‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 21 sur 77 · XII.—DE FRONTENAC · texte numérisé non relu

XII.—DE FRONTENAC

| Le second, commandé par Hertel, et ne se compont que de 28 Canadiens et 24 sauvages, se dirige r Salmon-Falls, aujourd’hui Portsmouth dans le ew-Hampshire, qu’il emporte d'assaut. Rencontrée r 250 anglais qui voulait lui barrer le passage, la tite troupe les défait et leur fait plusieurs prisoners.

Le troisième corps sous la conduite de Portneuf, mposé de Canadiens, de réguliers et d’'Abénaquis, a investir Casco, aujourd’hui Portland. Le fort fut ris et détruit, et toutes les habitations à deux lieues la ronde réduites en cendres.

71.—Ces défaites mirent la rage dans le cœur des nglais qui résolurent à leur tour de s'emparer du anada. En même temps que les [roquois poursuiaient toujours leurs brigandages parmi les colons u’ils prenaient à l’improviste, voilà que le 18 octobre 690, l'amiral Phipps se montre devant Québec avec ne flotte de 35 voiles. Il fait bombarder la ville endant quatre jours, mais sans succès. [ltente une escente à la Canardière, mais il est vigoureusement epoussé par M. de Longueil et M. de Sainte-Hélène ui le forcent à se rembarquer précipitamment en issant là son artillerie. Il lève l’ancre, abandonnant 0 de ses vaisseaux, après avoir perdu plus de 600 ommes. C’est en souvenir de cette délivrance que église de la basse-ville fut dédiée à Notre-Dame des ictoires. La colonie ne comptait encore que 11,000

mes

72.—Phipps, avant d'arriver à Québec, avait été lus heureux en Acadie, où il s'était emparé de ort-Royal et de presque toutes les places de la côte. 73.—Les Iroquois, toujours soutenus par les anlais, continuaient leurs guerres de sauvages, fondant l’improviste sur des gens sans défense, et dispaaissant aussitôt qu’on voulait les rencontrer. Battus Laprairie par M. de Varennes, et à Boucherville

par M. de la Durantaye, ils inspiraient encore des craintes, lorsque de Frontenac voulut aller les com. battre dans leurs propres foyers. Mais il ne trouva que des cabanes vides, les ennemis ayant fui dans les bois à son approche, Il brûla leurs demeures, rasa leurs forts, et s’en revint après avoir délivré une trentaine de prisonniers qu’ils gardaiïent parmi eux.

74.—Pendant que de Frontenac faisait subir dans la colonie des pertes aux anglais, le brave d’Iberville, celui que l’on a surnommé le Cid Canadien, les poursuivait sur mer, et leur infligeait des pertes non moins sensibles.

En 1694, avec seulement 120 Canadiens, il leur enlève le fort Nelson, dans la Baie d'Hudson.

En 1696, il attaque trois vaisseaux anglais près du Cap Breton, en prend un de 24 canons, et met les deux autres en fuite. Il s'empare ensuite de Pemaquid dans la baie de Fondy, puis, passant à Terreneuve, il enlève le fort et la ville de St-Jean, et s’empare de tous les autres postes occupés par les anglais.

Après avoir fondé une colonie à la Louisiane en 1701, le brave d’Iberville mourut en mer, près de la Havane, en 1706.

75.—De Frontenac mourut à Québec en 1698, au moment où le traité de Riswick venait de sceller la paix entre la France et l'Angleterre. De Frontenac, malgré ses défauts, fut considéré comme le sauveur de la colonie, et avec raison, car au moment où il prit le gouvernement pour la seconde fois, il ne fallait rien moins qu’un homme de sa trempe pour sortir le pays de l’état de faiblesse où l’avaient amené ses dévanciers. Et à sa mort, il le laissa en paix, considérablement agrandi, et avec un avenir plus prospère que jamais.

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