beaucoup radouci dans les termes.*

om * “ Elle renferme un abandon d’une position antérieure, et virtuellement du principe électif, quant au conseil : elle ne dit mot des résolutions de lord Russell et de la violation des droits qu'elle enfreignait : elle garde le silence sur la commission dite royale et Île rapport que ses membres ont fait : elle ge pur toute censure de lord Gosford, et de son administration, et espère même 2 ans

restera dans le pays pour effectuer des réformes demandées :

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Ces doux adresses occasionnérent des débats dont nous croyons devoir rapporter la substance, d'autant plus que ce seront les derniers qui se feront entendre dans une chambre qui réussissait enfin à se suicider, après plusieurs tentatives infructuouses.

M. Taschoreau, en prisentant, on amendement, le ler. paragraphe de la contre-adresso, dit: ‘“ Dans la session de 1835-36, je votai, avec 1n grande majorité de la chambre, sur la question de subsides: je ne me répens pas de mon vote : mais je dois dire que si nous eussions alors voté les subsides, nous en serions mieux. J'ai voté aussi en faveur de l'adresse de cette chambre, déclarant qu’elle suspendait sos délibérations, jusqu’à ce que le conseil législatif fût réformé selon les vœux du peuple. Solon les déclarations de quelques membres, ils voulaient dire jusqu’à ce qu'il fût électif. Jo suis convaincu que la majorité des membres n'ont pas eu intention de donner une aussi forte portée à leur déclaration, Ce n’est pas le sens que j'ai donné à mon voto, et je pense que notre adresse ne comportait pas une interprétation aussi rigoureuse ; et je pourrais m'appuyer de la surprise, du chagrin exprimé par plusieurs membres, lorsqu'ils virent que le gouverneur lai donnait ce sens. C'est à cette malheureuse interprétation que nous devons les résolutions de lord John Russell, Cependant, malgré le mal qui est résulté de cette erreur, l'adresse qu'on nous présente ne contient rien pour y remédier, On y déclare per-

sister dans toutes les déclarations contenues dans notre dernière adresse, sans faire entendre qu'on s’est étrangement mépris sur ie sens de cette adresse, dans un des points les plus essentiois.

le premier et le dernier paragraphes, on chante sur le ton des

constitutionnels,” et l’on donne assez à entendre qu'on est satisfait de l'acte constitutionnel.” —Za Minerve,

“Une objection que j'ai au projet d'adresse qui nous est présenté, c'est qu'il demande le rappel du gouverneur actuel... On aurait mieux fuit, dès le commen:cement, de seconder lord Gosford, qui était venu dans le pays avec les meilleures intentions ; au lieu de cela, on l’a abandonné, maltraité, injurié, ainsi que la commission royale, dont il était le chef. On s'appuie, pour demander le rappel du gouverneur sur les destitutions qu’il a faites dernièrement, Ce sont les assomblées qui ont eu lieu dans quelques parties de la province, et particulièrement dans le district de Montréal, qui ont donné lieu à ces destitutions ; les procédés de ces assembléos respirent un esprit de révolte, on y fait appel à l'étranger, et on y proclame la contrebande.”

M. OC. Droer : ‘ La chambre n’a-t-elle pas déclaré assez clairement qu’elle ne procéderait pas aux affaires, tant que le conseil ne serait pas électif? C'est lo sons dans lequel j'ai compris l’adresse.…..L'adresso de M. Morin s'exprime dans le même sens que celle de 1836, et il n’y a pas lieu de se départir de cette position. Il y a déjà deux ans que le gouverneur règne ici par la corruption et par la flatterie, et il a réussi à semer la division... Des anglais ne se soumettraient pas plus que nous à {a tyrannie de Downing street, Ce sont des anglais qui ont fait la révolution américaine.”

M. TAsoHeREAU : ‘ Nous disons que nous ne voulons Pas voter les subsides, avant que le gouvernemont ait commencé l’œuvre ‘de la réforme ; mais nous disons aussi que si le gouvernement réforme convenablement le conseil, nous ne voulons pas laisser le peuple sans législature, sans lois, sans éducation, sans protection. Je sais que la démocratie est inévitable en Canada, et je ne suis pas opposé à ce principe de gouvernement;

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Canada, et ernement;

mais c'est trop tôt, le moment n’est pas encore venu, le peuple n'est pas assez instruit, le pays n'ost pas prêt, à moins qu'on ne veuille le joter, avant le temps, dans toutes les horreurs de la guerre civile. Je ne connais pas l'opinion du district de Montréal, mais dans le district de Québec, plus des trois quarts des électeurs sont d'avis que les membres de la législature doivent reprendre leurs fonctions, doivent procéder aux affaires, Nous ne proposons pas de voter les subsides, nous ne le promettons pas ; nous disons seuloment que ce sera plus tard, quand les réformes auront été faitos, un sujet de considération. Nous sommes tous d'avis qu'avec le conseil actuel, nous ne pouvons pas procéder aux affaires ; mais jo voudrais mettre le gouvernement en demeure de le réformer.”

M. Cr.APHAM “Je regrette de ne pouvoir pas être en faveur des conclusions de M. Taschereau ; le gouvernement impérial en est venu à certaines résolutions auxquelles il nous funt acquiescer, ou recourir à des mesures hostiles, St: ;080-t-on que la chambre des communes dbandonnera 1 position qu'elle a prise ? M. Roebuck ne lui a-t-il pas dit que, passer ces résolutions, c'était créer la révolte dans cette province ? cela l’a-t-il empêché de décider qu’il n’ost pas expédient de rendre le conseil législatif électif? On a discuté ce point beaucoup trop longtems pour l'intérêt du pays. J'ai dit à la chambre qu'elle demandait plus qu'elle ne pouvait obtenir, et qu’il serait pour elle plus sage et plus prudent d’imiter le peuple anglais, qui se contente des réformes qu'il a obtenues... Il a été fait assez de concessions au pays, sous la présenté aëministration, pour que la chambre ait mauvaise grâce à persister dans ses mesures coercitives. Nous devrions donner notre confiance au gouvernement

magnanime qui nous protége, et procéder sans délai aux affaires do législation pour les besoins les plus urgents du pays, et pour la réparation des maux qu'il a soufforts. Les deux adresses renform ont, quoiqu’en termes différonts, un manque de confiance, un égoïsmo et une opiniâtreté qui seront mal reçues de la nation anglaise, après l'énoncé fermo de son opinion: elles justifieraient toutes les mesures qu’elle pourrait, en conséquence, juger à propos d'adopter. L'adoption de l’une ou de l’autro de ces adresses laisserait encore le gouvernement dans une situation embarrassante. Il doit s'efforcer de contrebalancer de mauvaises mosures par dè bonnes, mais il ne serait pas sage à lui de recourir à une dissolution de la cham bre, quand les mombres sont en possession de moyens sans opposition, pour colorer et dissimuler les faits et les circonslancos à leurs honnêtes constituans, dont je suis persuadé que les noufdixièmes sont satisfaits de leur condition, et n’ont jamais rêvé à des changemens, avant que des chefs turbulents et ambitieux lour en aient donné l’idée. Il faut après tout, que le pays se soumette, ou qu'il se mette en guerre ouverte, nonseulement avec la puissanto Angleterre, mais encore avec la population anglaise du pays, qui est opposée à un changement organique. Est-on prêt et disposé à en venir à de telles extrémités ? Jo suis persuadé que non. Il faut donc faire de nécessité vertu, et cela, avec d'autant moins de honte que, par l’appel de la chambre d’assemblée au parlement impérial, le pays a été mis dans l'obligation de s’en tenir à 1a décision de ce tribunal.” M. LaronTAIns : “ Je me iève pour répondre principaiement à M. Thaschereau. Je rends hommage à ses talens, à ses convictions. L'adresse est écrite,

tratio prince mom atrice bres, 1 en an procé Que l'on v in pos parce de la « à des 1 les réf de pai.

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ot rédigéo avec talent, Si lo style de la première est trop diplomatique, celui de la soconde l'est cent fois plus. C'est dans lo style do l'école de Motternich, Cette adresse confirme aussi les imputations de Sir Geo, Gipps contre los membres de cottochambre, Sir Geo, Gipps a dit que les nouveaux amis de l’administration n'insisteraiont pas, dès qu'ils l'ôseraient, sur le principe électif, et l'abandon de ce point, dans le moment actuel, confirmerait cette imputation calomniutrice, fausse, injurieuse à la chambre et à tous ses membres, faito par Sir Geo, Gipps. Lo défaut de l'adresse en amendement est l'engagement que l'on prend de procéder, même avec un commencement de réforme. Que le gouvernement fasse d'abord ces réformes, et l'on verra ensuite ce que nous aurons à Jaire. Ily a impossibilité pour le gouverneur de faire des réformes, parce qu'il ne peut nommer les hommes qui jouissent de la confiance du peuple. Enfin, on semble se borner à des réformes administratives, et ne pas insister sur les réformes constitutives. Or, il ne pout pas y avoir de paix et d'harmonie dans ce PAYS, sans un conseil élec- !f: abandonner ce point, c'est faire un pas rétrogra- :...Qu'on jette les youx sur la législature de T'erroeUve; On verra qu'on y fait les mémes demandes qu'ici.” ,

M. Kimmer......“ Les principes sont les mêmes, mais avec cette différence que la seconde adrésse donne plus d'espérance de procéder aux affaires ot de ramcner la paix dans le pays. Je n'approuve pas plus que les membres qui m'ont précédé, l'administra. tion actuelle: je méts l'individu de côté, pour fixer mon attention sur la situation dans laquelle se tronve le pays vis-à-vis du gouvernement métropolitain, et je dis que de notre manière de procéder, dans ces cir-

Constances, dépend à, par la suite, le bonheur ou de ; | , ;

malheur du pays, De quelle manière veut-on procéder aujourd'hui ? je pourrais dire, à coups d'insistance de

notre part, et.on nous répondra à coups de gouverne

ment, En eflot, les 92 résolutions nous ont amené la

commission royale, dont nous sommes mécontents ; la résolution sur le conseil électif. dont on a fait un sine qué non dans l'adresse de l'année dernière, nou:

a valu les résolutions cocrcilives de lord John Russel!

la présente adresse nous vandrn encore un bil! pour

prendre nos deniers : alors, de nouveaux troubles dans ! Pays, de nouvelles assemblées, et quelle sera la fin di tout cela ? de résister par la force au gouvernement ? serait-ce praticable, serait-ce prudent de le faire ? Ji ne le crois pas. La marche adoptée par M, Mori: tend à repousser le gouvernement par la force, Cent ligne de conduite est dangereuse et péut mener à révolution, Quand les Etats-Unis se sont révoltés, l treize colonies souffraient également, et se colisèret pour résister à l'oppression, lo clergé prêchait la réx. lution, et malgré cela, ils n'auraient pas conquis le: indépendance sans un secours étranger. Où en som mes-nous ici, sous ce rapport ? Les provinces voisin. ne sont pas aussi avancées que nous dans la deman des réformes: le pays même n'est pas d'accord résister au gouvernement : le district de Montréal «1 divisé sur ce point, et les deux autres sont pres unanimes à s'opposer à une résistance illégale.”

M. Hvor: Lorsqu'il s'agit de se décider sur un question qui doit décider, en quelque sorte, du sort 4 Pays, je ne dois pas donner un vote Silencieux, Jen veux pas faire do reproche à ceux qui, en 1826, votèrent que pour six mois de subsides: mais

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raison de croire que, si les subsides avaient été vote:

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les aflaires en seraient mieux aujourd'hui, que nous ne wrions pas réduits, ainsi que le dit M. Morin, dans

.son adresse, à nous jeter, en désespérés, dans les bras de

1 Providence, et à nous confier an bon vouloir et aux crtus du peuple, Je suis contre l'adresse de M, Morin pour les mêmes raisons que M, Lafontaine est contre l'adresse de M, Taschereau : je la trouve cent lois plus diplomatique que cette dernière. Je suis contre l'adresse de M, Morin, parce qu'elle n'est que la répélition de celle de 1836, parce qu'elle rend impossible le rotour de la paix, la conciliation et 1n reprise des tre.vaux parlementaires, Je n'ai jamuis entendu dire iue je forais d'un conseil électif une condition sine qud ron de procéder ; je n'ai jamais entendu dire que nous “essions de passer des lois, tant que le conseil ne serait pas éloctif, car il pourrait se Passer vingt ans avant qu'il le devienne, Quoique je désapprouve l'adresse do M. Morin dans les détails, je suis d'accord avec lui sur certains points: je pense comme lui, que dans Je moment actuel, nulle réforme n'ayant été effectuée, nous ne devons ni voter les subsid s, ni procéder aux affai. res. Les communes d'Angleterre ayant déclaré que le conseil législatif ne mérite pas la confiance,* tant qu'il ne sera pas réformé, nous ne devons pas voter les subsides. Quant à procéder aux affaires, je crois qu'il serait inutile de le faire, dans ce moment, puisque tous nos Üills seraient reietés,f le conseil étant composé comme il l’est,”

nee pate + men.

nement, et A * Comment donc auraient-ils voulu les faire, puisque, dans la dernière session, le gouverneur avait encore à sanctionner, ou À réserver à la sanction royale, une cinquantaino de bille.

+ 11 faut voir dans les résolutions mêmes si l'on s'exprime ainsi ; mais il paraît que M. Huot ne mettait aucune différence entre ‘mériter plus de confiance” et 1 ne mériler aucune confiance)

“Si la chambre d'assembiée refuse encore de pourvoir au paiement des fonctionnaires publics, il sera évident qu’elle voudra Mettre au néant la gonstitution de 1791—Lord John Russeze.

M. Drolet parle do nouveau, et dit on substance, que Ceux qui parlent de guerre civile se créent des fantômes ; que la fermeté \et l'énergie avec lesquelles la chambre demande des réformes, auront l'effet de forcer le gouvernement d’accordor nos demandes : que le gouvernement se refuse toujours d'abord aux Juste: vœux du peuple, et finit par s'y rendre...

M. Guax: “Je m'aperçois qu'il y a un schism parmi les réformistes, deux partis distincts; mais le: vues de l’un sont à pou près celles de l’autre, et les deux adresses qu'ils nous offrent ne valent pas mieux l’une’ quo l’autre..…..Ce sont les mêmes sentimens los mêmas idées, les mêmes principes différemment énoncés, différemment habillés : c'est le même air avec des variations ; toutes deux insistent sur l'introduction du principe électif dans le conseil législatif; toute: deux sont bâsées sur des principes démocratiques que j'ai cent fois combattus, dont j'ai cent fois exposé les funestes conséquences. L'adresse de M. Taschoreau est plus respectuouse, plus douce;plus conciliante ; celle de M. Morin avec son ton dur et brusque, avec ses formes toutes démocratiques, avec son air do provocation et son ton d’empire, est peut-être la plus Sincère: néanmoins, il serait difficile de dire laquelle de l’une ou de l’autre est {a Plus diplomatique.

M. O’Callaghan…... L'adresse Taschereau semble attendre beaucoup de nouvelles nominations, tandis que nous n’en attendons presque rien. Pourtant, si

* l'exécutif nous donne des instrumens pour obtenir notre

but; s’il nous donne un Corps qui passe foules nos mesures populaires nous nous on servirons. Le gouverneur se servira du conseil pour séduire et corrompre, comme il s’est servi de la milice et de la magistrature Pour gagner des gens et faire des traitres. C'est l'exé.

cutif pays, on no et de:

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cutif et la commission* qui ont créé l’irritation dans le Pays, el quand cette juste indignation se manifeste, ON nous opprime, on nous tyranise par des proclamations et des destitutions.” M. Baker: “Jo me flatte que le membre pour Yamaska fera plus de bruit que de besogne. Je puis du moins lui assurer qu'il n’a point do secours à attondre du comté de Missisquoi pour ses plans révolutionnaires.f Il est vrai qu'il y a dans ce comté deux clas: : d'individus malaffectionnés, qui sont venus des Etats voisins ; les Premiers étaient des chercheurs de places qui, n'ayant pu faire leur chemin, ont cru qu'ils réussiraicut mieux, en excitant le peuple à la révolte, On peut appeler les autres des niveleurs ou des communistes qui, comme les sauvages ou les ours, voudraïent que jieur proie fût en commun ; Msis l’hon, membre ne doit se fier ni aux uns ni aux autres, car au premier cliquetis des armes, où au bruit des fanfares militaires, ils décamperont promptement...….. L'hon. membre accuse le conseil d’avoir rejeté quolques-uns de nos bi{{s les plus im portants..…..Je lui dirai que le conseil a eu raison de rejeter ou d'amender, particulièrement le bi4 des écoles, qui effectuaient de grands changomens, et exigeait la sortie d'une somme d'argent très considérable, quand la chambre ne pourvoyait pas au paiement de dettes légitimes ; le #7 du canal de Chambly, qui allait à ruiner los premiers entrepreneurs, et le bi// des élections, qui défranchisait * J'ai été témoin des invectives et des sarcasmes lancés par l'organe de /a modération et de la décence, ( O'Callaghan) contre les membres de ce corps respectable, tandis qu’il en voyait un présent.

C'est un libelle contre les habitans dc ce pays, dont la courtoisie envers les étrangers est passée en proverbe."”—M, CLAPHam.

f Le Vindicator avait déjà publié un grand nombre de lettres de l’architraitre L. M. N excité et réexcité les soldats à la désertion, insulté et menacé le clergé, etc.

Jes co-propriétaires, et qui était un des actes les plus iniques qui aient jamais été passés par un corps déli bératif. Je suis prèt à admettre que le conseil a besoin de réforme, mais je dirai aussi que la chambre en à un plus grand besoin.”

M. Stuart dit qu'il votera contre les deux adresse: dont les principes sont à peu près les mêmes.

M. Morin dit qu'il ne croit pas que le conseil léui: latif puisse être réformé convenablement, dans | circonstances actuelles, mais que pourtant, il fera | | son adresse un changement dans le sens de l'adre: AA Taschereau.

1 M. BerTueLor.....% J'ai penché, je l'avoue x ( l'adresse Taschereau ; j'avais des doutes, quant au seu ambigu de l'adresse Morin, mais avec le nouvel am dement, je voterai pour cette adresse.”

M. pe BLeury...... Mon opinion est, que si nou eussions voté les subsides, en 1836, on ne se trouvera pas dans l'embarras où l’on est aujourd'hui... Non hi avons soumis nos plaintes au parlement impérial, qu PEAI a décidé contre nous, et surtout contre la questio d'un conseil électif. Puisque nous avons’ choisi ce grand tribunal pour notre arbitre, nous devons noi soumottre à ses décisions, Si je ne me trompe, ll doctrine de la soumission a été prêché par l'honorabi orateur de cette chambre, on 1824....8i cette chamlar avait voulu prêter un appui généreux à milord Ge ford, nous ne serions pas dans la confusion où se troure co pays. C’est la faute de la chambre d'assemblée, N au licu d’injurier son Excellence et les commissuin nous Îles eussions attirés dans nos filets, nous serious mieux que nous ne sommes, Au lieu de conjur l'orage nous l'avons attiré sur nous ; il est peut cu

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