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Québec avaient été fortifiés, percés de meurtrières et armés. Une partie des habitants s'était retirée dans les forts ; les autres avaient mis leurs maisons en état de défense ; on s'était barricadé partout dans la basse ville, que l’on avait entourée de corps de garde. La population entière était sous les armes et veillait nuit et jour, chacun étant déterminé à vendre chèrement sa via,
Un Huron, échappé par hasard au massacre du Long-Saui, informa le premier les habitants de la retraite de l’ennemi. Quoiqu’ils ne crussent pas encore le danger entièrement passé, ils furent si soulagés par cette nouvelle, que le Te Deum fut chanté en action de grâces dans les églises ; mais ils ne furent tout à fait rassurés que longtemps après, car ils craignaient toujours que ces barbares ne vinssent ravager les campagnes, crainte qui n’était pas sans fondement puisque les sauvages en firent la tentative l'hiver suivant. Ils se répandirent dans le haut du pays, tuèrent ou firent prisonniers plusieurs habitants ; mais ils selassèrent encore une fois d’une guerre dans laquelle ils n’avaient de succès que sur des hommes isolés, tout en perdant beaucoup de monde. Ils firent retirer leurs bandes, et les cantons d’Onnontagué et de Goyogouin envoyèrent des députés à Montréal pour demander la paix. Sans avoir grande confiance en leur parole, le gouverneur pensa qu’une mauvaise paix valait encore mieux qu’une guerre avec des ennemis insaisissables et qu’on ne pouvait aller attaquer chez eux, faute de soldats. Ces deux cantons, où il y avait plusieurs chrétiens, demandaient aussi un missionnaire. Le P. Lemoine s’offrit d’y aller, et partit chargé de la réponse du gouverneur et des présents qu’il envoyait.
Le négociation en était là, lorsque le baron d’Avaugour arriva de France, en 1661, pour relever le vicomte d’Argenson, que la maladie, les difficultés et l’horreur de la dissension décidèrent à demander sa retraite avant le temps. Les irruptions des Iroquois et ses débats avec le clergé avaient rempli sa courte administration. M. de Laval se plaignait au frère du gouverneur, conseiller d'État à Paris, que M. d’Argenson, avait mal reçu certaines représentations qu’il avait voulu lui faire. Le gouverneur accusait, de son côté, le prélat d’être trop attaché à ses opinions et d’empiéter sur les fonctions des autres ; ce qui faisait dire à celui-ci qu’un évêque peut ce qu’il veut et ne menace que d'excommunication. Au reste, le gouverneur faisait toujours lo
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HISLOIRE DU CANADA. 141
P. Lalemant médiateur Jans ces querelles: “ c'est une personne d’un si grand mérite, disait-il, et d’un sens si achevé.”
On avait porté, sous l’administration de M. d’Argenson, les découvertes, d’un côté, jusqu’au delà du lac Supérieur chez les Sioux, et de l’autre, chez les Esquimaux dans la baie d'Hudson.
Le nouveau gouverneur s'était distingué dans les guerres de la Hongrie. C'était un homme résolu, d’un caractère inflexible, et qui apporte dans les affaires du Canada la roideur qu’il avait contractée dans les camps.
En arrivant à Québec, ii voulut visiter tous les postes de la colonie. Il admira les plaines chargées de bleds et dit qu’on ne connaissait pas la valeur de ce pays en France ; que sans cela on ne le laisserait point dans le triste état où il le trouvait. J1 écrivit à la cour ce qu’il avait vu, et demanda les secours de troupes et de munitions qu’on lui avait promis. Il voulait 3,000 hommes pour s'emparer 4: pays iroquois, ou 600 colons.
C’est alors qu’il reçut des nouvelles du P. Lemoine. T:a8 une assemblée solennelle des députés Onnontagués, Goyog 1ins et Tsonnonthouans, ce père avait communiqué la réponse qu’il avait été cnargé de faire, et remis les présents qu’on lui avait donnés pour les cantons. Quelques jours après, ceux-ci l’avaient informé qu’is allaient envoyer une ambassade à Québec, dont Garakonthié, ami des Français, serait le chef. C'était un homme doué d’un grand talent et qui avait acquis beaucoup de crédit dans sa nation par son iutrépidité à la guerre, sa sagesse et son éloquence dans les conseils: ce choix était d’un bon augure. Garakonthié fut très-bien reçu à Montréal par le gouverneur, dont il agréa toutes les propositions. Le traité fut ratifié vers 1662.
Cependant M. d'Avaugour, prévenu d’ê're sur ses gardes par les avis qu’il recevait de la confédération, dont deux cantons avaient refusé de prendre part à la paix, ne croyait pas beaucoup à sa durée. En effet leurs bandes cessaient à peine leurs hostilités, qu’elles se portèrent de nouveau sur différents points, surprenant et tuant toujours du monde.* Il profita de ces nouvelles hostilités pour faire au roi la plus vive peinture de la situation de la colonie et pour le prier de la prendre sous sa pro-
* Histoire de Montréal, par M. Dollier de Casson,
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tection. Toutes les personnes en place écrivirent dans le même sens, et le gouverneur des Trois-Rivières, M. Boucher, fut chargé d'aller soutenir ces représentations à Paris. Le roi ft un très-bon accueil à l’agent canadien, et donna l’ordre d'envoyer immédiatement 400 hommes de troupes à Québec. M. de Mons fut en même temps chargé d’aller examiner l’état du pays par ses yeux et de lui en faire rapport. Une pareille commission annonce ordinairement un changement de politique. L'arrivée de M. de Mons, qui avait pris possession du fort de Plaisance an nom de la couronne, en passant à T'erreneuve, répandit une grande joie parmi les habitants, qui commencèrent à croire qu’on allait s'intéresser sérieusement à leur sort.
Mais au moment où ils croyaient avoir des réformes salutaires et un meilleur avenir, de nouvelles dissensions, qui troublèrent
toute la colonie et firent oublier pendant longtemps toute autre
chose, éclatèrent entre le gouverneur et l’évêque.
On avait remarqué qu’à son arrivée M. d’Avaugour avait visité les jésuites sans faire la même politesse à l’évêque, et que bientôt après il avait nommé leur supérieur à son conseil, quoique depuis l'érection du vicariat général le prélat y eût remplacé ces pères.# On usa d’abord de part et d’autre de certains ménagements ; mais cela ne pouvait durer, et un éclat devint bientôt inévitable. La traite de l’eau-de-vie en fut le prétexte.
De tout temps la vente des boissons aux sauvages avai: été défendue, sur les représentatiens des missionnaires, par des ordonnances très-sévères et souvent renouvelées, comme en font foi les actes publics. Le gouvernement, tout entier à son zèle religieux, a7ait oublié qu’en se mettant à la disposition du clergé, il ouvrait ia porte à mille difficultés, en ce qu’il assujettissait l’un à l’autre deux pouvoirs qui doivent être indépendants.
# Journal des jésuites. Ce manuscrit est de la main des PP. J. Lalemant, Raguencau et Lemercier, supérieurs successifs des jésuites en ce pays, de 1645 à 1672.
+ Etat présent de l'église et de la colonie française dans la Nouvelle- France, par M. l'évêque de Québec, (Saint-Vallier.) ‘“ Ils (les habitantsde Port-Royal,) me parurent sincèrement disposés à modérer, nonobstant leurs intérêts, Je commerce de l’eau-de-vie avec les sauvages, si on le jugeait né-
cessaire, me conjurant même d'obtenir sur cela de nouvelles ordonnances, et de teni: Ja main à l'exécution de celles que le roi a déjà faites dans toute la
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Tant que la population avait été pour ainsi dire nominale, les inconvénients s'étaient peu fait sentir, parce que le mal était extrêmement limité; mais lorsque le pays commença à se développer, qu’il fut gouverné par des hommes jaloux de leur pouvoir, et que les sauvages purent se procurer des spiritueux dans la Nouvelle-York et la Nouvelle-Angleterre, où, malgré les défenses, ce négoce n’éprouvait aucune entrave réelle, on s’apercut de la situation difficile dans laquella on s'était placé. L'opposition du clergé à la vente des liqueurs fortes mettait obstacle au commerce qui se faisait et au système d’alliance qu’on avait adopté a l’égard des indigènes. Four sortir d’embarras, quelques personnes voulaient que l’on composât avec l’évêque, en offrant de faire des règlements pour arrêter les désordres ; mais le clergé catholique, qui est jaloux avec raison de l’indépendance de la religion, et qui transige rarement avec la raison d'État des différents peur'les soumis à son pouvoir spirituel, exigeait la défense absolue de vendre des boissons fortes aux aborigènes. Les gouverneurs pieux ne voyaient dans cette prétention que la réclamation d’un droit ecclésiastique ; ceux qui pensaient que l’action du gouvernement civil devait être absolument indépendante du sacerdoce, la regardaient au contraire comme une intervention dangereuse. M. d'Avaugour était du nombre de ces derniers.
Ainsi la question se présentait sous deux aspects, selon qu’on l’envisageait sous le point de vue religieux ou sous le point de vue politique. Mais il était facile de la simplifier, car du moment que le Canada avait cessé d’être une mission, le gouvernement civil avait repris tous ses droits et toute son autorité. Le résultat était le même quant au point en discussion, parce que la traite des liqueurs fortes ne pouvait être entièrement libre chez les sauvages. L'intérêt commercial, comme l'intérêt politique, exigeait la plus grande circonspection à cet égard. Mais comme dans les colonies anglaises, qui avaient aussi leurs lois prohibitives, le gouvernement devait les faire observer plus ou moins strictement selon l’urgence des circonstances.
Les difficultés entre le baron d’Avaugour et M. de Laval com-
colonie, pour ne pas retarder la conversion de tant de barbares, qui sem-
blent n'avoir que ce seul obstacle à rompre pour devenir de parfaits chrétiens.”
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mencèrent à l’occasion d’une veuve qui vendait de l’eau-de-vie aux sauvages en contravention aux lois. Cette femme fut jetée en prison. Un jésuite voulut intercéder pour elle et la justifier. Le gouverneur, qui venait de faire fusiller trois hommes pour une offense semblable,* troublé peut-être par la pensée d’avoir laissé infliger une peine qui semblait hors de proportion avec le crime, s’écria avec colère que puisque la traite de l’eau-de-vie n’était pas une faute pour elle, elle ne le serait à l’avenir pour personne, et qu’il ne voulait plus être le jouet de ces contradictions.
L’évêque, de son côté, prit la chose avec hauteur, Le débat s’envenima. D'une part, les prédicateurs tonnèrent dans les chaires, les confesseurs refusèrent l’absolution ; de l’autre, les citoyens, embrassant la cause du gouverneur, se révoltèrent et poussèrent des clameurs contre le clergé. Les choses en vinrent au point que le prélat, la mitre en tête, la crosse en main, environné de son clergé, monta en chaire et fulmina, après un discours pathétique, une sentence d’excommunication contre tous ceux qui refusaient de se soumettre aux décrets contre la traite de l’eau-de-vie. Cet anathème solennel, qui enveloppait indirectement M. d’Avaugour, ne fit, contre l'attente de l’évêque, qu’empirer le mal. Les excommunications excitèrent des accusations injurieuses contre les ecclésiastiques, qui firent euxmêmes des plaintes contre l'évêque au conseil du roi. Les jésuites, qui avaient encouragé l’évêque dans ce qu’il venait de faire, le soutinrent une fois qu’il fut engag, car, malgré le bon accueil que le gouverneur leur avait fait au début de son admipistration, ils s'étaient toujours montrés ses ennemis les plus implacables. Pour se justifier et pour porter en même temps ses plaintes au pied du trône, M. de Laval passa en France. Là, non-seulement il gagna sa cause, et obtint tous les pouvoirs qu'il désirait relativement au commerce de l’eau-de-vie, mais il eut encore assez d'influence pour faire révoquer le baron d’Avaugour, et pour être appelé lui-même à désigner au roi le successeur de ce gouverneur.
C’est pendant que le pays était encore agité par ces discordes, que le 5 février 1663, une forte secousse de tremblement de terre se fit sentir dans presque tout le Canada, et dans une
* Journal des jésuites,
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partie de la Nouvelle-York et de la Nouvelle-Angleterre.* Elle fut suivie de plusieurs autres secousses plus faibles, qui se succédèrent, dans la première contrée, à différents intervalles jusque vers le mois d’août ou de septembre.t Malgré la durée de ces perturbations de la nature, si rares dans nos climats, les dommages furent peu considérables. Ils se bornèrent à la chute de quelques têtes de cheminées, et à des éboulements de rochers dans le Saint-Laurent, au-dessous du Cap-Tourmente.f
Les sauvages disaient que c'étaient les âmes de leurs ancêtres qui voulaient revenir sur la terre ; et ils tiraient du fusil en l’air pour les effrayer, parce qu'ils craignaient que leur nombre n'épuisât le gibier et n’affamût le pays. Ces phénomènes, dont la répétition excitait de plus en plus l’attention des habitants, et surtout les menaces des Iroquois, qui les obligeaient de se tenir sur leur garde, achevèrent de faire oublier les difficultés qui divisaient les grands fonctionnaires,
C’est dans le fort de ses démêlés avec l’évêque que M. d’Avaugour avait cru devoir refaire son conseil, que les troubles désorganisaient. Il avait mis tous les anciens membres à la retraite et les avait remplacés par des hommes dont les opinions étaient plus en harmonie avec les siennes. Il opéra encore d’autres changements, qui firent une grande sensation surtout à cause de leur nouveauté, et qui le firent regarder lui-même comme un homme fort audacieux. Ceux qui en étaient les victimes faisaient semblant de croire que c'était un exemple dangereux à donner sous un gouvernement partout peu variable de sa nature, et qui n’avait pas changé de caractère en Canada.
* Morton et Josselyn. |
+ “Les jours gras furent signalés entre autres par le tremblement de : terre effroyable et surprenant, qui commença une demy-heure après la fin du salut du lundy, 6 février, jour de la feste de nos Saints-Martyrs du Japon, sçavoir sur les 5 h. } et dura environ 2 miserere; puis la nuit, et ensuite les jours et nuits suivantes à diverses reprises, tantôt plus fort et tantôt moins fort: cela fit du mal à certaines cheminées, et autres légères pertes et dommages; mais un grand bien pour les âmes....et cela dura jusques au 15 de mars ou environ assez sensiblement.” Journal des jésuiles,
+ Voyages dans l'Amérique du Nord, elc.
$ “ Ce moys icy il y eut changement de conseil, monsr, le gouverneur en ayant de son authorité cassé ceux qui y estaient, et institué 10 autres 4 à 4 pour chaque quatre moys de l’année, ensuite les syndics ont été cassés et
146 WISTOIRE DU CANADA.
Aussi fut-ce avec un extrême plaisir qu'ils apprirent le rappel de ce réformateur, qui avait des talents, mais dont l’humeur fière blessait les agents inférieurs,
M. de Mésy, major de la citadelle de Caen en Normandie, vint le remplacer en 1663. M. d’Avaugour, de retour en France, passa au service de l’empereur d'Allemagne, et fut tué l’année suivante en défendant gloricusement le fort de Serin, sur les frontières de la Croatie, contre les Turcs, commandés par le grand vizir Kouprouli en personne, peu de temps avant la fameuse bataille de Saint-Gothard.
L'administration de M. d’Avaugour est remarquable par les change: « "elle amena dans la colonie. Ce gouverneur contribu& :sauec:p, par son énergie et par ses remontrances, à décider le prince :; ravailler sérieusement à l'avancement du Canada, et à y établir un système plus favorable à sa prospérité. N'eût-il fait pour cela que renverser les obstacles qu'opposait la petite oligarchie qui s'était emparée de l'influence du gouvernement et qui empêchait toute réforme, il eût encore bien mérité du pays. Ses querelles avec M. de Laval firent ouvrir aussi les yeux sur les graves inconvénients de l’absence d’une administration judiciaire, inconvénients que l’évêque lui-même reconnut le premier, et qu’il contribua efficacement à faire disparaître en appuyant, sinon en suggérant, l’établissement d’un conseil souverain. Sans intérêt dans la compagnie des cent associés, réduite à quarante-cinqg membres, M. d’Avaugour engagea Louis XIV à la dissoudre et à reprendre, en 1663, les possessions qu'il lui avait données.
En rentrant en France, M. d’Avaugour avait présenté un “émoire au premier ministre, dans lequel il conseillait de s’ét: : fortement en Canada, à Québec surtout, qu’il fallait fortifier en bâtissant un fort à la Pointe Levy et un autre sur la rivière Saint-Charles. Il recommandait d'y faire passer 3,000 soldats choisis, non-seulement pour la guerre, mais pour le travail; de leur faire distribuer des terres et de les soutenir pendant trois ans jusqu’à ce qu’ils pussent récolter assez pour vivre. Plaisance, Gaspé et le Cap-Breton n'étaient bons, disait-il, que pour des pêcheurs; c’étaient des pays arides, qui ne pouvaient sub-
plusieurs autres choses nouvelles établies” Journal des jésuites, avril
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posait ouveron méouvrir d’une -même re dist d’un ent asenga- DOSSES +
rivière soldats ail; de t trois
Plaie pour it sub-
8, avril
sister d'eux-mêmes, et il fallait attendre que le Canada pût leur donner du pain avant de songer à eux et à l'entrée du fleuve ; Québec était la pierre fondamentale, etc. ‘ Lorsque je ajoutait-il, la fin des guerres de l’Europe depuis cinquante ans et les progrès que dans dix ans l’on peut faire ici, nonseulement mon devoir m'oblige, mais il me presse d’en parler hardiment.”
Ces paroles malheureusement n'étaient pas écoutées avec toute l’attention qu’elles méritaient. On versait des torrents de sang, on dépensait des millions pour des parcelles de territoire en Europe, tandis qu'avec quelques milliers de colons, les hommes tués dans une seule des grandes batailles de Luxembourg ou de Condé, l'on se serait assuré à jamais la possession d’une grande partie de l'Amérique. Les g'"rres de Louis XIV et celles de la révolution française ont-elle + e:: ‘e résultat immense de la colonisation anglaise? Quel reg’et d avoir perdu un monde qu’il aurait été si facile d'acquérir, un monde qui n'aurait coûté que les sueurs qui fertilisent les sillons et qui fondent aujourd’hui les empires.
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