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Le Bas-Canada fut le théâtre d'engagements

meurtriers en 1837 et en 1838. Le commandant des f forces, Sir John Calbourne, envoya des troupes à divers endroits où des rebelles s'étaient assemblés en armes. Tous finirent par se soumettre ou par s'enfuir aux Etats-Unis. Au demeurant, ce fut une triste affaire. Pendant un certain temps les geôles regorgèrent de à | prisonniers. Quelques-uns furent pendus après juge- : ment et sentence capitale. D’autres furent condamnés à la déportation à vie.

Les principales localités du Bas-Canada où il y eut

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effusion de sang et dsstruction de propriétés furent St. Denis et St. Charles sur le Richelieu ; St. Eustache et St, Benoît, au-dessus de Montréal. A St. Eustache, une foule de personnes s'étaient réfugiées dans l'église our échapper aux troupes. Chose triste à raconter ! 'édifice fat mis à feu, et il n'en périt pas un petit nombre dans les flammes. A St. Benoît, beaucoup de bâtiments furent aussi détruits par l'incendie.

223. Le comte de Durham était arrivé d'ATIeIEES, en qualité de gouverneur-général, avant que la rébellion fût complètement étouffée. Le hasard voulut quo dans la même année, 1838, Victoria était couronnée reine d'Angleterre. C'était avant qu’eussent éclaté les

ires insurrections de cette année là. Le comte de bam fit grâcier ceux qui se trouvaient en prison, comme rebelles, le jour du couronnement de la reine, à l'exception de vingt-quatre détenus qui furent déportés aux Bermudes. Cet acte declémence fut accueillit avec joie au Canada, mais il ne fut pas approuvé du peuple ‘ anglais. Le comte cessa donc d'être gouverneur et 8 on retourna en Angleterre.

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