‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 101 sur 120 · LES AUTRES PROVINCES PROVINCES MARITIMES · texte numérisé non relu

LES AUTRES PROVINCES PROVINCES MARITIMES

La Nouvelle-Écosse.- Sir Colin Campbell avait été chargé par le ministère anglais d'opérer des réformes dans l'administration de la province du golfe. Joseph Howe, le grand chef libéral, n’en continua pas moins la lutte pour faire reconnaitre en droit et établir en fait le principe de la responsabilité ministérielle que toutes les colonies d'Amérique réclamaient avec tant d'insistance, Howe cependant n'employa jamais d'autres moyens de combat que ceux que lui donnait la constitution de son pays et il prit bien garde de ne point jouer son influence et de compromettre sa cause dans le mouvement de 1837. Son influence auprès du ministère anglais était pourtant tres grande et les quatre lettres qu'il écrivit à lord John Russell concernant le gouvernement responsable contiennent l'exposé le plus solide et le plus clair de cette réforme essentielle.

Howe réussit à faire rappeter le gouverneur qui fut remplacé par lord Falkland. Ce dernier, à l'exemple de Sydenham, croyait bien gouverner en s'entourant ile représentants de tous les partis. Il se donna donc un conseil exécutif formé également de libéraux et de tories,. Ce genre de cabinet unioniste ne devait pas fonctionner

longtemps et Joseph Towe et les autres membres libéraux donnèrent bientôt leur démission ; ils entreprirent de renverser le gouvernement redevenu simplement tory. Le gouverneur Falkland qui se méla de défendre ses ministres dut lui-même résigner son poste en 1846. Il fut remplacé par sir John Harvey, venu du Nouveau- Brunswick. Aux élections de 1847 les libéraux remportérent la victoire et le gouverneur confia au chef libéral le soin de former un cabinet en rapport d'idées avec la majorité parlementaire. Le parti tory, dirigé par J. W. Johnston, dut enfin abandonner tout le pouvoir aux mains des libéraux. C’est ainsi que le gouvernement responsable fut établi en droit et en fait en Nouvelle-Écosse par sir John Harvey et Joseph Howe libéral en même temps que lord Elgin l'établissait au Canada avec les libéraux

Lafontaine et Baldwin.

Nouveau-Brunswick.]les luttes politiques au Nouveau-Brunswick ne sont pas aussi ardentes que dans les autres provinces canadiennes. Le mode de gouvernement identique à celui de la Nouvelle-Écosse paraissait satisfaire à peu près tout le monde. Cependant le gouverneur William Colebrooke ayant nommé son gendre au poste de secrétaire provincial en 1844, les autres ministres firent de telles représentations que cette nomination fut désapprouvée par le cabinet britannique. Le Nouveau-Brunswick de même que l’île du Prince-Édouard mode.aient ieur po.itique sur ceue de ja Nouvelle-Écosse : mais ni l’une ni l’autre de ces provinces ne connurent les grandes luttes politiques des Canadas unis.

Le Traité d’Ashburton (1842).-1Ie 9 août 1842 lord Ashburton, représentant la Grande-Bretagne et Daniel Webster, les États-Unis. signaient à Washington un traité au sujet des frontières du Maine et des Territoires à l'ouest du lac Supérieur. Le Nouveau-Brunswick, limitrophe de l'état du Maine n'avait jamais été clairement délimité; la démarcation entre les deux pays, faite au traité de Paris (1783). était formulée en des termes vagues, flottants et restés obscurs. Ashburton sacrifia le Canada aux exigences de l'Américain et lor«

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l’'almerston appela ce traité “la capitulation d'Ashburton”!. L'état du Maine fut agrandi à même le territoire canadiea; un grand nombre de loyalistes, qui s'étaient réfugiés au Nouveau-Brunswick à la révolution américaine, furent ainsi remis en territoire républicain.

Les deux pays admirent aussi le droit d'extradition des criminels accusés de conspiration, de vol ou de meurtre.

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