ÉDUCATION
BÉSUMÉ
380. Enseignement. — Depuis l'acte fédératif, trois nouveaux collèges classiques ont été fondés dans la province de Québec. En maintes reprises, la question de l'enseignement primaire a soulevé de vifs débats dans les Chambres.
381. Ecoles du Nouveau-Brunswick. — En 1871, la législature du Nouvtau-Brunswick prohiba les écoles séparées et l'enseignement de la religion dans les écoles publiques. L'opposition des catholiques à cette mesure, amena le gouvernement à accorder l'enseignement religieux en dehors des heures de classe réglementaires.
382. Ecoles du Manitoba.— La législature du Manitoba vota un bill d'écoles neutres sans s'occuper des droits de la minorité catholique (1890). L'épiscopat canadien protesta éuergiquement contre cette mesure déloyale.
383. Encyclique de I/éon XIII.— Dans une encyclique^ Léon XIII loua l'épiscopat de son énergique protestation contre la loi des écoles du Manitoba, et lui conseilla de ne pas refuser les amendements accordés par la législa* ture, en attendant l'heureux jour où les droits de la minorité seraient entièrement recouvrés.
LE CANAD.V FKDÉRATIP 31."
384. Biens des Jésuites.— La question des biens des Jésuites fut réglée par le gouvernement de Québec, eu 1888. Sur les $400,000 que la législature accorda, la compagnie de Jésus n'en reçut que 8160,000 ; le reste fut réparti pour l'éducation et le soutien de divers diocèses.
DÉVELOPPEMENT
3S0. Enseignement. — Depuis l'acte fédératif, trois nouveaux collèges classiques ont été fondés dans la province de Québec : à Chicoutimi (1875) ; à Valleyficld (1803) 1 ; et le Loyola (1896), à Montréal, \)7iV les Jésuites.
A maintes reprises, la question de l'enseignement a soulevé de vifs débats dans les Chambres. Sous ^e spécieux prétexte de donner l'esprit national et d'opérer la fusion des races, les législatures des autres provinces se montrèrent toujours en faveur des écoles neutres, dans lesquelles on ne parie pas de religion. D'après elle, l'enseignement religieux est l'affaire de l'Eglise et de la famille. L'Eglise catholique, au contraire, s'est toujours manifestement opposée aux écoles neutres, considérant que les enfants qui les fréquentent sont exposés à y perdre leur foi. Pour trancher la difficulté, ou demanda des écoles séparées, pour les catholiques, comme il en existait déjà, sous l'Union, dans la province de Québec — où la minorité est protestante— et dans la province d'Ontario — où la minorité est catholique. — La question en litige fut surtout débattue dans le Nouveau-Brunswick et le Manitoba.
381. Ecoles du Nouveau-Brunswick. — Par un acte inattendu, en 1871, la législature du Nouveau-Brunswick prohiba les écoles séparées et l'enseignement de la religion dans les écoles publiques. Le gouvernement local fit la sourde oreille aux revendications des catholiques. Le
l Par Sa Grandeur Mtrr Emard.