CHAPITRE V
Jacques Cartier et Roberval.
24, Après quatre ans de délai, l’état des affaires en France permit au roi François de songer de nouveau au Canada. Cette fois, il fut proposé d’y envoyer des gens pour s’y établir, et de fonder pour la France un autre empire dans les régions de l’ouest.
Un svigneur français, nommé Roberval, fut choisi par le roi pour être le chef de la nouvelle colonie. Il
= EE ———— rer
avait le titre de “ Lieutenant-Général du roi, avec autorité sur les pays de Canada, d’'Hochelaga, de Saguenay et autres contrées voisines.”
acques Cartier fut nommé au commandement de la flotte, avec le titre de ‘“ Capitaine Général.”
25. Le 23 mai 1541, Cartier fit voile de St. Malo avec cinq navires. Roberval n’était pas prèt à partir, mais devait le suivre avec d’autres vaisseaux et d'autres provisions.
26. Cartier eut une longue traversée de 3 mois. Le 23 Août, à peine était-il arrivé à l'embouchure de la rivière Ste. Croix que les Sauvages de Stadacona vinrent en foule à ses navires, demandant Donnacona et les autres captifs. (Cartier leur dit que leur chef était mort. Quant aux autres, il laissa croire qu'ils prospéraient en France, et qu'ils ne désiraient pas revenir au Canada. Il ne tarda pas à s’apercevoir que les dispositions des Indiens envers lui-même et sos compagnons n'étaient pas cordialement amicales. Aussi, au lieu d’amarrer une seconde fois ses vaisseaux à la rivière Ste. Croix, il remonta le St. Laurent jusqu’au Cap-Rouge, afin d’être plus éloigné de la peuplade de Stadacona. Là, à l'embouchure d’un petit cours d’eau qui tombe dans le St. Laurent, trois des vaisseaux furent mis en lieu sûr. Les deux autres furent renvoyés en France. On se mit à bâtir un fort sur la côte, on fit toutes les constructions extérieures, et l’on commença le défrichement du sol.
27. Pendant qu'on était occupé à ces travaux, Cartier alla faire une visite à Hochelaga. Les Indiens de cette bourgade lui firent un aussi bon accueil que la première fois. Ils s’efforcèrent de l’aider à remonter les rapides au-dessus de leur village et de lui procurer une connaissance plus grande du pays de l’ouest.
28. À son retour au Cap-Rouge, il trouva ses gens en mauvais termes avec les Indiens du voisinage. Il s'était élevé des querelles entre eux. Les Français bravés par les Sauvages osaient à peine sortir sans armes de leur établissement. Roberval n'était pas
arrivé, ce qui mécontentait Cartier, vu qu'on n'avait pas assez de poudre ni d'armes.
29. Il y eut un esprit d’animosité entre les Français et les Sauvages durant l'hiver suivant. Les gens do Cartier n'étaient pas contents. Ils souffraient du froid et du scorbut. Bien avant le printemps, tous voulaient quitter le pavs le plus tôt possible. Au reste, on ne ait que peu de chose des événements de cet hiver-là.
TIC ARR f ; \ 1