‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 24 sur 77 · XIV.—DE VAUDREUIL · texte numérisé non relu

XIV.—DE VAUDREUIL

80.—En 1713, le traité d’Utrecht qui scella la paix entre la France et l’Angleterre, mit aussi fin aux guerres des colons des deux nations sur la terre d'Amérique. Par ce traité, la France abandonnaiïit à l'Angleterre l’Acadie, Terreneuve, la Baie d'Hudson et le pays des Iroquois ; elle ne se réservait que l’île St-Jean, aujourd’hui île du Prince-Edouard, et le Cap Breton, où elle fit élever une forteresse à laquelle elle donna le nom de Louisbourg.

81.--La paix qui suivit le traité d’Utrecht permit aux colons de respirer un peu plus à l’aise pendant quelques années, et d’activer davantage le développement de la colonie. En 1720, Québec comptait 7,000 habitants, et Montréal 3,000. 82 paroisses étaient érigées sur les deux rives du Fleuve, 48 sur la rive nord, et 32 sur la rive sud, et l’on pouvait mettre sur pied 4,484 hommes de guerre. Les colonies anglaises dans le même temps pouvaient leur en opposer 60,000,

82.—L’année 1725 fut particulièrement malheureuse pour la colonie. Ce fut d’abord la perte sur les côtes du Cap Breton, du vaisseau le Chameau, qui amenait un renfort considérable au Canada, dans lequel se trouvaient M. de Chazel, le nouvel Intendant, M. de Louvigny, gouverneur des Trois-Rivières, plusieurs prêtres, bon nombre de commerçants, d’artisans etc. Il ne s’échappa pas un seul de tous ceux que portait le vaisseau. Vient ensuite la mort du Marquis de Vaudreuil qui gouvernait la colonie depuis 21 ans, et qui par sa sagesse, sa prudence et son dévouement avait contribué si largement à son développement.

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