Histoire du Canada [microforme]
On voit dans l’Histoire de la Nouvelle-France, var le Père de Charlevoix, Tome 2e., à la page 385, que M. L’Abbé de Belmont fut le Supérieur du Séminaire de Montréal entre les années 1713 à 1724.
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L'an 1608 M. Champlain fonda la Ville de Québec, et fit alliance avec les Algonquins qui y habitoient. Il les mena à la guerre contre les Agniers dans la Rivière de Richelieu : il les défit par ses mousquetiers au Lac Champlain.
I fit durant vingt ans la découverte des Hurons, Athistaréronnons, Neutres, ete. ; fut plusieurs fois en France ; cu fut Licutenant du Roy sous MM. de Soissons, Montmorency, Ventadour. Il fit venir les Récoilets en 1615 ; puis les Jésuites furent fondés en 1625 par un homme qui, entrant dans la compagnie, donna 16,000 écus.
Québec fut assiégé en 1629 par trois bâtimens anglois, et capitula après avoir attendu secours pendant un an; et selon la capitulation se rendit. Deux ans après, c’est-à-dire en 1632, il fut rendu, avec accord que le paîs serait aux François depuis... .... méridien, etau........EÆn 1640 les Hollandois s’établirent sur la Rivière d'Orange dit Ohioye, donnant des armes aux Iroquois. Les Pères Lanoue, Le Jeune, Lemoine, Brébeuf, Lallemant et Buteux furent aux Hurons, et composèrent une Grammaire huronne.
M. de la Doversière, Trésorier, à La Flèche, homme d’une rrande sainteté, eut une vision de l'Isle de Montréal, avec mouvement A
dy établir une Colonie ; il consulte le Père la Chaise qui approuve ce dessein ; le dit à M. le Baron de Fancamp et se lie avec luy. M. de la Doversière va à Paris pour ce dessein, rencontre M. Ollier au Luxembourg, lequel lembrasse, luy dit son dessein, l’encourage ; lui donne cent louis d’or, et s’unit avec eux : va négocier avec M. de Lauson, à qui l’isle appartenoit, accompagné du Père Lallemant. Le Traité entre M. de Lauson et la Compagnie de Montréal se passe à Vienne. A son retour, M. de la Doversière logea dans une auberge où il fit rencontre d’un gentilhomme Champenois qui venoit de la guerre de Hollande, nommé M. de Maisonneuve qui, entendant parler d’un embarquement qu’on faisoit pour Montréal, vint offrir au Père Lallemant qui le donna à M. de la Doversière.
Tous les Ducs, Princes, et toute la Cour, fournirent ou donnèrent des priviléges d'indépendance au Gouverneur, etc. Le premier embarquement fut de 75,000 francs et de 45 hommes. Mademoiselle Manse, native de Langres, entendant parler avec zèle à un Chanoine de Madame de la Peltrie qui avoit amené des Ursulines en Canada, et des Hospitalières fondées par Made. D’Aiguillon, sentit un désir de venir en Canada ; elle le communiqua, vint à Paris, parler au P èreLallemant, au Père le Jeune qui, à la seconde visite, approuva sa vocation qui se divulgue, enfin qui est approuvée par le Père Rapin, Provincial des Récollets.
Madame de Villevoisin, et Madame de Bullion luy proposent le gouvernement de l’Hospital, lui donnent 22,000 Ibs. Elle part pour la Rochelle, y prend par le moyen du Père la Place la connoissance de MM. de la Doversière et Fancamp ; s’embarque en un navire, séparée de M. de Maisonneuve, qui relâcha trois fois et perdit son chirurgien.
Mademoiselle Manse arriva la première. On fut fort surpris à Québec du pouvoir et de l’indépendance de M. de Maisonneuve. On voulut détourner Mademoiselle Manse. M. de Maisonneuve arriva à Tadoussac où il trouva M. Carron, Amiral de la flotte de Canada, qui lui donna un chirurgien. M. de Montmagny, Lieute-
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nant du Roy, voulut détourner M. de Maisonneuve de venir à Montréal, et lui offrit l’Isle d'Orléans. Il lui dit qu’il ne venoit pas pour délibérer, et quand tous les arbres scroient changés en Jroquois il feroit sa commission. M. de Montmagny changea de pensée, et l’accompagna à Montréal au mois d'Octobre.
Au retour M. de Maisonneuve, M. de Puiseaux, vieillard, lui donna sa belle maison d'habitation et s’associa à la Compagnie ; il fit bâtir une bagarre, deux barques, avec quoy il partit le 8 May. M. de Moutmagny vint à Montréal, et l’on y dit la première messe le 18 May, 1641. On choisit un angle de terre que fait une rivière qui entre dans le fleuve vis-à-vis un petit islet, pour bastir un Fort, à quoy on s’employa toute l’année sans estre apperçu des Iroquois.
On eut nouvelle que la Compagnie étoit de 45 personnes de qualité : MM. de Liancourt, Barreau, Marguerie, Gofreventy, Morangis, Chodebonne, Plessis, Mombart, St. Frémin, Orval, Drouart, Le Prestre, M. de Bretonvilliers, de Kélus, Madame la Princesse, la Chancellière, Villeclavin, surtout Madame de Bullion.
Le 19 Mars, 1642, la charpente fut levée ; on mit le canon dessus. On avoit amené 12 hommes entre lesquels estoient M. Minime, charpentier.
En 1643 M. de Maisonneuve fut en France, et Madlle, Manse consentit que les 22,000 Ibs. qui estoient en dépost des bienfaits de Made. de Bullion, fussent employés à engager cent hommes, lesquels défricheroient cent arpens de terre qui seroient le payement des 22,000 livres, et qui sauveroient le pays et l’hospital; ce qui fut fait.
Dix Algonquins aiant tué un Iroquois en leur pays, furent poursuivis par la rivière jusqu’au Fort. Les Iroquois qui ne connaissoient point ce poste le reconnurent.
Au mois du Juin 1643, les Hurons descendant en traitte, ayant ouvé des Iroquois à la Chine, leur dirent notre poste et notre