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CHAPITRE XLVIX Rébellion au Canada

220. Après la guerre de 1814, le Canada grandit rapidement en forces et en richesses. 25 ans s'étaient écoulés sans guerre ni effusion de sang. Les 65,000 Français dont se composait la colonie en 1763 s'étaient multipliés au point d'atteindre le chiffre d'environ un demi-million. Le nombre des habitantsqui parlaient la langue anglaise était encore plus considérable en comptant ceux des deux Provinces. Malheureusement il y avait des causes de troubles au sein du peuple lui-même, causes quo nous ne pouvons présenter sous une forme claire ou intéressante aux jeunes lecteurs pour qui ce livre est écrit. Qu'il suffise de dire qu’en 1837 et 1838, le mécontentement conduisit à larébellion. Les chefs du mouvement dans le Bas-Canada s'appelaient Louis Papineau et Wolfred Nelson.

221. Dans le Haut-Canada, où le chef était William Lyon McKenzie, la rébellion fut réprimée sans peine dès son début. £ir Francis Bond Head était Lieutenant- Gouverneur. Aidé de Sir Allan McNab, il mit en déroute McKenzio et ses adhérents. Ceux-ci s’enfuirent aux Etats-Unis. Là ils trouvèrent beaucoup d'amis dits sympathyseurs qui les aidèrent à maintenir une sorte d'état de guerre sur la frontière du Canada,

McKenzie et ses partisans, qui s'intifulaient les patriotes formèrent un camp à Vavwy Island justement au-dessus des chûtes de Niagara où ils montèrent une batterie pour tirer contre la rive canadienne. Les

rovisions et autres articles leur étaient fournis par es Américains. Ils avaient un bateau à vapeur, appelé la Caroline qui venait de la rive américaine leur apporter les approvisionnements à Navy Island. C'était, pensait-on, bien mal aux Américains que de permettre qu'on se servit de ce bateau pour un tel objet. Sir Allan MeNab donna donc ordre au licutenant Drew d'aller avec quelques hommes en faire la capture.

La nuit venue, Drew traversa la rivière, ct aborda avec ses hommes à l'endroit où la Caroline était amar- 1 rée sous la garde des ‘“patriotes.” Après un combat 1 où il y en eut quelques-uns de tués ct de blessés, la Caroline fut prise. Drew ct sa troupe cherchèrent à la remoïrquer à travers la rivière ; mais comme le courant était trop fort, ils y mirent le feu ct la laissèrent flot- à ter en aval vers les chûtes de Niagara. Le navire en | feu atteignit, dit-on, les chûtes où il tomba, semblable à une énorme gerbe de flammes et offrant un coup d'œil

randiose au milieu des ténèbres de la nuit. Cette s affaire faillit amener une gucrre entre la Grande- : Bretagne et les Etats-Unis. Cependant, les Américains cessèrent dès lors de faire passer de leur rive des | approvisionnements à Navy Island ; et les ‘“ patriotes ” l'évacuèrent.

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