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des tas de pierres destinées à défendre la place contre les attaques du dehors.
Suivant sa coutume, Cartier fit des présents aux Indiens. Leur chef, qui était perclus, fut apporté et assis près du capitaine français. Il n'avait pour indi-
uer son rang, qu'une bande coloriée de peau de porcdpis autour des tempes. Il l’ôta et la mit sur la tête e Cartier, comrne marque de déférence.
Lorsque Cartier se leva pour partir, les bons Sauvages l’entourèrent en foule et s’efforcèrent de le faire rester. Mais il était inquiet sur le sort de l'Emérillon,
u’il avait laissé plus bas dans la rivière, et au sujet e ses gens dont il s'était séparé à Stadacona. Ainsi, il avait décidé d’abréger sa visite.
17. Avant de quitter Hoehelaga, Cartier gravit nn lieu élevé sur la colline, tout près de la bourgade. De ce lieu, on avait une vue magnifiqus des forets, et des eaux du fleuve. Il en fut tellement enchanté qu’il choisit pour cette colline le nom de “ Mont-Royal,” nom qui depuis s’est changé en Montréal.
Il tenta aussi, avec l’aide des Indiens, de remonter les rapides au-dessus d’Hochelaga, mais il ne le put.
Ayant découvert, au moyen de signes, que la rivière prenait sa source do bien loin, dans l’intérieur des terres, et qu'il y avait de grands lacs, Cartier et ses compagnons prirent congé des Sauvages,
18. L'Emérillon fut retrouvé sain sauf, à l'endroit, où on l'avait laissé au lac St. Pierre. Après avoir planté une eroix de bois sur l’une des îles du lac, et reconnu les bouches de la rivière St. Maurice, Cartier, avec l'Emérillon et scs barques, arriva à la hauteur de Stadacona, lé 11 Octobre.