‹ Histoire du Canada (volume 2)Chapitre 4 sur 95 · DEUXIEME LEÇON · texte numérisé non relu

DEUXIEME LEÇON

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KESUMB

y. i^ernanu CoriiZ : ses premiers exploits au Mexique,

--Cortez vint î^ire la conquête du Mexique, en 1518. 11 f arrêta à l'embouchuie du Tabasco ; les naturels voulurent s'opposer à sa descente, mais ils furent repoussés par une décharge d'artilieiie.

8. Fondation de Vera-C*<i2.—Cortez fonda Vera-Cruz pour préserver ses gens contre l'îurs ennemis et y entasser les richesses du paj^s.

9. Expédition contre Mexico.— Cortez marcha en triomphateur jusqu'à la florissante ville de Mexico. Pendant que les Espagnols étaient dans ia capitale, les Indiens attaquèrent Vera-Cru2 ,- Cortez ohligta. l'empereur Jl/ontêzuma à lui livrer les coupables, qu'il St mettre à mort devant le palais impérial.

10. Conquête du Mexique.— Cortez s'enrpara de Mexico, en 1521. Charles-Quint le nomma gouverncu»,' et viceroi de la Nouvelle-Espagne. La jalousie de ses gens ruina sa réputation, et il mourut dans la peine et la misère, le 2 décembre 1547.

11. Conquête du "Pèxon.—Pizarre aborda le Pérou avec trois vaisseaux pour eu faire la conquête. Il s'empara de la ville de Cuzco et fonda Lhna^ qui devint la capitale du nouvel état. Les injustices et les cruautés de Pizarre lui créèrent des ennemis qui lui donnèrent la mort (1541).

12. Origine des peuples de rAmérîque.— Quoique l'histoire ne dise rien de certain des peuples de l'Amérique, tout nous porte à croire qu'ils étaient venus de l'Asie par le détroit de Bering.

13. Civilisation.— Les peuples d'Amérique cultivaient les beaux-arts. Les Péruviens construisaient grossièrement avec des blocs de pierre. La noblei;se seule était instruite.

14. Religion.- Ils croyaient à une autre vit* et attendaient un Rédemptcîir du côté du Levant. Lts jonrs df»

fêtes, ils immolaient un grand nombre de victimes humaines.

15. Missions catholiques. — Les Franciscains, les Dominicains et les Jésuites rivalisèrent de zèle pour éclairer les nouvelles contrées des lumières de l'Evangile.

DEVELOPPEMENT

7. Pernand Cortez : ses premiers exploits au Mexique. — CorUz, natif d'Espagne, quitta, avec dix vaisseaux portant 500 hommes, 18 chevaux et 10 canons, les côtes de Santiago (18 novembre 1518) pour venir faire la conquête du Mexique. Ses soldats reçurent une croix rouge pour étendard, et pour devise : " Amis, suivons la croix, elle nous donnera la victoire si nous avons la foi."

11 mit pied à terre à l'embouchure du Tabasco. Les naturels s'opposèrent à sa descente en lançant une grêle de pierres, de flèches et de javelots.

Une décharge d'artillerie les mit en déroute ; ils prirent ces étrangers pour des esprits célestes qui se servaient de la foudre à volonté. Plusieurs caciqices, ou gouverneurs de provinces, mécontents de la cruauté de Montézuma, leur empereur, firent alliance avec Cortez, qui leur assura venir à eux comme ami et non comme conquérant.

8. Fondation de Vera-Cruz.— Avant de poursuivre ses conquêtes, Cortez jeta les bases de Vera-Cruz''-. En fortifiant cet endroit, il avait pour double fin de préserver ses gens, en cas de danger, contre leurs ennemis, et d'y entasser toutes les richesses qui avaient ébloui plus d'une fois les yeux des cupides Espagnols. Cortez laissa une petite garnison à Vera-Cruz, et brûla ensuite ses vaisseaux, afin d'obliger ses soldats à vaincre ou à mourir.

1 Ce lieu fut appelé ainsi, parce que Cortez y descendit le vendredi saint.

VOYAGES DE DÉCOI'^'ERTES ET COLONISATION 11

9. Expédition contre Mexico. — Cortez marcha en triomphateur jusqu'à la riante et fertile contrée où se trouvait la ville de Mexico, qui comptait plus de 60,000 maisons ; ses tours gigantesques, ses palais somptueux et ses jardins flottants^ lui donnaient un aspect féerique. Montézuma reçut royalement Cortez et le logea dans un magnifique palais.

Pen lant qu'il était à Mexico, les indigènes attaquèrent Vera-Cruz. Cortez força Montézuma de lui livrer les coupables, qui furent bmlés vifs aux portes du palais impérial. Montézuma, pour calmer une révolte qui éclata dans la capitale, apparut sur les remparts avec tout l'éclat de sa dignité royale, et fut renversé, grièvement blessé BOUS l'assaut de flèches et de pierres. Ce malheureux prince refusa tout médicament et mourut dans le désespoir. Les Espagnols résolurent alors de s'emparer du Mexique.

10. Conquête du Mexique— Avant de faire l'attaque définitive, Cortez fit construire treize brigantins, qu'il lança avec solennité sur les lacs ; il recevait en même temps de l'Europe quatre vaisseaux et un renfort de 200 hommes. L'aqueduc fut détourné et les vivres coupés à la malheureuse ville. L'attaque eut lieu par terre et par eau. Les Mexicains, qui se battirent avec opiniâtreté, durent céder à la force (13 août 1521), et le sort de l'empire tomba au pouvoir des Espagnols.

Cortez, nommé par Charles-Quint gouverneur et vice-roi de la Nouvelle-Espagne, s'occupa de sortir Mexico de ses ruines et d'affermir son autorité. Les naturels qui voulurent se révolter, périrent dans des supplices affreux. La jalousie de ses compagnons le perdit dans l'estime du roi, et le sort de ce grand conquérant ressembla à celui de Oolomb. Courbé sous le poids des chagrins, il termina sa

1 Mexico s'élevait sur on lac

laborieuse carrière en Espagne (2 décembre 1547). Ses restes furent transportés dans la Nouvelle-Espagne, où il avait demandé à être enterré.

11. Conquête du Pérou— Les succès de Cortez portèrent Pizarre'^ à entreprendre la conquête du Pérou. Il s'associa Diego d'Âlmagro, qui avait acquis une fortune considérable, et un riche ecclésiastique nommé Luque. Ces trois hommes scellèrent leur alliance en communiant de la même hostie qu'ils se partagèrent. Pizarre aborda au Pérou avec trois vaisseaux, près de 200 aventuriers, et quelques canons. Il pénétra dans l'intérieur du pays et marcha sur Cuzco, capitale de l'empire, dont il se rendit maître, pendant qu'Almagro soumettait le Chili. Pizarre fonda Lima, qui devint la capitale du nouvel état. La division ne tarda pas à éclater. Almagro se brouilla avec Pizarre, et après un semblant de procès fut condamné à mort. Les injustices de Pizarre envers les amis d'Almagro lui suscitèrent de cruels ennemis qui l'assassinèrent dans son propre palais (1541). Des gouverneurs avides et incapables lui succédèrent et entretinrent longtemps, dans le Pérou, la haine entre les naturels et les Espagnols.

Du Pérou rayonnèrent la plupart des expéditions d'aventuriers, qui conquirent à l'Espagne la plus grande partie de l'Améiique méridionale.

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