‹ Histoire du Canada, pour les enfants, à l'usage des écoles élémentairesChapitre 25 sur 45 · HIST.OIRE DU CANADA POUR LES ENFANTS · texte numérisé non relu

HIST.OIRE DU CANADA POUR LES ENFANTS

habitants fussent loyaux envers la couronne britannique de cœui* ou non, les gouverneiu's des colonies de la ]^^ouvelle-Anglete^re les traitaient en sujets mécontents. De plus, lorsque l'Angleterre et la Fiance ou leurs colonies étaient en guerre, on se tenait pour sûr que les Acadiens soutiendraient les Français plutôt que les Anglais. En conséquence, dans le cours de l'année dont nous parlons, les gouverneiu*s des colonies anglaises résolurent de couper à jamais court aux craintes que leiu' inspiraient les Acadiens. Xos jeunes lecteiu'S seront chagrins, sinon surpris d'apprendre la manière dont cette résolution devait s'exécuter. On décida d'éloigner les malheureux habitants de leurs foyers et de leur patrie. Quelques-uns devaient «Hre transportés dans le Massachusetts, d'autres dans le3 provinces de Xew-York, de Pennsylvanie, de Virginie et de Maryland. Puis, la transj^ortation de tous les anciens habitants eâ'ectuée, on devait les remplacer par une population tirée des autres colonies anglaises. 174. Aux joui's fixés, les familles de toutes les localités principales reçm-ent ordre de se réunir dans leurs églises près desquelles stationnaient des corps de troupes. Puis, les officiers firent savoir aux Acadiens qu'il leui' fallait abandonner terres, bétail et autres biens, excepté leurs articles de literie, leui' vaisselle et lem- argent, et qu'eux mêmes allaient être transportés loin de l'Acadie. On peut juger combien une semblable nouvelle dut consterner les malheureux Acadiens. Quelques-uns s'échappèrent et se sauvèrent dans les bois pour ne pas être forcés d'abandonner leur chère patrie. La plupart, néanmoins, furent embarqués, à différents points, sur la côte, ou à la baie de .Fundy. S'il se manifestait quelque indice de mauvais vouloir de la part des Acadiens, les soldats y mettaient ordre sans peine. C'est ainsi qu'on entassa, dit-on, dans les vaisseaux anglais des hommes, des fem^g^^^^t^e^ enfants, au nombre de plusieurs milliersx^^^ pflîi.-îWçfi^ cas, il arriva que des membres de la mémo tlimillo fuiifiut.aépsjrés.les uns des autres. || BIBLIOTHECA

Finalement, les navires mirent à la voile et s'éloi* gnèrent. Il va sans dire qu'une telle besogne était loin d'être agréable aux sentiments d'bumanité des officiers, soldats et marins chargés de l'accomplir ; mais il fallait obéir aux ordres, quelque désagréables qu'ils pussent être.

Les Acadiens ainsi enlevés de leur patrie furent débarqués sur les côtes des diverses colonies de la Nouvelle- Angleterre, où ils reçurent, dit-on, un accueil hospitalier de la part des colons. Suivant quelques écrivains français, il n'y eut pas moins de ^7000 Acadiens transportés à la Nouvelle- Angleterre, mais on a de bonnes raisons pour croire qu'il n'y en eu paa réellement plus de trois à quatre mille.

CHAPITEE XXXIX.

Victoires du général Montcalm. — Louisbourg.

175. L'Angleterre et la France se déclarèrent enfin la guerre au commencement de l'été de 1756, bien qu'elles eussent en réalité guerroyé depuis deux ans l'une contre l'autre en Amérique. Le roi de France avait déjà nommé un nouveau gouverneur du Canada, le marquis de Yaudreuil. C'était le fils de l'ancien marquis, successeur de Callière, dont l'administration si prospère avait été de plus longue durée que celle d'aucun gouverneur de la Nouvelle-France. On envoya aussi à Québec des troupes fraîches, ainsi que des subsides, des provisions et tout ce dont on a besoin pour faire la guerre.

En même temps que les troupes, il arriva un nouveau général, le général Montcalm, accompagné de !M3I. Lévis, Bougainville et autres officiers.

17 6. Le général Montcalm dirigea quatre campagnes contre les Anglais. C'était un brave et habile militaire qui remporta de nombreuses victoires.

En août 1756, il attaqua la position anglaise de

Ohouagen ou Oswego, sm* la i-ive méridionale du lac Ontario. 11 s'en rendit aisément maître et v prit une quantité de provisions, d'armes, de munitions de guerre et plus de 1600 prisonniers. On dut acheter les Indiens à 2)rix d'argent pour les empêcher de piller et de tuer les officiers et les soldats anglais. Le résultat de cette victoire d'Oswego fut de permettre aux Finançais de fermer à l'ennemi l'entrée du lac Ontario.

177. En 1757, Montcalm gagna !^a seconde victoire au fort William Henry, sur le lac George. Le colonel

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