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Le ministère MacdotialJ, revenu au pouvoir, reprit aussitôt l'affaire du Pacifique-Canadien. L'administration de cette gigantesque entreprise l'ut confiée à un syndicat de capitalistes, qui mena la chose à bonne fin. L'un des princi- ]'aux actionnaires, lord Stratkcona, millionnaire, avantageusement connu à Montréal, posa solennellement la dernière cheville de cet immense léseau, en novembre
La voie transcontinentale a eu. pour bon effet de favoriser le commerce et de cimenter l'union entre les populations de l'est à l'ouest de la Puissance.
357. Rébellion au Nord-Ouest. — En 1882, une partie des territoires du Nord-Ouest en dehors du Manitoba furent divisés en districts désignés sous les noms de Kcewatin, Âlberta, Saskatchewan, Assiniboia et Athabasca. Les Métis établis sur les bords de la rivière Saskatchewan, craignant de perdre leur contrée, demandèrent plusieurs fois au gouvernement de leur en assurer la possession. Voyant leurs requêtes sans résultat, ils se soulevèrent et mirent Louis Piel à la tête du mouvement. Le premier combat eut lieu au Lao-aux- Canards, où un parii de Métis mit en déroute un corp^ -^e police. Le soulèvement devint général, et beaucoup d'Inu.jns de différentes tribus se rangèrent du côté des Métis. Le général Middleton, commandant 3,000 volontaires canadiens, fut chargé d'aller rétablir l'ordre et força les rebelles à se rendre, à Batoche, leur place forte. L'armée de Middleton eut 66 morts et 119 blessés ; la perte des insurgés n'est pas connue. Riel se livra, fut incarcéré, puis exécuté à Régina (16 novembre 1885).
Cette rébellion coûta environ $5,000,000 au Canada. Le gouvernement fédéral vota un don de $20,000 à Middle-
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ton et accorda à chaque volontaire 320 acres de terrain, dans les territoires du Nord-Ouest. L'honorable A.-P. Caron, ministre de la guerre, fut créé chevalier par l'Angleterre.
Elections. — Des élections eurent lieu dans toutes les provinces, en 1886. Celles de Québec soulevèrent une tempête d'agitations politiques, à cause de la pendaison de Riel. Le gouvernement Ross-Taillon fat complètement balayé, et Mercier, à la tête du parti national, arriva au pouvoir. Dans les autres provinces, presque tous les mêmes députés furent réélus.
L'exécution de Piel occasionna aussi d'excessives récréminations aux élections fédérales (1887) : le parti conservateur put tout de même se maintenir.
359. La mer de Behring. — La pêche du. phoque, dans la mer de Behring, amena des difficultés entre le Canada et les Etats-Unis. Selon ces .derniers, les loups marins même réfugiés sur les îles Pribilof, devaient appartenir à la compagnie de l'Alaska, comme venant des eaux américaines. '?our régler ce différent, il fut conclu de part et d'autr (le le soumettre à une commission d'arbitrage qui se tint à Paris (1893), et jugea en faveur du Canada.
360. Tarif préférentiel britannique.— En 1897,1e Canada avait pourvu à une réduction douanière de ^ sur les importations venant de pays dont le tarif favorisait les produits canadiens. Cette préférence, fixée à :|^ du tarif ordinaire, s'éleva à |- en 1900. Ce tarif réciproque fut remplacé, en 1906, par un tarif préférenciel pour les produits de la Grande-Bretagne, importés au Canada. Un nouvel acte, passé en 1907, altéra cette disposition, en fixant un droit spécifique ou ad valorem sur chaque article britannique sujet aux droits.
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Ce tarif est divitée en trois colonnes : 1° le tarif préférentiel britannique ;
2" un tarif intermédiaire dont les taux sont plus bas que ceux du tarif général et plus élevés que ceux du tarif préférentiel britannique : c'est un instrument de négociation ;
3° un tarif général.
En 1904, des droits supplémentaires furent imposés sur des articles exportés au Canada à un prix moindre que le prix sur le marché du pays producteur.
361. Guerre du Transvaal.— D'après les lois transvaaliennes, un étranger ne peut jouir de la plénitude des droits politiques qu'après un stage de sept ans dans le pays. Pour le droit de vote et l'éligibilité au premier Volksraad (Chambre-Haute), il faut que Yuitlander (étranger) soit naturalisé depuis 12 ans. Les Anglais, de leur côté, réclamaient les droits des burghers (boers). Cette question de suffrage et de naturalisation devint la cause principale de la guerre entre l'Angleterre et le Transvaal (11 octobre 1899). A la demande de l'Angleterre, le gouvernement canadien organisa deux contingents de volontaires : le premier, de 57 officiers et 1,224 soldats (1899) ; le second, de 41 officiers et 976 soldats (1900). Lord Stratbcona envoya un corps de carabiniers à cheval de 537 officiers. Les volontaires canadiens se distinQ;uèrent par leur bravoure, leur ténacité et leur habileté comme tireurs, à l'égale de celles des Boers. Ceux qui ne trouvèrent pas la mort sous les balles ennemies ou sous le poids de la fatigue et de la maladie, revinrent en 1901. Leur retour occasionna des ovations dans les principales villes du Canada.
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Questionnaire. — l. Nommez les gouverneurs depuis la confédération jusqu'à 1910, — les premiers ministres du parlement fédéral.— '2. De quoi s'occupa le premier parlement fédéral ? — 3. Qu'est-ce qui occasionna les troubles de la Rivière-Rouge ? — 4. Que régla le traité de Washington? — 5. Que savez-vous du Pacifique-Canadien? — 6. Pourquoi les Métis du Nord-Ouest se soulevèrent-ilsî— 7- Parlez des élections de 1886. — 8. Entre quels pajs la pêche du phoque amena-t-elle un conf.it? — 9. Que stipula le tarif préféientiel ?— 10. Combien de volontaires le Canada envoya-t-il pour la guerre du Transvaal ?
Devoirs.— 1. Parlez du traité de Washington.— 2. Racontez les deux rébellions au Nord-Ouest.— 3. Que savez-vo-^i ds la jjuerre du Transvaal.
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