HISTOIRE DU CANADA POUR LES ENFANTS. U
Canada la nouvelle de leui- arrivée, et que cette nouvelle était connue d'un bout à l'autre des Etats-Unis. A Toronto et Hamilton, on mit immédiatement sur pied des corps de volontaires et de troupes réglées pour aller les chasser. De tous côtés on j^rit des mesui-es pour protéger la Province conti-e toute attaque fénienne dirigée sur d'auti^es parties de la frontière, ^onseulement ceux qui habitaient le Canada volèrent à la défense de la patrie, mais^ des Canadiens domiciliés aux Etats-Unis s'empressèrent d'offrir leui^s services,
Des centaines de jeunes gens envoûtèrent de Xew- York et de Chicago, par voie télégraphique, l'ofii-e de venir combattre pour la défense de leur pays natal. Quelques-uns même qui trouvaient à Chicago des moyens d'existence, renoncèrent à leurs positions et s'en vinrent à Toronto. Heureusement, on n'eut pas besoin de leur concours. Les Féniens se portèrent du fort Erié à un endroit qu'on appelait Eidgeway, que venait d'occuper un corps de milice du régiment des "Queen's Own," et quelques jeunes gens de l'Université de Toronto réunis bOus le commandement du colonel Booker. Une escarmouche s'engagea et les Canadiens fui'ent forcés de se replier. Les Féniens étaient armés de bonnes carabines et beaucoup des leui-s avaient servi dans la dernière guerre civile des Etats-Unis. On a donné à cette escarmouche le nom de "Bataille de Ridgeway." B y eut des taés et des blessés de part et d'autre. Parmi les tués étaient pl^sieui-s beaux et braves jeunes gons de l'Université de Toronto.
Cependant, les Féniens no tardèrent pas à perdre courage et reprirent le chemin du fort Erié. Bientôt ils apprirent que le colonel Peacock marchait conti-e eux avec un régiment do Boldats anglais et quelques compagnios de milice.
Lorsque les forces du colonel Peacock arrivèrent au fort Erié, les Féniens avaient touh traversé la rivièro en désordre pour regagner les Etxits-Unis.
Ainsi finit l'incursion fénienne dans le IIaut-C?nada. Elle avait duré environ quatpe jours.
Itu IIISTvJlRE DU CANADxi POUR LES ENFANTS.
Sur quelques points des frontières du Bas-Canada, on crut remarquer que des corps de Féniens se préparaient à passer la ligne ; mais il ne résulta rien de ces indices. Quelques Féniens fuirent faits prisonniers et envoyés à la geôle.
Du commencement à la fin, les actes des Féniens, au au mois d^ juin 1856, ne furent rien moins que des vols et des assassinats commis sous le malicieux prétexte de faire du bien à l'Irlande.
A dater de cette époque, nous avons toujours eu à nous tenir sur nos gardes, de crainte d'une autre incursion fénienne.
244. I^ous voici maintenant presque arrivés à la fin de l'histoire. Le court chapitre qui suit et qui a encore trait à la Puissance, sera le dernier.
Un petit ouvrage comme celui-ci ne pouvait évidemment pas comjDrendre tous les événements ni tous les faits. Les plus importants sufîisent d'abord à intéresser et à instruire les jeunes enfants pour qui le livre est écrit. Un jour à venir, quand ils seront assez âgés pour prendre un ouvrage plus volumineux et plus complet, ils pourront étudier à fond la belle histoire du Canada.
CHAPITEB uni.
Puissance du Canada.
245. La Puissance du Canada se compose maintenant de quatre provinces: Ontario (Haut Canada), Québec (Bas-Canada), le Nouveau-Brunswick et la !^ouvelle-Ecosse.
Chaque Province a son parlement pour faire des lois relatives à son intérêt particulier respectivement.
Il y a aussi pour la Puissance un parlement dont la mission est de passer des lois d'un égal intérêt pour toutes les provinces.