‹ Histoire du Canada, pour les enfants, à l'usage des écoles élémentairesChapitre 24 sur 45 · CROWN PT · texte numérisé non relu

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Carte des Lacs St. Georges et Champlain,

ordres du général Johnson. C'était le 8 septembre 1755. Une bataille sanglante s'engagea. D'abord, un corj^s considérable de milices anglaises et d'Iroquois fut repoussé; mais ensuite Dieskau fut battu. Luimême atteint de graves blessures fut fait prisonnier. Le général Johnson éleva sur le champ de bataille un fort auquel il donna le nom de William Henry. Ce

fort, qui fut aussi ap})elé le fort George, deviut plu3 tard une place importante. Johnson donna au lac St. Sacrement le nom de lac George

Il se livi-a plusieurs autres combats entre les Français et les Indiens, d'un côté, et les Anglais de l'autre.

172. Dans les batailles dont nous avons parlé, on employait des Sauvages de part et d'autre. Ils servaient de messagers et d'édaireurs dans les marches à tra^'ers les forêts, et fournissaient des informations sans être vus de l'ennemi. Mais on ne saurait entendre sans horreur le récit de leurs cruautés à l'égard des blessés qui tombaient entre leurs mains. Ils se joignaient aux troupes des deux armées belligérantes dans le but de piller et d'enlever les chevelures. Quelquefois, lorsque les Anglais et les Français faisaient des prisonniers, c'est à peine si l'on pouvait empêcher les sauvages de

Couteau à scalper rouillé qu'on a trouvé enterré h peu de distance du Fort "William Henry.

les saisir comme une proie qu'il leur appartenait. Le général Johnson lui-même eut de la difficulté sauver la vie au baron Dieskau que ses Indiens, les Iroquois, réclamaient et voulaient i)rendre de force. Le blessé fut mis dans une tente autour de laquelle fut postée une garde de soldat.^. Malgré toutes ces précautions, un sauvage trouva le moyen de se glisser en ramjxuit jusque dans la tente, et tâcha de tuer Dieskau étendu sur sa couche. A l'issue d'une action, il était impossible d'empêcher les Indiens de se répandre sur le champ de bataille, de tuer les blessés, de dépouiller les cadavres et d'emporter toutes les chevelures. Les soldats Anglais qui n'avaient pas vécu dans les colonies avaient plus peur des Sauvages que des Français. Le cri de guerre indien et le couteau à scalper leur semblaient plus terribles que n'importe quels sons «t quelles armes.

Les Indiens auxiliaires des Français dans les Itî^es de ces derniers contre les colons Anglais, appartenaient à diverses tribus de l'ouest; il en venait aussi des régions des grands lacs et du Haut-Outaouais. En outre de ces peuplades, les Français avaient les Hurons et les Abénaquis, ainsi que les Iroquois convertis, domiciliés à Caughnawaga ou Sault St. Louis. On ne pouvait pas toujours se fier à ceux.ci, lorsqu'ils avaient à combattre les Iroquois auxiliaires des Anglais. Dieskau dit que ce fut là la cause principale de sa défaite.

Les Indiens qui combattaient à côté des Anglais étaient des Iroquois, pour la plupart de la tribu des Mobawks. Ils aimaient beaucoup le général Johnson et c'est avec empressement qu'ils envoyaient leurs guerriers combattre sous lui. Cependant, ces Indiens étaient si cruels et si sanguinaires, que nous ne j)Ouvons que déi^lorer et condamner la pratique adoptée par les colons de recourir à leurs services dans la guerre. Ceux qui s'en servaient étaient parfois dans l'impossibilité de s'en faire obéir. S'ils appartenaient à plusieurs tribus distinctes, comme du côté des Français, on ne pouvait pas toujours les empêcher de se quereller et de se battre entre eux à propos des prisonniers et du butin. Les Français tivaient quelquefois avec eux des guerriers appartenant à jdIus de vingt différentes tribus.

CHAPITEE XXXYIII.

Triste sort des Acadiens.

ITS. Kous n'avons pas encore fini dé ratôïîtêf" lôs événements de 1*755. Outre ceux qui se produisirent

gendant la guerre, dans la vallée de l'Ohio et au lac eorge, il y en eut d'autres bien tristes en Acadie ou Nouvelle-Ecosse. Il y avait plus de 40 ans que la Nouvelle-Ecosse était province anglaise, la France en ayant fait la cession à la Grande-Bretagne en 1713. Presque toute sa population était française. Que les

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