‹ Histoire du Canada (volume 2)Chapitre 28 sur 95 · Combats de la Canardière et de Beauport · texte numérisé non relu

Combats de la Canardière et de Beauport

— Pc'iiilant. que Pliipps couvrait Québec de ses icu\, lôOO Anglais, s'étant portés en chaloupes sur le rivage de la Canardière, furent deux fois vigoureusement repoussés par 300 Canadiens. Les ennemis se retirèrent en jurant contre les Français qui, disaient-ils " se battent derrière les haies et les broussailles comme les Indiens ! " Quatre des plus gros vaisseaux (17 octobre) mouillèrent en face de la ville, pour recomniencer le bombardement qui dura jusqu'à huit heures du soir et fut encore repris le lendemain matin; mais, criblés de tous côtés par les canons de la ville, ils furent obligés de s'éloigner.

Les troupes débarquées sur la côte de Beauport, demeurées inactives pendant la canonnade, se dirigèrent sur Québec, dès l'aube du jour ; mais 200 Canadiens, sous les ordres de Longueuil et de Sainte- Hélène,^ leur coupèrent le passage et les obligèrent à battre en retraite (20 octobre). Les Anglais tentèrent une dernière attaque du côté de la rivière Saint-Charles ; mais ils furent encore repoussé.s par des Français, retirés dans une maison bien palissadée.

116. Retraite des Anglais.— Phipps, voyant que tous ses efforts avaient été vains, leva l'ancre pour Boston pendant la nuit du 21 au 22 octobre. Il avait perdu 600 hommes, et abandonnait son artillerie et ses munitions.

Louis XIV, ne voulant pas laisser sans récompense cette brillante victoire, fit frapper une médaille pour en perpétuer le souvenir.

Quant à Winthrop, la petite vérole qui ravagea son armée et le peu d'entente des chefs le forcèrent à camper au lac Georges.

1 Sainte-Hélène fut blessé à mort ; ta perte fut \ivement regrettée.

PROGRÈS. — TRENTE ANS DIÎ GUERRE lOO

117. Combat de Laprairie. — Le major angla's Schuyler, commandant 300 hommes, attaqua 700 à 800 soldats campés à Laprairie (1691). Les Français reculèrent d'abord ; mais l'intrépide de Chassaigne, qui arriva avec un bataillon d'élite, repoussa les ennemis. En opérant sa retraite, Schuyler rencontra de Varennes qui, accouru de Chambly avec un détachement, le mit dans une déroute complète.

C'est dans cette valeureuse action que le jeune et vaillant Le Ber Duchêne, fut blessé grièvement.

118. Reprise de Port-Royal.— Les Anglais, voulant à tout prix conquérir les immenses territoires du sud, négligeaient l'Acadie. Villebon en profita pour reprendre Port-Royal et s'emparer, sur la rivière Saint-Jean, d'un navire sur lequel se trouvait Nelson,^ chef d'un parti opposé à celui de Phipps.

Questionnaire. — 1. De quelle mission Frontenac était-il chargé dans sa seconde administration ? — 2. Où dirigea-t-il les trois corps expéditionnaires qu'il organisa ? — 3. Parlez de l'invasion anglaise en Acadie. — 4. Que savez-vous du siège de Québec par Phij)ps ?— 5. Quel fut le résultat du combat de la Canardière?— de Beauport?— 6. Parlez du combat de Laprairie. — 7. Quel fut le succès de Villebon à Port- Royal ?

Devoirs. — l. Parlez du triple corps expéditionnaire organisé par Frontenac. --Racontez le siège de Québec par Phipps, et les combats de la Canardière et de Beauport.

1 Nelson, qui s'était totijours montré bien disposé envers les Français, fut traité loyalement par de Frontenac.

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