‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 20 sur 77 · XIL.—Comre De Fronrenac (2nde fois · texte numérisé non relu

XIL.—Comre De Fronrenac (2nde fois

69.—La faiblesse des deux derniers gouverneurs fit comprendre à la cour de France que pour réprimer l’audace des Iroquois, il fallait envoyer un homme d'énergie, capable de leur tenir tête, et de les forcer à observer les conditions des traités qu’on faisait de temps à autre avec eux, et dont ils ne tenaient aucun compte. C’est dans ce but qu’on offrit de nouveau le gouvernement de la colonie au Marquis de Frontenac, dont on connaissait la bravoure et l’énergie.

70.—Dès son arrivée, Frontenac comprit qu’il serait impossible de rassurer les colons dans la crainte habituelle qu’ils gardaient à l’égard des Iroquois, tant que ceux-ci seraient excités et soutenus par les colons de la Nouvelle-Angleterre, qui leurs fournissaient des armes et les dirigeaient souvent dans leurs excursions chez leurs voisins. Il résolut en conséquence, d'aller sans délai porter la guerre chez eux, pour les faire repentir de donner ainsi leur appui * aux Iroquois. Il partagea dans ce but son armée en trois corps, qui devaient agir simultanément sur trois points différents.

Le premier, sous les ordres de Sainte-Hélène, avec 200 guerriers Canadiens et sauvages, tombe à l’improviste sur Corlar, aujourd’hui Shenectady, et passe tout au fil de l’épée, hommes, femmes et enfants, à l'exception de quelques prisonniers.

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