CHAPITRE XLIII
Seconde bataille des plaines d'Abraham.—Les généraux Mutray et Lévis.—Le général Amherst.—Fin de la Nouvelle-France.
197. Au commencement du printemps do 1759, les Français firent do grands etiorts pour reprendre Québec. Le général Anglais Murray y commandait,
soldats anglais venaient de l’apercevoir. En le ques-
L'armée française, sous de Lévis, descendit de Mont réal, et atteignit Ste. Foye, près de Québec, le 28 avril. La veille seulement, Murray avait eu vent de sa venue, et cela d’une manière bien curieuse. La rivière char riait d'énormes masses de glaces. Quelques, soldats
Monument de Lévis et de Murray sur le chemin dé Ste, Foye,
aperçurent un homme qui so cramponnait à l'un des glaçons. Ils l’amenèrent à terre et lo conduisiront devant lo général Murray. Il se trouva que c'était un soldat qui, par accident, était tombé dans lo fleuve, à quelque distance plus haut. Il avait alors monté sur un gros glacon qui l'avait descendu à l'endroit où les
tionnant, Murray apprit que de Lévis était tout proche avec uno arméo de 7000.
Lo hasard voulut qu’un grand nombre des hommes de Murray fussent alors retenus au lit à Québec pour cause do maladic. Mais le général appela tous ceux qui étaient en état de combattre, et se mit en marcho à la rencontre de Lévis. La bataille fut longue ot sanglante. Murray perdit environ 1000 hommes et fat contraint de battre en retraite èt de so retirer dans l'enceinte des murs de la ville.
De Lévis, après sa victoire, se mit à assiéger la place. Mais l'espoir qu’il avait de la prendre ne tarda pas à s'évanouir. Des vaisseaux de guerre anglais se présentèrent en vue de Québec. De Lévis s’aperçut qu'ils arrivaient. Il so retira donc aussi vite qu'il put, vers Montréal. C'était à peu près dix jours après la bataille. L'action qui s’engagea entre les généraux de Lévis et Murray n'eut pas lieu précisément sur le même terrain que celle de l’année précédente, mais ce fut à une faible distance de là, et on lui donna le nom de ‘“ Seconde bataille des plaines d'Abraham.” Le point où les pertes furent le plus considérables est maintenant indiqué par un beau monument. Audessous gisent les ossements d’un grand nombre de ceux qui furent tués. À plus d’un mille de là, s'élève
un autre monument érigé à l'endroit où mourut le .
général Wolfe. En suivant les deux routes qui mènent à l’ouest de Québec, on voit ces deux monuments tout à côté du chemin. Ils servent à rappeler le souvenir des deux ‘“ Batailles des plaines” livrées il y a plus de 100 ans.
198. En septembre 1760, le gouverneur de Vaudreuil et le général de Lévis étaient à Montréal avec les débris de l’armée française. Ils avaient lieu de penser quo les derniers jours de la Nouvelle-France approchaient. Outre qu'ils n'ignoraient point que tout espoir d'obtenir dos secours de France était perdu, ils savaient qu’il n’y avait pas moins de trois armées anglaises en marche contre eux.