‹ Histoire du Canada [microforme] (volume 4)Chapitre 13 sur 37 · PREMIER PROJET DE L'UNION · texte numérisé non relu

PREMIER PROJET DE L'UNION

L'union des deux Canadas désirée par les Anglais de Montréal.—Ellice est leur agent.--Histoire de la fortune de ce marchand.—Le projet de loi de l’union mis secrètement devant le parlement impérial.—Parker donne l'ilarme.—Sir James Macintosh et sir Francis Burdett avertis arrêtent le projet dans la chambre des communes.—Nature de ce projet.—-1Il est ajourné.—Sensation que la nouvelle de son introduction dans le parlement produit dans les deux Canadas.—Pétitions contre: MM. Papineau et Neilson députés à Londres.—Habile mémoire qu’ils présentent au gouvernement.—Les ministres abandonnent la mesure.—Paroles d’Ellice à M. Papineau.— Appréciation d’Ellice par sir James Macintosh.—Opinion de sir Francis Burdett sur l’union.—Entrevues de M. Papineau avec lord Bathurst.—Opinion des hommes d'Etat sur la durée de l'union des Etats- Unis.—Montant du déficit de Caldwell.—Affaires réligieuses.—Lord Dalhousie passe en Angleterre et revient à Québec.—Refus des subsides. —Discours insultant de ce gouverneur en prorogeant les chambres,

De tout temps l'union avait été la pensée secrète du parti anglais de Montréal, dont l’hostilité contre les anciens habitants augmentait tous les jours avec le désir de les dominer. L’avarice, autant que l'ambition, nourrissait cette haine, qui trouvait de la sympathie en Angleterre à la faveur des préjugés nationaux etreligieux, et à l’aide des calomnies. Ce parti avait exclusivement l'oreille du peuple anglais : le bureau colonial recevait toutes ses inspirations de lui, et les gouverneurs se jetaient presque toujours dans ses bras, afin de l’avoir pour ami et de s'assurer son influence à Londres, où les Canadiens ne cessaient pas d’être regardés comme des étrangers.

On a pu voir depuis son arrivée que la marche de Dalhousie a été régulière et comme toute tracée d'avance. Il a dit son dernier mot dans son premier discours aux chambres. Aucune concession ne sera faite; et les résolutions de l’e5sscmhlée ne sont recueillies que pour servir de pièces dans le grand procès qu’on se propose d’intenter à ce corps délibérant devant les

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