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parlement fédéral sembla se remuer sans cependant ne rien faire. La minorité fit appel aa peuple, mais des députés pour l'opposition ne furent élus que dans les comtés où les catholiques étaient en majorité. Toutefois, les catholiques, ne se tenant pas pour battus, refusèrent de payer les taxes scolaires, et cette attitude donna lieu à des bagarres inquiétantes : quelques émeutiers et même des prêtres furent emprisonnés. Cette aô'aire épineuse se termina par un compromis qui, tout en étant loin de rendre justice à la minorité, permettait, néanmoins, l'enseignement religieux en dehors des heures de classe réglementaires. Les membres des congrégations enseignantes étaient aussi autorisés à subir les examens du brevet d'instituteur, sans être obligés de suivre le cours normal de l'école de Fredéricton.
382. Ecoles du Manitoba. — Le bill d'écoles neutres voté par la législature du Manitoba (1890), à l'instar de celui de la Nouvelle-Ecosse (1864), adopté au Nouveau- Brunswick (1871), violait les droits des catholiques, que l'acte du Manitoba avait promis de sauvegarder (1870). La question fut portée en Angleterre. Le Conseil privé décida que les droits des catholiques avaient été lésés, et qu'il fallait recourir au gouvernement fédéral pour avoir justice. Les évêques du Canada protestèrent énergiquement contre la mesure déloyale du Manitoba. Sans rappeler la loi, le gouvernement fédéral accorda néanmoins quelques concessions.
383. Encyclique de Léon XIII. — Le pape Léon XIII, dans une encyclique adressée à tout l'épiscopat de la Confédération, congratulait les évêques de leur énergique protestation contre la loi des écoles du Manitoba. En reconnaissant que quelque chose avait été fait, il con- Beillait de ne pas refuser les amendements accordés par la
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législature, en attendant l'heureux jour où les droits de la minorité seraient entièrement recouvrés. Le pape recommandait également d'élaborer avec sagesse et méthode les programmes d'études, de n'admettre dans l'enseignement que des hommes bien préparés pour cette importante fonction, et de faire en sorte que les écoles catholiques rivalisent avantageusement avec les meilleures écoles du même genre de n'importe quelle confession.
384. Biens des Jésuites. — En 1888, l'honorable Honoré Mercier, premier ministre de Québec, après s'être entendu avec le saint-siège, fit adopter par la législature provinciale un bill autorisant la remise de $400,000 sur les $2,000,000 que valaient alors ces biens. Le pape donna $160,000 aux Jésuites et partagea le reste entre les diflférents diocèses de la province de Québec.
Questionnaire. — 1. Qu'occasionna dans les Chambres la question de renseignement primaire? — 2. Que savez-vous dos écoles du Nouveau-Brunswick ? — 3. En quelle année la législature manitoliaine vota-t-elle un bill d'écoles neutres? — 4. Que fit Léon XIII dans cette circonstance î — 5 Par qui et comment fut réglée la question des biens des Jésuites ?
Devoirs. — 1. Racontez l'ufiFaire des écoles du Xouveau-Brunswick. — 2. Parlez des écoles du Manitoba et de l'encyclique de Léon XIH à ce sujet.
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