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en canots le long des rives ct au larse. Ils contemplaient avec ébahissement les vaisseaux français qu’ils prenaient pour de très-grands canots pourvus d’ailes.
9. Le ler septembre, on atteignit l'embouchure de la rivière Saguenay. JLà, Taiguragny et Domagaya, qui étaient à bord du navire de Cartier, eurent une | pie avec des Sauvages qui s'étaient approchés.
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Jacques Cartier débarquant à l'Ile d'Orléans.
Le G septembre, on jeta l'ancre dans le chenal qui sépare l'ile d'Orléans de la rive nord du St. Laurent, Le jour suivant, après que les Sauvages euront apporté des pré:ents de mais, de melons et de poissons, il arriva des canots remplis de monde. C'était le ehef du pays, Donnacona qui venuit faire visito à Cartier.
10. Donnacona fit un long discours dont l'objet, au dire de Taiguraguy et do Domagayua était de souhaiter
la bienvenue à Cartier, et de le remercier du bon accueil fait en France à ses deux captifs.
On fit de petits présents aux Sauvages de la suite de Donnacona. Au chef lui-même et à ceux qui montaient son canot, on donna du pain et du vin. Ainsi la première entrevue des Français et des principaux personnages du pays fut des plus amicales assurément.
11. Cartier jugea qu'il lui fallait, lui et ses compagnons, passer l'hiver non loin du lieu où il avait rencontré Donnacona. Il amena donc ses navires à l'extrémité supérieure de l'Ile d'Orléans à laquelle il donna le nom d’ile de Bacchus, à cause du raisin sauvage qu'on y voyait croître. Puis, il se rapprocha du Cap Diamant et trouva un bon endroit à l’intérieur de l'embouchure d’une petite rivière qui se jetait dans le St. Laurent. La rivière maintenant appelée St. Charles, reçut de Cartier le nom de Ste. Croix. Les deux plus gros bâtiments furent mouillés en lieu sûr, et les équipages se mirent à l’œuvre pour les garantir de toute attaque, dans le cas où les naturels deviendraient hostiles. Nous verrons que Cartier avait raison de prendre ses précautions.
Le plus petit navire, l'Emérillon, fut tenu au large, parce qu'on avait l'intention de s’en servir, pour remonter plus haut le fleuve St. Laurent.
12. La principale bourgade des Sauvages était située près de la rivière Ste. Croix. On l’appelait Stadacona.
Le 19 Septembre, les naturels de Stadacona, Donnacona en tête, descendirent sur la rive, près du bâtiment de Cartier. Le chef proncnça de nouveau une longue harangue, et fit au capitaine français présent de trois jeunes Sauvages. De son côté, Cartier lui donna deux épées et quelques vases d’airain. Les Indiens se mirent à danser une ronde, et à chanter à leur façon, puis on tira 12 coups de canon.
Nous pouvons croire sans peine ce qu’on nous ra pe de l'effet produit par cette décharge sur l'esprit
e Donnacona et de ses guerriers. Ils s’imaginèrent que la voûte même du ciel allait tomber sur eux, et ils
8e mirent à manifester leurs sentiments par des hurle-
” ments et de grands cris.
t 13. Deux jours après, Cartier choisit environ 50 de ° ses compagnons pour aller avec lui dans l'Emérillon. æ T1 voulait visiter une autre bourgade indienne nommée ” Hochelaga. On lui dit qu'il y avait du danger à | remonter si haut la rivière, et que ceux qui le feraient it à il om À HE ER (fi et : BEN e ss o L'
| ‘Plan-de la bourgade indienne à Hochelaga,
trouveraient la mort. Au fait, Donnacona ossaya
: d'empêcher Cartier de partir, mais le pieux capitaine
français, loin de céder à ses conseils, dit que ‘“ Dieu garderait tous véritables croyants de tout danger.”
Cependant, Taiguragny et Domagaya firent semblant
d’avoir peur, et dirent qu'ils préféraient rester avec
Donnacona plutôt que d'aller avec Cartier à Hoche-
laga. Ces deux jeunes hommes étaient loin d’être sincèrement dévoués aux Français.
14. Le 19 Septembre, Cartier se mit en route pour Hochelaga. Comme l'Emérillon suivi de deux barques remontait la rivière, on vit un grand nombre de Sauvages sur les deux rives. Ces Sauvages n'avaient pas l'air hostile.
Parvenu à cette partie du fleuve qu’on nomme maintenant le Lac St. Pierre, l'Emérillon s’ensabla plusieurs fois. Cartier et ses compagnons finirent donc leur voyage dans les deux barques. On mit environ quinze jours pour se rendre à Hochelaga. |
15. On trouva que cette bourgade avait environ un millier d'habitants. Elle était près du site où se trouve la moderne cité de Montréal.