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Québec et les environs de 1633 à 174-i

corps de logis, d'un magasin et d'une plate-forme munie de canons.

Collège des Jésuites. — ^Nicolas Rohault, marquis de Gamache, fonda, à Québec, le collège des Jésuites, à la demande de son fils René, qui devait entrer dans la compagnie de Jésus. Une partie du patrimoine de celui-ci — '1600 écus d'or, — produisant un revenu annuel de 2,000 livres fut donnée pour cette oeuvre. A cela le marquis ajouta de son vivant, une rente de 300 livres par année. Tout ceci se passait en 1626, mais, pour diverses raisons, la fondation n'eut lieu qu'en 1635. René, jésuite, mourut cinq ans après. Afin d'aider aux Jésuites à soutenir leur collège, de Montmagny leur concéda douze arpents de terre près du château Saint-Louis (1635).

Cette institution attira au Canada plusieurs familles françaises, alors assurées de pouvoir faire donner à leurs fils une éducation en rapport avec leur condition.

Sillery. — ^Le commandeur Noël-Michel Brûlard de Sillery, ancien ambassadeur de France à Madrid et à Rome, dégoûté des honneurs de ce monde, avait embrassé l'état ecclésiastique dans un âge très avancé, pour se livrer à toutes sortes de bonnes œuvres. La lecture des relations des Jésuites le porta à coopérer à la conversion des sauvages, en fondant, sur l'avis du père Le Jeune, une bourgade destinée à recevoir les néophytes algonquins et montagnais et à les affermir dans la foi chrétienne (1637). Cet établissement, appelé Saint-Joseph, était distant de Québec d'environ deux lieues, et composé de trente-cinq à quarante familles de sauvages chrétiens. La résidence et la chapelle se trouvaient séparées de l'hôpital par une petite colline ou plateau, ayant environ soixante pas de largeur. Les Montagnais étaient établis du côté de la chapelle, et les Algonquins du côté de l'hôpital^

L'âge avancé de M. de Sillery l'empêcha de venir au Canada. Il mourut (24 septembre 1640) avant d'avoir achevé son œuvre, que ses proches parents complétèrent.

Cette réduction, où l'on vit d'admirables exemples de vertus, n'existe plus aujourd'hui ; mais le nom du fondateur attaché à l'endroit où il avait généreusement entrepris son œuvre, a perpétué sa mémoire.

Couvent des Ursulines et Hôtel-Dieu.— Les Ursulines et les Hospitalières vinrent au Canada, en 1639 ; les premières, dans le but

1 Relation de 1643, pp. 8 et 9.

d'y fonder une école pour les jeunes filles, et les secondes pour établir un hôpital dédié au fils de Dieu, dont le sang a été versé pour la merci de l'humanité entière.

Marie-Madeleine de Wignerod, duchesse d'Aiguillon et nièce du cardinal de Richelieu, partagea la bienveillance du grand ministre pour le Canada. Devenue veuve très jeune et sans enfant, elle consacra sa fortune à la fondation de l'Hôtel-Dieu de Québec. Pour exécuter son dessein, elle s'adressa au couvent des Augustines, et vit avec joie sa demande accueillie avec enthousiasme. Toutes les religieuses s'offrirent spontanément à leur supérieure pour venir dans la Xouvelle- France. Le choix tomba sur les sœurs Marie Guenet de Saint-Ignace, nommée supérieure, Saint-Bernard et Saint-Bonaventure.

La fondation des Ursulines fut aussi l'un des coups admirables de la Providence. Souvent déjà on avait tenté, mais toujours en vain, de donner des protecteurs à cette œu\Te tant désirée. L'honneur de mener cette entreprise à bonne fin était réservé à Marie-Madeleine de Chauvigjiy, veuve de Charles Grivel de La Peltrie. Toutefois, ce ne fut qu'avec peine qu'elle obtint de sa famille la permission de consacrer sa personne et sa fortune à la fondation d'une maison religieuse destinée à instruire les petites filles sauvages. Saint Vincent de Paul, qu'elle rencontra à Paris, l'engagea fortement à exécuter le pieux dessein qu'elle avait conçu, nonobstant tous les obstacles qui pourraient surgir, comme d'ailleurs dans toutes les œuvres de Dieu. L'abbé Bernières la conduisit à Tours, où il savait que, depuis longtemps, une Ursuline nourrissait dans son cœur le même projet : c'était Marie de l'Incarnation, femme remarquable par ses vertus, son esprit et ses talents, que Bossuet devait appeler plus tard la Thérèse de l'Amérique^. Encouragée par l'évêque de Tours, ^Marie de rincarnation se décida à partir pour les missions lointaines, et les sœurs Saint-Joseph et Cécile-de-la-Croix lui furent adjointes.

Le 4 mai 1639, les Hospitalières, les Ursulines et leur fondatrice s'embarquèrent à Dieppe avec les pères Poncet, Chaumonot et Vimont^. L'arrivée de la flotte, après une traversée pénible de trois mois, attira

1 Marie de l'Incarnation (Marie Guyard), née à Tours (25 oct. 1599), mariée à dix-sept ans, devenue veuve deux ans plus tard, entra en religion après douze ans de veuvage. Elle quitta la France à l'âge de quarante ans, pour venir à Québec fonder une maison de son ordre; elle y mourut en odeur de sainteté le 20 avril 1672. Elle a laissé une série de lettres historiques, citées par tous les auteurs d'histoire du Canada.

2 Le père Vimont venait comme supérieur des missions des Jésuites au Canada.

Vénérable mère Marie de l'Incarnation (1599-1672)

Pour moi, quand, de V antique enclos des Ursulines, Pour la première fois, tout ému, j'entendis Monter ces voix d'enfants, fraîches et cristallines Comme un écho du Paradis.

Soudain, sous les arceaux dépouillés du vieux frêne, Longue chaîne héroïque évoquée à la fois, Mes regards crurent voir passer l'ombre sereine Des saintes femmes d'autrefois !

Louis Fréchette.

la population québecquoise sur le rivage ; le gouverneur figurait en tête. Les religieuses, en mettant pied à terre, baisèrent le sol qu'elles étaient prêtes à arroser de leur sang. ^ Cette nouvelle recrue évangélique fut conduite processionnellement à l'église au bruit du canon, des cris de joie et des acclamations de la petite colonie.

Après le chant solennel du Te Deum, les religieuses se rendirent en des résidences provisoires. Quello^ sublimes pensées de charité faisaient battre les cœurs généreux de ces héroïc[ues chrétiennes en voj^ant les familles pauvres au service desquelles elles allaient se livrer ! Avec quelle pure dilection, madame de la Peltrie ne caressait-elle pas les petites Montagnaises, qui allaient devenir ses filles adoptives ! C'étaient les arrhes du sacrifice de sa vie entière.

Cependant la maison des Ursulines n'était pas encore commencée, et celle des HospitaHères sortait à peine de terre. Les dernières prirent possession d'un bâtiment situé à Sillery^ et appartenant à la compagnie des Cent-Associés", tandis que les premières s'installaient aussi à Sillery dans une baraque de deux chambres, où elles ouvrirent leurs classes. La vénérable mère de l'Incarnation aimait à catéchiser les jeunes Indiennes. C'est à l'ombre des branches touffues d'un frêne, qui resta debout pendant plus de deux cents ans comme un monument de son zèle, qu'elle redisait à ses élèves l'histoire de "Celui qui a créé toute chose."

La vie des Ursulines de Québec forme l'un des plus merveilleux chapitres de notre histoire. Les murs vénérables de leur couvent, témoins de quatre sièges, furent ravagés par les boulets anglais, en 1759. C'est dans un trou creusé par une bombe à l'intérieur de ces murs que fut inhumé Montcalm. Nulle communauté ne relie aussi intimement le passé au présent. On trouve dans son enceinte, ainsi qu'à l' Hôtel- Dieu, des reliques précieuses qui remontent aux premiers temps de la colonie. Après la prise de Québec par les Anglais, Murray fit de ce monastère ses quartiers généraux. Depuis cette époque, les Ursu-

1 On lit dans la Relation de 1640, p. 52: "A peine les Hospitalières étaient-elles rendues à Sillery, l'an dernier, qu'elles se virent accablées de sauvages malades. Du mois d'août 1639 au mois de mai 1640, il est entré plus de cent malades à l'hôpital... On en a vu jusqu'à dix, vingt, trente à la fois. Vingt ont été baptisés, et environ vingt-quatre sont morts. Plus de deux cents autres y ont été reçu.s, en passant, et soulagés, en y couchant une nuit ou davantage. La petite \érole s'est attachée indifféremment à toutes sortes de personnes, au pays des Hurons; il en fut baptisé plus de mille, dont une bonne partie est sortie de ce monde."

2 Après deux ou trois ans, les Hospitalières se fixèrent à Québec.

Unes ont conservé l'estime de tous les gouverneurs généraux et ont reçu la visite de tous les membres de la famille royale venus au Canada^

UAc^idie.—Poutrincourt et Louis Hébert quittèrent définitivement l'Acadie dans l'été de 1614. Champlain, qui les rencontra en France, les engagea à le suivre à Québec, Hébert écouta les avis de Champlain, comme nous l'avons vu. Poutrincourt fut tué (5 décembre 1615 ) en assiégeant Mér^-sur-Seine. Ses soldats qui l'aimaient, élevèrent une croix de pierre portant son nom, à l'endroit où il succomba glorieusement. En 1618, Biencourt, fils de Poutrincourt, demanda des colons aux autorités de Paris, qui ne répondirent pas à son appel. I], forma deux compagnies (1619), l'une autorisée à faire la pêche côtière et l'autre, à trafiquer des fourrures avec les sauvages de l'Acadie. Biencourt mourut en 1632. Charles de Lalonde, sieur de Saint-Êtienne, lui succéda.

En 1619, trois Récollets furent envoyés pour assister les Français et prêcher les sauvages de Miscou, de Port-Royal et de Saint-Jean.

Les Pilgrim Fathers arrivaient en vue du cap Cod, le 9 novembre 1620, pour établir la colonie du Massachusetts.

En 1621, huit cents vaisseaux, dit-on, allaient et venaient de l'Acadie en France, aj^ant, à chaque voyage, 30 pour cent du bénéfice des produits de leur pêche ; néanmoins, les Anglais, intéressés au commerce de l'Acadie, ne reconnaissaient à la France aucun droit dans cette contrée.

En (1621), Jaques 1er, roi d'Angleterre, concéda à sir William Alexander de Menstrie, l'Acadie, sous le nom de N ouvelle-É cosse. La France, alarmée de cet état de choses, ne recommença, à vrai dire, la colonisation de l'Acadie qu'après le traité de Saint-Germain-en- Laye (1632). Isaac Razillif y vint alors avec un certain nombre d'immigrants et deux seigneurs : Nicolas Denys et Charles de Menou, sieur d'Aulnay, de Charles Nisay : le premier s'occupa surtout de commerce, tandis que le second se voua plus spécialement à l'installatfon des colons et aux travaux agricoles. Trois Capucins faisaient partie de l'expédition.

1 Les Ursuliaes (21 nov. 1642) laissaient lear maison de la basse ville, pour aller habiter leu'' nouveau monastère, fait à chaux et à sable, et qui iHait alors un des plus beaux monuments delà colonie (Relation de 1C42, p. 6).

2 Isaac Razilly, français, gouverneur de Loudun, fut chargé de condnire une exp''>dition en Acadic, en 1029. Il ftait de la compagnie des Cent-Asaoci.'a. Le cardinal de Richelieu, son parent, le fit nommer lieulenmit pour le roi el monsieur le Cardinal en la Nouvelle-France (1632).

Denys fut délogé de son établissement du Cap- Breton, où il s'était établi, par un nommé Le Barque, créancier de Charnisay, autorisé à se saisir des héritages laissés par son débiteur en Acadie. Denys, ainsi ruiné, quitta le pays. Sa retraite fut une perte pour le commerce auquel il avait donné une grande impulsion.

La commission de Razilly l'autorisait à opérer le retrait des Anglais de Québec, de Port-Royal et du Cap-Breton. La compagnie des Cent-Associés lui concéda la rivière, la baie et l'île Sainte-Croix, avec les îles adjacentes. Pour encourager les seigneurs à s'établir dans le pays, Razilly créa des fiefs.

Frappé des beautés naturelles de la Hève et des avantages du port, Razilly s'installa en ce lieu. Le roi lui concéda dans la suite une partie du INIaine actuel.

La Tour fixa sa demeure au fort Saint-Louis, sur une pointe méridionale de P Acadie. Vingt ans après, il obtenait de la compagnie de la Nouvelle-France une concession de terre sur la rivière Saint- Jean, où il éleva un fort.

Razilly étant mort (1636), de Charnisay prit le commandement. Il quitta alors la Hève pour s'établir à Port-Roj'al. Presque tous les habitants de la Hève le suivirent.

La division se mit bientôt entre de Charnisay et La Tour, au sujet du partage de la contrée. L'intervention du roi Louis XIII ne régla pas entièrement l'affaire. De Charnisay alla mettre le blocus devant le fort Saint- Jean (1642). La Tour ayant obtenu du gouverneur de Massachusetts un armement considérable, vint faire lever le blocus du fort Saint-Jean, et poursuivit de Charnisay jusqu'à Port- Royal. Pendant que La Tour se trouvait à Boston, de Charnisay courut à la rivière Saint-Jean pour surprendre le fort, que ]Mme de La Tour, à la tête d'une petite garnison, défendit héroïquement. Presque tous ceux qui avaient pris part à la défense furent pendus. De Charnisay obligea Mme de La Tour à assister au supplice, portant une corde au cou.

Après la mort de Charnisay (1650), La Tour épousa la veuve de son ancien ennemi, et reprit possession du fort Saint-Jean. Protégé par l'Angleterre, il obtient de Cromwell de vastes domaines en Acadie, qu'il céda dans la suite à Thomas Temple. Il mourut en 1664.

La paix de Bréda (31 juillet 1667) ajoutait au Canada l' Acadie et un havre à Terre-Neuve, où fut érigé un fort. L'Acadie fut,

cette même année, restituée à la France. C'est à l'époque de 1679 que se formèrent les établissements de Beauhassin et des Mines, au fond de la baie de Fundy^ D'après les archives de Paris, l'Acadie comptait, en 1683, une population de 600 âmes'. Dès 1689, il y avait des colons français à Passamacadie^.

LECTURE. — l'ne fête religieuse à Québec sous M. de M ontmagny.— 'En prenant possession du pays, les Associés s'étaient réjouis dans la pensée qu'ils pourraient le consacrer tout entier à Dieu ; et, sachant que les Récollets le lui avaient déjà dédié, sous le patronage de Saint-Joseph, ils envoyèrent une image en relief de ce saint patron, qui fut placée sur l'autel de Notre-Dame-de-Recouvrance. Mais, comme l'adoption de Saint-Joseph pour premier patron du Canada n'avait pu être faite avec toutes les conditions voulues, alors que les calvinistes dominaient dans le pays, on résolut de la renouveler avec les solennités exigées par le droit ecclésiastique. Il fut donc arrêté que les magistrats et le peuple, de concert avec les ecclésiastiques, la ratifieraient de la manière la plus solennelle, et, afin qu'il n'y manquât rien de tout ce qu'on pouvait désirer, le souverain pontife Urbain VIII sanctionna ce choix en accordant l'indulgence plénière le jour de la fête de ce saint patron.

La veille, cette année 1637, on arbora le drapeau et on tira le canon pour annoncer la solennité du lendemain, et, quand la nuit fut venue, on fit, en signe de réjouissance un feu d'artifice, le plus agréable et le plus frappant par ses variétés et son éclat, qu'on eût jamais vu dans le pays. M. Jean Bourdon, géomètre, en avait conçu et exécuté la partie architecturale, et les pièces d'artifices étaient de la composition du sieur de Beaulieu. Pour exprimer aUégoriquement l'objet de la fête, on avait construit deux petits édifices, posés chacun sur une pièce de bois assez élevée. L'un représentait la Nouvelle-France sous la forme d'un petit château carré et crénelé, flanqué à ses angles de quatre tourelles surmontées de leurs guidons, le tout bien proportionné et varié de diverses couleurs. Sur la toiture de ce château s'élevait une sorte de couronne ; plus haut, une roue mouvante, et au-dessus une croix, terminée à chacune de ses trois extrémités par autant de grandes fleurs de lis, qui paraissaient ornées de brillants. Ce château, porté sur un plateau, était défendu à ses quatre angles par autant de roues mouvantes et tout autour par seize lances de feu, sans parler encore de quatre grosses trompes, d'où devaient partir et s'élever dans les airs plus de deux cents fusées ou serpenteaux. Proche de ce château, symbole de la Nouvelle-France, était porté, sur une pièce de bois, l'autre petit édifice. Celui-ci était oblong, en forme de cartouche ; sous sa face principale, paraissait, en transparent, le glorieux nom de saint Joseph, en grands caractères romains ; et, de ce nom, devaient s'élever des serpenteaux, des fusées, tantôt en ligne perpendiculaire et tantôt en arcade, au milieu d'une pluie d'étoiles ou de feu.

Tout étant ainsi disposé, M. de Montmagny, avec son lieutenant , M. de l'Isle et les messieurs de leur suite, sortirent du fort au commencement de la nuit, et se ren-

1 Rameau, p. 30.

2 Rameau, p 129.

3 Rameau, p. 146.

dirent auprès de l'église, où étaient élevés les édifices dont nous parlons. Tous les habitants de la Nouvelle-France voisins de Québec, s'y étaient rendus pour partici per à cette réjouissance publique ; et, en présence de tout ce peuple, le gouverneur alluma lui-même le feu d'artifice, dont les jets subits et les éclats de lumière étonnèrent merveilleusement les sauvages, et notamment les Hurons. Le lendemain, fête de saint Joseph, l'église fut plus fréquentée encore que de coutume, et comme elle l'était au jour de Pâques, chacun bénissant Dieu d'avoir donné pour patron à la Nouvelle-France le gardien même de son divin Fils, dans la personne du glorieux saint Joseph. La piété envers Jésus, Marie et Joseph fut ainsi, dès ces premiers temps, la dévotion propre des Canadiens ; et nous voyons que, le premier du mois de mai 1637, M. de Montmagny fit dresser devant l'église un grand arbre enrichi d'une triple couronne, au bas de laquelle étaient trois grands cercles, l'un sur l'autre, ornés de festons, qui portaient écrits comme dans un écusson les noms de Jésus, Marie, Joseph. Ce fut le premier " arbre de mai " dont la Nouvelle-France honora l'église ; il fut salué par une escouade d'arquebusiers, et les soldats en plantèrent un autre devant le fort. Celui-ci portait une couronne sous laquelle paraissaient les armes du roi, celles du cardinal de Richelieu et celles du gouvernement.

Faillon. Histoire de la Nouvelle-France.

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