Origine des peuples de rAmérique— L'his
i )ire n'a rien de certain sur l'origine de ces peuples, mais les traditions mexicaines, montagnaises et autres, nous portent à croire qu'ils vinrent de l'Asie, par le détroit de Bering. Des voyages de découvertes et des naufrages purent aussi contribuer à peupler l'Amérique.
1 Pizarre naquit de parents très pauvres, à Truxillo, dans l'Estramadure, province d'Espagne. Avant de venir aux Indes espagnoles, il avait été gardeur de pourceaux.
13. Civilisation. — La sculpture, Varchitecture et même la peinture étaient connues des peuples de l'Amérique. Le3 Mexicains avaient des objets de luxe d'une grande valeur.
Les Péruviens s'occupaient surtout d'agriculture. L'oisiveté était proscrite. Les vieillards, entretenus aux frais de la Commune, devaient chasser les oiseaux des champs ensemencés. Les Péruviens ignoraient l'usage de la brique, de la chaux et de la charpenterie, et construisaient avec des blocs de pierre qu'ils ne savaient pas même équarrir. La noblesse seule était instruite ; les roturiers devaient s'en tenir à leurs métiers.
14. Religion. — Les Indiens d'Amérique croyaient à un être hon, qui récompensait les valeureux guerriers, et à un être mauvais, qui infligeait des châtiments aux hommes lâches et inutiles dans la société. Ils attendaient un Rédempteur du côté du Levant, Les fêtes du Soleil, de la Lune et de Vénus étaient célébrées par des milliers de sacrifices humains.
15. Missions catholiques.— A peine les forêts de l'Amérique furent-elles connues de l'Europe que des religieux s'y aventurèrent pour annoncer l'Evangile aux hordes sauvages qui les habitaient. Les illustres enfants de saint François, de saint Dominique et de saint Ignace, rivalisèrent de zèle et de dévouement. Ce ne fut qu'au prix de difficultés presque insurmontables, qu'ils convertirent iea aborigènes. Les cruautés qu'avaient exercées sur eux les Espagnols, les avaient tellement rebutés, qu'il leur suffisait de savoir que la religion qu'on leur prêchait était celle de leurs conquérants pour les empêcher de l'embrasser. Les tribus errantes, disséminées ça et là, n'étaient ©a 20iu3^uùcatioa par aucune voie publique connue. L'a-
venture seule devait conduire les pionniers de l'Evangile à travers mille dangers. Souvent, il fallait parcourir ^msqu'à trente, quarante lieues, avant de rencontrer une bourgade. En voyageant par terre, les missionnaires se trouvaient en face de précipices insondables, de rochers escarpés ou de halliers impossibles à franchir. D'ailleurs, n'avaient-ils pas à craindre, en allant à travers ces antres, ces cavernes, ces ravins, ces bois touffus, la rencontre de bêtes féroces, qui auraient pu les mettre en pièces? Les voies par eau n'étaient pas plus rassurantes. De tous côtés, des troncs d'arbres menaçaient de briser leurs frêles canots, ou de voraces crocodiles s'élançaient même sur les rameurs pour les dévorer. Ajoutons à tout cela la, férocité des peuples anthropophages qu'ils voulaient conquérir à la foi, la multiplicité des dialectes qu'ils étaient obligés d'apprendre et la nourriture grossière des indigènes, dont ils devaient se contenter. Toutes ces difficultés, loin de ralentir le zèle des missionnaires, l'activèrent plutôt ; aussi, vit-on, à la lumière de l'Evangile, des merveilles s'opérer dans ces nouvelles contrées.
Au commencement du XVIIP siècle, V Amérique espagnole'^ comptait déjà cinq archevêchés, vingt-sept évêchés et quatre cents couvents. C'est ainsi que sous l'empire de la foi, l'esprit de cruauté, de vengeance et de perversité grossière qui caractérisait les hordes sauvages, faisait place Jà la douceur, à la charité et à la chasteté. L'évêque de Buenos-Âires pouvait écrire à Philippe V, roi d'Espagne: ** Sire, dans ces peuplades nombreuses, composées d'Indiens naturellement portés à toutes sortes de vices, il règne une si grande innocence que je ne crois pas qu'il s'y commette un seul péché mortel."
1 L'Amérique espagnole comprenait : le Mexique, la Floride, h Ouatémala, une grande partie des Antilles, la Colombie, le Pérou, la Bolivie, le Chili et V Argentine.
Questionnaire. — 1. Parlez de l'expédition de Cortez au Mexique. — 2. Que savez-vous de Vera-Cruz ? — 3. Que firent les indigènes pendant que Cortez était à Mexico ? — 4. A quoi Cortez obligea-t-il Montézuma ? — 5. Comment Cortez fit-il la conquête du Mexique ? — 6 Qui a fait la conquête du Pérou ? — 7. Quelle ville fonda-t-il ? — 8. Comment finit-il ses jours? — 9. Que savez-vous de l'origine des peuples américains ? — de leur civilisation ? — de leur religion ? — 10. Quels missionnaires ont é%-angélisé ces contrées de l'Amérique ? — 11. Quel succès ont-ils eu ?
Devoirs. — l. Racontez la conquête du Pérou. — 2. Parlez des missions catholiques en Amérique .