‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 45 sur 120 · DT TT · texte numérisé non relu

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camp de Montmorency et d enfilade, sans leur faire be de cette Canonnade, Wolfe avec un millier de soldats, oWnshend approchait et Monckton arrivait avec 1,000 he

énéral ? Ses renadiers ne Ju £

250 CHAPITRE XVI De leur Propre initiative, ils envoyèrent pour arrêter les progrès de Monckton

vis, une troupe de 900 hommes. F

artagée en deux colonnes, la troupe s’égara, se fusilla dans Ja nuit

» €t s'enfuit Précipitamment :

ce fut, comme on l'appela, Je “coup des écoliers”. Dans la nuit du 18, quelques vaisseaux anglais réussirent à Passer devant Québec et Carleton remonta le fleuve l’espace de sept lieues. Ce succès changeait Ja Position des deux armées en présence. Montcalm détacha une troupe assez forte pour empêcher le débarquement des Anglais

i server ainsi les COMMunications avec le haut du fleuve. Mais la tactique de Montcalm resta la

même. Québec avait déjà subi des dommages Considérables: la basse ville n’était Plus qu’un amas de décombres, plusieurs édifices de la haute ville étaient détruits ou abandonnés, la Population fuyait Join de la portée du canon,

Mais ces Tavages n'avançaient gucre Ja fin du siège, Wolfe essaya de ;l’intimidation : il menaça (25 juillet)

les paroisses de dévastation, si on ne se rendait pas. Des arCOururent les Campagnes accumulant

détachements P es ruines et terrorisant la Population. Montcalm ne bou-

S€a pas davantage,

2° Bataille de Montmorency. \\,] fe se décida enfin à prendre l'offensiy

€ par une attaque de front contre les retranchements français. Les troupes de Monckton Venant par eau de la Pointe-Lévis devaient Coopérer avec celles de T s ITTay qui, après avoir tra- - au pied de la Cataracte, de- Vaient se porter Contre l’aile gauche de l’armée française. Au matin du 31 Juilet, Je Centurion, de 64 canons et deux grands transports, vi

atteries du Prenaient en la faveur e boueuse

aucoup de mal.

débarqua sur la grèv

2mmes. Qu'allait faire Je i donnèrent Pas le temps

de décider. Sans attendre de commandement, les premiers arrivés se ruèrent à l'assaut de la redoute que les Français abandonnèrent aussitôt et, sans s'arrêter, commencèrent à escalader l'escarpement. Cette précipitation entraina la perte de l'entreprise. Avançant sans ordre sur une pente détrempée par une pluie torrentielle qui tombait à ce moment même, exposés à un feu plongeant, les assaillants furent violemment repoussés vers la redoute, laissant derrière eux plus de 450 morts et blessés. Woife comprit l’inutilité de répéter l’attaque au moment où commençait la nuit. Il ordonna donc la retraite qui se fit en bon ordre, partie par eau, partie par le-gué de Montmorency. Cette victoire releva le courage des assiégés.

Deuxième phase: 1° Nouveau plan anglais.

—À partir de ce moment, Wolfe abandonna de plus en plus ses positions au-dessous de Québec pour tenter fortune en amont. Murray conduisit les nouvelles opérations en collaboration avec l'amiral Holmes. Montcalm détacha Bougainville avec 500 hommes Pour surveiller de la côte nord les mouvements de l'ennemi. Pour empêcher le ravitaillement du camp de Beauport, l'ennemi étendit la dévastation aux paroisses de la rive nord depuis l’'Ange- Gardien jusqu’à la Baie Saint-Paul, à l’île d'Orléans, et à une vingtaine de localités de la côte sud. Les sauvages appelés à la curée achevaient l’œuvre de destruction L'armée de Montcalm s’approvisionnait difficilement, tantôt par terre, tantôt par le fleuve en forçant le blocus anglais. Les miliciens désertaient pour aller faire la moisson. Puis, en août, vinrent les mauvaises :ouvelles: Ja chute de Niagara, l'abandon de Carillon et e Saint-Frédéric. Il fallut envoyer Lévis avec 800 honirnes pour s'opposer à la jonction des armées anglaises d- l’ouest et du sud. Les assiégeants gagnaient ainsi li imense avantage d’éloigner de Montcalm, au moment critique, son plus habile lieutenant, mais par contre, ils voyaient diminuer leurs chances de succès. L'été touchait à sa fin, et Wolfe, rompu de fatigue et d’inquiétudes, tombait 8ravement malade. Revenu à la santé, il proposa trois plans d’attaque contre l’armée de Montcalm: ses brigadiers les rejetérent pour se rallier à une attaque au-dessus

Al eie li viuiéhnnié lil lise. sise à h

de Québec. Wolfe céda, mais, semble-t-il, sans espoir de succès. Le 3 septembre il leva le camp de Montmorency et la flotte anglaise chargée des troupes accentua encore son mouvement de va-et-vient destiné à lasser la vigilance de Bougainville qui avec 2,000 hommes avait ordre de ne pas la perdre de vue. Dès ce moment tout favorise Wolfe jusqu’à ce qu'il tombe victorieux sur le promotoire de Québec.

2° Bataille des Plaines d’Abraham.-]e 10 Septembre, Wolfe avait choisi le lieu d'atterrissage de son armée de débarquement. C'était l’Anse-au-Foulon (Wolfe’s Cove) située à une demi-lieue à l’ouest de la citadelle de Québec et d’où partait un étroit sentier conduisant au sommet de la falaise haute à cet endroit de 250 pieds. Là devaient se réunir dans la nuit du 12 au 13 les troupes que portait la flotte ainsi que celles de la Pointe-Lévis, tandis que l’amiral Saunders ferait une démonstration devant le Camp de Beauport. Tout contribua à faciliter le débarquement : absence des troupes régulières sur les Plaines, éloignement de Bougainville resté au cap Rouge, passage Projeté et connu d’un convoi de vivres qui ne descendit pas, Manque de vigilance au poste du Foulon gardé cette nuit-là par Vergor et 30 hommes seulement, etc.

Le 13 à deux heures du matin les premières chaloupes chargées de soldats quittaient les navires et se dirigeaient en silence vers le rivage dont elles longèrent les sinuo- Sités. En tête venaient les volontaires de Delaune, puis Wolfe en personne qui, dit-on, répéta au moment où il s’enfonçait dans l'obscurité ce vers de l’élégie mélancolique du poète Thomas Gray: “The paths of glory lead but to the grave”. Avant l'aurore, le poste de Vergor était pris et au lever du soleil, toute l’armée anglaise. 4,800 hommes, était rangée en bataille sur la falaise, face à la ville. Monckton tenait la droite, Mur.ay le centre avec trois régiments de highlanders, et Townshend la gauche en potence au pied du côteau Sainte-Geneviève. Ils n'avaient que deux petites pièces d'artillerie. C'est à ce moment que Montcalm apprit la présence des Anglais sur les hauteurs d'Abraham. En toute hâte, il met ses

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troupes en marche et à 7 heures elles étaient rangées sur la largeur des Plaines, face aux Anglais. Les milices occupaient les deux extrémités de la ligne dont le centre était formé par les réguliers. De l’aveu de tous, il eut mieux valu ne pas précipiter l’action, attendre que la garnison de Québec, les 1,500 hommes de Vaudreuil et les 2,000 soldats d'élite de Bougainville fussent rassemblés sur le terrain. Montcalm, privé des conseils des officiers qui pouvaient le mieux calmer son agitation, craignit, s’il tardait, de voir couper ses communications, de manquer de munitions, de laisser à Wolfe le temps de se retrancher. En brusquant l’action il ne pensa qu’à culbuter les Anglais vers le Foulon et à profiter de l’ardeur du premier moment.

Il n’avait encore que 4,000 hommes dont 2,000 réguliers seulement,quand, vers dix heures, il parcourut la ligne de front et fit sonner l’attaque. Aussitôt l’armée entière rangée sur trois lignes de profondeur, se précipite au pas de charge dans le ravin inégal qui la sépare des troupes anglaises, recueillant au passage les pelotons de tirailleurs, ce qui ajoute encore au flottement. À peine réformée, elle s'arrête à une demi-portée de fusil de l’éminence opposée qu’occupaient les Anglais, et des trois lignes françaises part une décharge générale trop précipitée pour produire grand effet. Les Anglais qui n’ont pas encore bougé avancent de quelques pas, s'arrêtent, abaissent leurs fusils chargés chacun de deux balles et font d'énormes trouées dans la première ligne française qui continue d'avancer. Le combat, d’une extrême vivavité, tourna vite à l’avantage des Anglais. Une charge à la baïonnette acheva de mettre en fuite le centre français. Les Canadiens de la droite abrités par un petit bois retardèrent longtemps la poursuite donnant aux fuyards le temps d'entrer en ville ou de se diriger en plus grand nombre vers la rivière Saint-Charles. Ce n’est qu’à la troisième attaque qu’ils en furent délogés pour se reformer en bas de la côte d'Abraham, où ils arrétérent encore longtemps les régiments envovés pour couper la retraite aux fuvards. Avant midi, tout était fini. Anglais et Français avaient subi des pertes sensiblement égales: 600 à 700 morts et blessés.

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Atteint légèrement dès le début de l’action, Wolfe ordonnait la charge à la baï i

, la dernière en pleine poitrine. Il se fit Porter en arrière, apprit que l’ennemi était en fuite, se

peace”, et il expira. Montcalm, épargné par le premier feu et entrainé par la masse des f

tellement en voulant rallier ses troupes. Il rentra à Québec, languit quelques heures et mourut

de l’histoire contemque du Nord étaient

lense empire et l’An-

braham, une des plus importantes Poraine. Les destinées de l’Améri changées, la France perdait un imn gleterre triomphante venait de conquérir Ja partie de l'Amérique qui devait lui rester fidèle jusqu’à nos jours.

Capitulation de Québec.— Avec Wolfe et Mont- Calm, l’esprit Militaire semble mées antagonistes. L'armée fr grand désordre au camp de Be le soir même sous l'empire d’u dreuil qui pendant toute la guerre n'avait loir conseiller Montcalm

, Se. 10 ondes D « D SEE cd errme

le M. de Ramezay, le Commandant de Québec, l’ordre de capituler sans attendre l’assaut, si COUrS nl vivres. Pendant ce temps, Bou

sembla au cap Rouge et à Lorette les débris des

S troupes et fit entrer des vivres dans Québec. Les Anglais ne su-

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“Æ€ur attention se concentr: sur Ouébec. Épuisée et découragée par un bom-

bardement de 68 jours. la Population civile voulait rendre la ville, et au conseil de guerre tenu le 15. le brave Jacau de Fiedmont. Je CéMmandant de l'artillerie. fut seul d'avis

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qe

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LUTTE SUPRÊME 261 Fa

qu'il fallait attendre le retour de Lévis. Mais Lévis vint trop tard. En arrivant A rs il mesura toute l'étendue du malheur. “On n’abandonne pas, s’écria-t-il, dix lieues de pays pour une bataille perdue”. Il fit rebrousser chemin à l’armée, espérant pouvoir sauver Québec. À quatre lieues de la ville, il apprit que les Anglais y étaient entrés le 18 au matin. Townshend, Saunders et Ramezay avaient signé les articles de la capitulation.

Lévis se replia aussitôt sur Jacques-Cartier où il laissa Dumas avec 600 hommes et aila rejoindre le gouverneur à Montréal. La flotte anglaise repartit pour l’Angleterre le 18 octobre, emportant la dépouille de l’héroïque Wolfe. À Le brigadier général Murray restait à Québec avec 7,300 hommes. Pendant tout l'hiver, le petit camp français ainsi que celui de la Pointe-aux-Trembles ne cessèrent d'inquiéter l’armée anglaise d'occupation, lui faisant des prisonniers ou livrant de fréquents combats à ses patrouilles.

Victoire de Sainte-Foye.—]a prise de Québec, pensait-on en Europe, terminait la guerre d'Amérique. En effet, cinq années de combats, une famine générale, le manque d'équipement et de munitions, le peu d’espoir de | recevoir des secours de France, enfin la présence de trois ‘4 armées nombreuses et bien pourvues convergeant vers i5 Montréal semblaient autant de motifs suffisants pour met- hi tre fin à une lutte si inégale. Mais Lévis espérait toujours He: que la France n’abandonnerait pas le Canada et lui enverrait quelque secours au printemps. Il communiqua cet espoir aux Canadiens et aux vaillantes troupes qui l’aimaient tant, et pendant tout l’hiver il prépara une attaque contre Québec. Au printemps, il envoya Bougainville à l’Ile-aux-Noix, Pouchot au fort de Lévis, et lui partit avec Bourlamaque et 6,910 hommes pour le bas du fleuve ; il débarqua à Saint-Augustin le 27 avril.

Les troupes de Lévis offraient l'aspect d'une armée de gueux : uniformes râpés, ternis ou troués sous de vieilles capotes en lambeaux, ceinturons de peaux, souvent une corne et un sac à plomb en guise de gibernes, bidons, gamelles, cuillers en bois. Les milices portaient ie costume d'habitants : la tuque de laine ou le casque de four-

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rure, le capot d'étoffe grise serré ture, les souliers ou les bottes Sauvages. Ils n'avaient pour armes que leurs fusils de chasse, pour baïonnettes que

€S Couteaux. On avait quitté Montréal avec des vivres pour huit jours et Jes grosses munitions Comprenairnt 312 boulets ! Pourtant, c’est cette armée de héros déguenillés qui allait battre l'armée victorieuse de Murray et faire trembler Québec.

Averti de l'approche des Français, Murray fit brûler son dépôt de munitions de Sainte-Foye où il avait établi un poste avancé, et sortit de Québec avec plus de 5,000 hommes et 22 Canons. La rencontre eut lieu sur le chemin de Sainte-Foye, à Ja hauteur de l’Anse au Foulon (chemin du Belvédère). Le combat dura une couple d'heures. Murray attaqua vivement l'avant-garde française qui re- Cula pour donner au reste de l’armée le temps de se former en colonnes. Alors Murray porta son effort vers la droite où highlanders et grenadiers français se livrèrent

oulin de Dumont. Lévis

à la taille par une cein-

par les soldats débandés » CE qui permit à Lévis de rge qui acheva la déroute

des deux ailes, ralentit son feu

de l’armée ennemie. Les pertes anglaises s’élevaient à près 1,500 hommes tués ou bl]

essés, les nôtres à 1,000 :

toute l'artillerie anglaise, les

munitions, les outils de retranchement, restaient aux ma

ins des vainqueurs. La proximité de la ville jointe à |

, vainqueurs, fut le salut du reste de l’armée de Murray (28 avril).

Lévis assiège Québec. sS; Lévis avait immédiatement attaqué Québec, il l’eut probablement emporté d’as- Saut : les remparts étaient en Mauvais état, la garnison dé-

andés se livraient au pillage.

ais il ignorait à quel degré de désorganisation était des-

s il commença aussitôt dans un

premiers secours décideraient du sort de Québec et de la Nouvelle-France. Le 9 mai une voile apparut à l'horizon: c'était un navire anglais, avant-garde de toute une flotte de guerre. “La joie des troupes, dit Knox, est impossible à décrire: officiers et soldats montèrent sur les remparts et remplirent l’air de hourras en agitant leurs chapeaux pendant près d'une heure”. L'indomptable Lévis dissimula son anxiété et continua le siège. Le 11 il ouvrait le feu sur la ville: mais il n'avait que de mauvais canons pour répondre aux 140 pièces qui semaient la mort dans ses tranchées. Encore, pour ne pas manquer de poudre, ordonna-t-il que chaque canon ne tirerait que vingt coups par jour. Le 15, deux navires anglais entrèrent dans la rade de Québec et se mirent aussitôt à la poursuite de la flottille française commandée par l'intrépide Vauquelin. L'une des frégates françaises, la Pomone, se jeta à la côte de Sillery tandis que l'Atalante, atteinte à la Pointe-aux-Trembles. s'échoua sur la grève et soutint toute seule pendant deux heures un combat acharné. Vauquelin n'ayant plus de poudre refusa quand même d'amener son pavillon. Fait prisonnier, il fut entouré d’égards et renvoyé en France selon son désir.

Le fleuve n’était plus libre: il ne restait à Lévis d'autre alternative que de lever le siège de Québec et se replier sur Montréal. Il licencia presque toutes les milices de Québec et se retira en bon ordre sans être poursuivi. Laissant Duirias à Deschambault avec 1,100 hommes, il échelonna les troupes régulières au-dessus des Trois- Rivières sur les deux rives du fleuve et rentra à Montréal.

Avance Cconvergente.—Pratiquement, toutes les routes de Montréal étaient ouvertes aux trois armées anglaises d’invasion. Avec ses troupes, Murray remonta lentement le fleuve—17 juillet-fin d'août—sur les 35 vaisseaux de l'amiral Colville, san: s'occuper des détachements français qui suivaient en armes sur les deux rives. Peu après, le petit fort Jacques-Cartier, défendu par une cinquantaine d'hommes aux ordres du marquis d’Albergati, soutint l'assaut de 600 à 700 Anglais et ne capitula qu'après avoir obtenu les honneurs militaires. À plusieurs reprises, Murray descendit sur les deux rives cher-

ei de 4. k 434 ed bi AR CIS CMPRPNP TE NNRNEN FC as à à

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Chant à se concilier la population e les propriétés de tous ceux qu'il chez eux: ainsi tout le bas de la livré aux flammes. L'exécution de cette menace eut pour effet immédiat de faire tomber les armes des mains d’une multitude de miliciens qui rentrèrent dans leurs foyers. Rejoint par la flotte de lord Rollo, Murray pouvait seul s'emparer de Montréal, mais il dut s'arrêter à l'ile Sainte- Thérèse où il attendit l’armée d'Amherst.

Du côté du lac Champlain, Haviland s'avançait à la tête de 3,400 hommes contre Bougainville qui l’attendait à l’Ile-aux-Noix avec un millier d'hommes derrière un fort inachevé. Haviland n’y Parut que le 15 juillet. I] dressa ses batteries et battit sans résultat les abords du fortin pendant 10 jours. Il réussit mieux en prenant l'ile à revers. 11 détruisit les 6 petits navires rançais ancrés au-dessous de l’ile et Bougainville Craignant de voir rompre ses communications avec Saint-Jean, évacua l’Ileaux-Noix après 16 jours de siège. Le fort Saint-Jean

fut détruit et le fort Chambly se rendit le ler septembre :

les petites garnisons se replièrent sur Montréal où Bour-

refoulé d'étape en étape ncés. Haviland était

t il menaça de dévaster trouverait absents de Paroisse de Sorel fut

à Longueuil le 6 septembre.

: Ambherst enfin, le général en chef, descendait du Jac Hi: Ontario avec 11,000 1ommes après avoir fait, en partant

brave Pou-

Prescott) avec 230 soldats, l’arrêta pendant 8 jours et is lui infligea de lourdes pertes. Quand il se j;

rendit il n’ai- vait plus un seul boulet à tirer. Lentement Amherst re- 41e prit sa marche à travers Jes rapides du Saint-Laurent, et

le 7 septembre, il Campait sous les murs de Montréal,

Capitulation de Montréal. Trois armées, for-

mant une effectif de 20,000 hommes, abondamment pour-

vues de canons et de munitions, entouraient maintenant Montréal, Qu’était-il besoin d’un Ï

‘avait pour toutes fortications qu’une mauvaise enceinte de pierre de deux à

trois pieds d'épaisseur, quelques canons et une armée de

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2,000 soldats? In effet, la menace publiée par l'ennenri de transporter en France tous les miliciens pris les armes à la main avait fait fondre les petits détachements dont il n'était resté, à vrai dire, que les soldats des sept régiments de réguliers. Dans ces conditions toute résistance devenait impossible et exposait une population nombreuse à la fureur des sauvages et des Anglais exaspérés par tant d'héroïsme. D'accord avec les chefs militaires, Vaudreuil demanda à capituler. Amherst accepta sans grandes modifications le: 55 articles proposés, mais il refusa aux

v.. acus le‘: ancurs de la guerre, prétextant les cruautés exercées par lee sniviusres alliés des Français, en réalité POUT venger 4 honte. capitulation de Closter-Severn qu'il avait da subir avec 'e duc de Cumberland en 1757. Lévis, ‘udigré, demanda se retirer avec ses troupes sur l'ile Saine-Fiélène ‘nou y soutenir l’honneur des armes du Koi” Mie de ceder, il brisa du moins son épée et ordonna aux cificiers “de brüler leurs drapeaux pour se

soustraire à :a dure condition de les remettre aux ennemis.”

La capitu! 1 fut signée le matin du 8 septembre. La Nouvelle-France tout entière passait au pouvoir de l'Angleterre.

Epilogue.—1]| ne restait plus qu’à transmettre aux petits postes de l'Ouest et de la Louisiane, Détroit, Michillimakinac, Vincennes, Kaskaskia, Saint-Louis. etc., l’ordre de se livrer aux vainqueurs. Ainsi le pavillon britannique commença de flotter sur tout l'immense empire créé par le génie de nos explorateurs, missionnaires, coureurs de bois, hommes d’État, colons et soldats. Mais partout le souvenir de la France, nous le verrons, survécut à son pouvoir : il est aujourd’hui plus vivant que jamais après 150 ans de régime anglais.

L'armée, bon nombre d'officiers civils et de notables, quittèrent alors le pays pour retourner en France. Leurs malheurs et la perte immense qu'ils représentaient ne réussirent pas davantage à émouvoir l'opinion publique restée indifférente à la question coloniale. Choiseul ui même n’écrivait-il pas à Voltaire. en badinant, après la

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266 CHAPITRE XVI: LUTTE SUPRÊME Capitulation de Montréal: “Si vous Ccomptiez sur nous pour les fourrures de cet hiver, je vous avertis que c’est en Angleterre qu'il vous faut adresser”. Toutefois le Souvernement de Louis XV ne manqua pas l’occasion qui s'offrait de faire Partager les responsabilités du grand échec. Il intenta un procès retentissant aux administrateurs des dernières années de la Nouvelle-France: cinquante-cinq accusés eurent à rendre compte des “monopoles, abus, vexations et Prévarications commis au Canada”. Neuf d’entre eux. la plupart complices du fameux Bigot, furent trouvés coupables et condamnés à des restitutions qui s'élevèrent à plus de 21,000,000 de livres. Le plus criminel de tous. Bigot, fut condamné à six mois d'emprisonnement à la Bastille, à la confiscation de tous ses biens et au bannissement perpétuel.

Les mérites des derniers défenseurs du Canad reconnus : le roi d'Angleterre lui-même releva Lévis de l'interdiction qui lui avait été imposée de ne pas servir le reste de la guerre, et le vainqueur de Sainte-Foye reparut avec autant d'éclat sur les champs de bataille de l’Allemagene que dans les forêts du Canada. II était maréchal de France en 1783, duc et pair l’année suivante.

Le rude Bourlamaque, toujours blessé et toujours sur la brèche fut nommé gouverneur de la Guadeloupe : Bougainville s'illustra par son voyage autour du monde. Il

mourut amiral, sénateur et membre de l'Académie des Sciences.

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