‹ Histoire du Canada pour les enfants [microforme]Chapitre 46 sur 88 · WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

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‘de leur existence. Les gouverneurs étaient tous dés ‘soldats formés dans les armées du roi de France. ‘FT ‘peuple, naturellement brave, devait-connaître le maniement des armes de guerre, comme la chasse, l'agrical- ‘ture et le défrichement des forêts.

Cette période de notre histoire a été nommée ‘“ l’Age héroïque du Canada.” On peut dire qu’elle commença avec Champlain ur finir avec Frontenac et Callière.

154. Do tous les Canadiens de l’âge héroïque pasun ‘ne fut aussi renommé pour son courage et ses exploits que Pierre Lemoine d'Iberville. C'était un des sept fils de Charles Lemoine venu de France avec les premiers ‘colons qui, sous la conduite de Maisonneuve; s’établi- | fl ‘rent sur l'ile de Montréal. | 2! Il était né à Ville-Marie, en 1661. :A l’âge de 14 | ans, il fut chargé par le gouverneur de la Barre d'aller ‘porter des dépêches à la cour de France. Il'ontra “ensuite, paraît-il, dans la marine française. On lit que, | #45" ans plus tard, il servait à bord des vaisseaux de ni ‘guerre francais contrée les Anglais, à la baie d'Hudson l'E ‘et sur les côtes de Terrenouve, de la Nouvelle-Ecosse “et de la Noüvelle-Angleterre. L'Angieterre ‘étla ne | “France étaient alors en guerre.

| “D'Tbervillé prit part à un grand nombre de batailles ‘aiñst qu'à la prise de forts et de navires anglais. “Un ‘: où deux de ses frères et quélques Canadiens servaient | “‘#ous lui. Après la paix, en 1697, il alla au golfe du | | Mexique explorer les bouches du Mississipi. Là, il | | éleva plusieurs forts ot fonda la ville de Mobile. La | | Al Louisiane avait été fondée par la Salle, mais d’Iber- | | | vilie en fut le premier gouverneur.

‘5 Lorsque la guerre éclata de nouvean entre l’Angleh | terre et la France, d’Iberville fut envoyé avec une h | flotte de seize vaisseaux combattre les Anglais aux nn | ‘Indes Orientalos. Mais en 106, il mourut en-mer ‘‘d’uneattaque de fièvre. On s’est accordé à dire‘que "ce fat un des plus braves et plus habiles officiérsde u | * a marine française. Comme Canadien, on l'a jgé le

en grend des guerriers que le Canada ait vus naître,

a plupart de ses frères se firent aussi un nom surtout ar leurs faits d'armes dans ce que les Français appeaient ‘Za petite guerre,” dont nous avons parlé dans

un chapitre précédent. Le fière aîné de d’Iberville

était Seigneur de Longueuil. Ses descendants furent ouverneurs de Montréal etremplirent d’autres postes minents au Canada.

155. Le Gouverneur, M. de Callière, suivit le mème are que le comte de Frontenac dans ses rapports avec

és Indiens. Il s'efforçca de décider les Iroquois à rompre avec les Anglais, et aussi à être en paix avec les Iilinois et autres tribus de l’ouest, amis des Fran çais. Vers cette époque, les Français avaient gagné à leur parti presque toutes les tribus Indiennes de. la région des lacs et celles des vallées de l'Ohio et du Mississipi. Les Iroquois s'étaient querellés et battus avec une grande partie de ces peuplades. Quelquesunes se querellaient aussi entre elles, et beaucoup des rm d’une tribu tombés au pouvoir de ceux de ‘autre étaient retenus en captivité.

Callière avait à cœur de conclure une paix générale et do faire rendre les captifs. Dans ce but, il parvint à convoquer une grande assemblée des guerriers 1ndiens. Cette. assemblée se tint à Montréal en 1701; plus de 1200 chefs et guerriers y assistaient. Les réjouissances ct les festins durèrent plusieurs jours. On prononça des discours, et il y eut échange de colliers de «æampum et autres articles. Ensuite, on fuma le calumet de paix. Le gouverneur fuma le premier, puis vint le tour de ses principaux officiers et des diflérents chefs. En somme, ce fut une très-grande affaire dont la conclusion fut que tous convinrent do maintenir la paix et de rendre les captifs. Ce: résolutions prirent rar fe jours, ot les réunions n'étaient

s arrivées à leur fin que Kondiaronk mourut. Le

eux éhef Huron faisait une haranguc, lorsque les assistants le virent pris d’une indisposition subite et tomber. Il ne vécut que peu d’heures après. Ses

restes furent suivis jusqu'à la tombe par les officiers et soldats français, ainsi quo par les guerriers indiens. Les Francais lo rogrettèront beaucoup; ils l’avaiont surnommé ‘‘ le Rat” à cause de son caractère rusé.

157. Le gouverneur xlo Callièro mourut à Québec, en mai 1703. On ne dit rien do la cause de sa mort. A cette époque, il y avait beaucoup de maladies au Canada. Do fait, pendant cinq ans, de 1701 à 1706, la variole et l'affection qu'on appelle dyssenterie y séviront cruellement et firent de nombreuses victimos. En une seule année, do 1702 à 1703, ces maladies furent, dit-on, fatales à près d’un quart de la population de Québec. Les tribus Indiennes d'un bout à l’autre de l'Amérique du Nord en souffriront aussi beaucoup dans le même temps.

ps à ,

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