‹ Histoire du Canada, sous la domination française [microforme] (volume 2)Chapitre 23 sur 76 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Destruction ou dispersion des Hurons.—Hostilités des Iroquois.

Cependant, les froquois continuaient à détruire, l’une après l’autre, les bourgades huronnes, et à en massacrer leshabitans. Plusieurs missionnaires furent enveloppés dans ces massacres, entr'autres, les P. P. GABRIEL LALLEMANT, GARNIER, DANIEL et DE BREBEUr.* Ceux qui demeurèrent parmi les restes de la nation leur consillèrent de se retirer dans quelque endroit éloigné, où ils n’eussent plus à craindre d’être inquiétés par les Iroquois. Une partie se rendit à l’avis des missionnaires, et se retira dans les îles du lac Huron appellées de Maniloualin, où Maniloulines, ou sur le continent voisin ; une partie descendit à Québec, et le reste æ donna aux [roquois, et fut incorporé avec cette nation.

Après l’anéantissement ou la dispersion des Hurons les Iroquois ne regardèrent plus les forts et les retranchemeus des Français comme des barrières capables de les arrêter. Ils parcoururent le pays, et se répandirent, en grandes troupes, dans les environs des habitations. Un évènement funeste vint accroître encore

* Ce dernier était oncle du traducteur de la Pharsale de Lucain,

leur insolence : un de leurs partis s’étant approché des Trois-Rivières, M. Dupressis-BOCHART, qui y com. mandait, voulut marcher contre eux en personne. I] fut tué dans le combat, et sa mort donna un nouveau relief aux armes des Iroquois. Enfin, la bourgade de Sylleri n’étant plus en sûreté avec une enceinte de palissades, on fut contraint de l’enfermer de murailles et d'y placer du canon.

Les Iroquois n’étaient pas animés contre les seuls Français: ils cherchaient encore à exercer leur vengeance contre toutes celles des tribus sauvages qui avaient porté secours, ou donné asile aux Flurons. En 1651, ils pénétrérent chez les AHikamèques, et autres Sauvages du nord, et ne laissèrent pas un village dont ils n’eussent égorgé ou dissipé les habitans. La nouvelle en ayant été portée à M. pe Lauzon, un des principaux membres de la compagnie du Canada, qui, cette même année, avait succédé à M. D'AILLEBOUT, il comprit qwil aurait été nécessaire d’opposer une digue à œ torrent ; mais il n’avait amené aucun secours de France, et la colonie était loin d’avoir des forces suffisantes pour rétablir la sûreté et la tranquillité.

L’ile de Montréal ne souflrait guère moins que les autres parties du Canada, malgré un renfort de cent hommes. que M. ne Maison-NEUVE avait été chercher en France. En 1653, deux cents Iroquois surprirent, dans l’île, vingt Français, et les enveloppérent de toutes parts. Ces derniers firent néanmoins si bonne contenance, et se défendirent avec tant de résolution, qu’ils mirent les barbares en fuite, après en avoir tué un grand nombre. Dans le même temps, cinq cents Agniers s’approchérent des Trois-Rivières, et tinrent ce

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gouverneur pour ne pas trop compter sur la sincérité

des [roquois, et particulièrement des Agniers. Effectivement, ces derniers ne tardèrent pas à paraître, por petites troupes, dans le voisinage des habitations, à com mettre des déprédations et des meurtres, et à se remettre par là en état de guerre avec les Français et leurs alliés,

En 1656, cinquante Français étant partis de Québec, sous la conduite de M. Duruys, officier de la garnison, pour aller former un établissement chez les Onnontaguës, à la demande de ce canton, les Agniers,

. qui avaient eu nouvelle de ce projet, avant le départ de : M. Duruys, mirent quatre cents hommes en campa-

gne, pour attaquer sa troupe ; mais l’ayant manquée, ils s’en vengèrent sur quelques canots écartés. Après

* les avoir pillés, et avoir même blessé quelques uns de

ceux qui les conduisaient, ils feigrirent de s’être trompés, et d’avoir pris les Français pour des Hurons et des Algonquins. Quelque temps après, un de leurs partis eut la hardiesse de débarquer dans l’île d'Orléans. Il y trouva une centaine de Hurons de tout âge et de tout sexe, qui travaillaient dans un champ, les attaqua, en tua un bon nombre, et enleva le reste. Un autre part; d'Agniers ayant eu avis qu’une troupe d’Outaouais, accompagné d’une trentaine de Français et de Hurons, devaient remonter la Grande-Rivière, il l’alla attendre, en ambuscade, sur le bord du lac des Deux-Montagnes, et tua un bon nombre des uns et des autres.

Toutes ces aggressions se commettaient sans que M. DE LAUZON en püût tirer raison. La faiblesse de la colonie inspira de la méfiance ou du dégoût aux Sauvages domiciliés dans son sein. Une grande partie des Hurons de Sylleri se retirèrent, les uns chez les Onnontagués, les autres chez les Agniers même. La plupart & ceux qui prirent ce dernier parti meurent pas lieu de s’en louer, par la suite; car ils furent presque Affa tous ou tués, ou traités en esclaves. L’établisment projetté chez les Onnontagués ne put se faire, et

M. Duruys fut contraint de s’en revenir, ou pour Fr

mieux dire, de fuir secrètement avec ses gens, de peur er

d'être poursuivi et attaqué dans sa retraite. de P4

Ce fut sur ces entrefaites que M. D’ARGENSON, débu

nommé gouverneur, à la place de M. ne Lauzon, dc- iles

| barqua à Québee, le 11 juillet 1658. Dès le lende # ny main de son arrivée, il fut assez surpris d'entendre rent, i

ier, aux armes, et d'apprendre que des Algonquin: collet

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mais ils ne purent être atteints. Peu de temps après tous le

des Agniers s’approchèrent des Trois-Rivières, dans le L’abb dessein de surprendre ce poste ; et pour y mieux réus- prêtre | sir, ils détachèrent huit dent” :*x, qui sous le prétexte nie Fe | de parlementer, avient ordi: de sien examiner l’état dé 1 | de la place; mais M. DE LA POTHERIE, qui y com. La ] mandait, en retint un prisonnier, et envoya les sept au- rent le tres à M. D'ARGENSON, qui en fit bonne justice. Ce Dame coup de vigueur eut tout le suceès qu’on en attendait, par M

et p'ocura, pour un temps, quelque repos à la colonie.

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la colonie.

CAAPITRE XIV.

Affaires ecclésiastiques.—ÆEtat de la Colonie.— Truité de Paix.—Phénoméenes.

FRANÇOIS DE LAVAL, connu auparavant sous le nom d’abbé de MonTiGNY, nommé évêque titulaire de Pétrée, et pourvu dun bref de vicaire apostolique, débarqua à Québec, le 6 juin 1659, accompagné de

plusieurs prêtres séculiers. D'autres prêtres le vinrent

joindre, les années suivantes, et à mesure qu’ils arrivé-

rent, ils furent mis en possession des cures, dont les récollets et les jésuites avaient été chargés jusque-là, parce qu'ils étaient les seuls prêtres qu’il y eût en Canada, si l’on en excepte l’île de Montréal. Dès 1647, le séminaire de Saint-Sulpice de Paris avait acquis, par achat, tousles droits des premiers possesseurs de cette Île. L'abbé DE QUELUS y vint, cette année, avec plusieurs prêtres, pour y fonder un séminaire. Toute la colonie applaudit à cette entreprise, qui fut bientôt suivie de la fondation de l’Hôtel-Dieu, à laquelle M. pe LA DAUVERSIERE et mada ne de BULLION contribuèrent le plus puissamment, La congrégation de Notre- Dame avait été instituée, quelques années auparavant, par Mademoiselle MARGUERITE BOURGEOIS.

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Dès son arrivée, l’évêque de Pétrée se montra anime d’un zèle ardent pour la conversion des Sauvages, et se concerta avec le superieur général des missions, pour faire annoncer l’évangile aux tribus les plus éloignées,

Cependant, il ne venait aucun secours de France, et la colonie du Canada semblait ne se soutenir que par une espèce de miracle. Les habitans ne pouvaient s’éloigner des forts sans courir le risque d’être massacrés ou enlevés. Sept cents Iroquois, après avoir défait un grand parti de Français et de Sauvages, tinrent Québec comme bloqué, pendant plusieurs mois. Ils æ retirèrent, vers l’automne ; mais au commencement du printemps suivant, plusieurs partis reparurent en différents endroits de la colonie, et y firent de gran ravages. Un prêtre du séminaire de Montréal fut tux, en revenant de dire la messe à la campagne. M, rx Lauzon, sénéchal de la Nouvelle-France, et fils du précédent gouverneur, étant allé à l'ile d'Orléans, pour dégager son beau-frère, qui était investi dans sa maison, tomba dans une ambuscade, Les Troquois, qui auraient été fort aises d’avoir entre leurs mains un prisonnier de cette importance, le ménagèrent pendant quelque temps, ne cherchant qu’à le lasser ; mais voyant qu'il leur tuait beaucoup de monde, ils tirèrent sur lui, et le tuèrent. Pusieurs autres personnes de considération ct un grand nombre de colons et de Sauvages eurent le même sort. Ænfin, depuis Tadeusac jusqu’à Montréai, on ne voyait que des traces sanglantes du passage de ces fésoces ennemis.

Au fléau de la guerre se joignit une maladie épidémique, qui attaqua indistinctement les Français et les Sauvages, et enleva surtout un grand nombre denfans.

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| l'rance sur ces entrefaites.

C'était une espèce de coqueluche qui se tournait en Le peuple s’imagina qu'il y avait du maléfice, et, chose étrange, ce furent les médecins qui, les premiers, donnèrent cours à cette superstition. L’ignorance était si grande et si générale alors, dans la

pleurésie.

colonie, que quelques phénomènes ignés, qui parurent dans le même temps, donnèrent lieu aux contes les plus absurdes. % On publia, dit CHARLEVOIx, qu’on avait vu dans l’air une Couronne de feu ; qu'aux Trois-Rivicres, on avait entendu des voix lamentables ; qu’auprès de Québec, il avait paru un canot de feu, et dans un autre endroit, un homme tout embrasé et environné d'un tourbillon de flammes ; que dans l’île d'Orléans, une femme enceinte avait entendu son fruit se plaindre.” L'apparition d’une comète acheva d’effrayer la multitude,

Cependant, les partis ennemis disparurent tout à coup, et vers le milieu de l’été, on vit arriver à Montréal deux canots avec un pavillon blanc. C’étaient des députés des cantons d’Onnontagué et de Goyogouin, qui rame-

raient quelques captifs français. Ils promeitaient que

: tous les autres seraient rendus, si l’on délivrait tous les

sujets des deux cantons qui se trouvaient prisonniers dans la colonie. Le gouverneur général, à qui M. pe Maison-NEUVvE fit savoir l’arrivée des députés iroquois, se montra disposé à écouter favorablement leurs propositions, et les fit accompagner, à leur retour, par & P, LEMOYNE, pour continuer chez eux la négocio-

tion,

Le baron d’AvauGour, nommé gouverneur général du Canada, à la place de M. D’ARGENSON, arriva de Son premier soin fut de vi-

siter tous les postes de son gouvernement. Après cette visite, il écrivit en France, pour demander les troupes et les munitions qui lui paraissaient nécessaires,

Cependant, la négociation pour la paix prenait une heureuse tournure dans la plupart des cantons iroquois, principalement par les soins et l’entremise d’un chef onnontagué, nommé GARAKONTHIE’. Ce chef arriva à Montréal vers la mi-septembre. Le gouverneur général l’entretint plusieurs fois en particulier : il agréa outes les propositions qui lui furent faites, et promit d’être de retour, avec les prisonniers français, avant la fin du printemps. En eflet, le traité de paix fut ratifié par ceux des cantons (au nombre de trois) qui avaient négocié, et tous les captifs français furent remis au P, LEMoYKE, qui les conduisit à Montréal.

Vers le même temps, M. PIERRE BOUCHER, qui commandait aux Trois-Rivières, fut député en France, avec des mémoires, où l'on suppliait le roi (Louis XIV) de prendre sous sa protection une colonie abandonnée et réduite aux derniers abois. M. BoucHER fut bien reçu du monarque, qui nomma M. DE Monts commissaire en Canada, et commanda qu’on y envoyit incessamment quatre cents hommes de troupes pour renforcer les garnisons des postes les plus éloignés. M. DE Mo:Trs s’embarqua à la Rochelle, dès le printemps. Son arrivée à Québec y causa la plus grande joie, tant par les secours présents qu’il amenait, que par l’espérance qu’il y donna que, l’année suivante, il en arriverait de nouveaux et de plus considérables.

Cette joie fut bientôt troublée par la dissention qui éclata entre le gouverneur et l’évêque ; ou plutôt peutêtre, entre les commerçans et les ecclésiastiques. Les

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gouverneurs du Canada, remarque CHARLEVoOIx, avaient eu ordre de la cour de France de défendre aux colons de vendre de l’eau-de-vie aux Sauvages ; et le baron DAVAUGOUR, en particulier, avait décerné les peines les plus graves contre ceux qui contreviendraient à cette défense. Une femme de Québec y ayant contrevenu, fut conduite en prison. A la prière de ses parens ou de ses amis, un jésuite crut pouvoir intercéder pour elle. Le gouverneur reçut très mal le religieux, et lui dit finalement, que puisque la traite de l’eau-de-vie n’était pas une faute pour cette femme, elle ne le serait à avenir pour personne. La chose ne tarda pas à être connue du public, et suivant l'historien que nous venons de citer, le désordre devint extrême. L’évèque de Pétrée crut devoir recourir aux foudres de l’église ; les prédicateurs tonnèrent dans le chaires ; les confesseurs refusèrent l’absolution. Le zèle outré du prélat et des ecclésiastiques excita contre eux des plaintes amères et des clameurs injurieuses : quelques particuliers firent contre le clergé des mémoires et des requêtes qu’ils envoyèrent au conseil du roi. Le prélat prit le parti de passer en France, pour, de son côté, porter ses plaintes au pied du trône. Le roi lui donna gain de cause, et il y a même lieu de croire que ce fut à sa demande que M.n’Avauaour fut rappellé.

La fin de cette année 1662, et une partie de la suivante, furent remarquables par une suite de violents tremblemens de terre, et un nombre d’autres phénomènes, que l’imagination déréglée et effrayée de la multitude exagéra d’une manière tout-à-fait ridicule, conme on en pourra juger par les extraits suivants des journaux des jésuites copiés par le P. CHARLEVoOIx.

“Dès l’automne de 1662, on vit voler dans l’air quantité de feux sous des formes diverses. A Montréal, parut, une nuit, un globe de feu qui jettait un grand éclat : il fut accompagné d’un bruit semblable à une volée de canons.

“Le 3 février (1663), on fut surpris de voir que tous les édifices étaient secoués avec tant de violence, que les toits touchaïent presque à terre, tantôt d’un côté et tantôt de l’autre ; que les portes s’ouvraient d’ellesmêmes, ct sc refermaient avec un très grand fracas ; que toutes les cloches sonnaient, quoiqu’on n’y touchät point ; que les pieux des palissades ne faisaient que sautiller ; que les animaux poussaient des cris et des hurlemens eflroyables ; que les arbres s’entrelassaient les uns dans les autres, et que plusieurs se déracinaient et allaient tomber assez loin.

On entendit ensuite des bruits de toutes les sortes ; tantôt c’était celui d’une mer en fureur qui franchit ses bornes ; tantôt celui que pourraient faire un grand nombre de carosses qui rouleraient sur le pavé ; et tantôt, le même éclat que feraient des montagnes et des rochers de marbre qui viendraient à s’ouvrir et à se briser.

‘ Les campagnes n’oflraient que des précipices.— Des montagnes entières se déracinèrent et allèrent se placer ailleurs. Quelques unes s’abimèrent si profondément qu’on ae voyait pas même la cime des arbres dont elles étaient couvertes. Il y eut des arbres qui s’élancérent cn l’air avec avec autant de roideur que si une mine eût joué sous leurs racines, et on en trouva qui s’étaient replantés par la tête.—De gros glaçons furent lancés dans l’air, et de l’endroit qu’ils avaient quitté on vit jaillir une quantité de sable et de limon. Plusieurs tontaines et de petites rivières furent desséchées,

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“L'air eut aussi ses phénoménes: on y entendait un bourdonnement continuel ; on y voyait, ou l’on ‘y figurait des spectres et des fantômes de feu, portant en main des flambeaux. Il y paraissait des flammes qui prenaient toutes sortes de formes, les unes de piques, les autres de lances, et des biandons allumés tombaient sur les toits sans y mettre le feu. De temps en temps, des voix plaintives augmentaient la terreur. On ontendit des gémissemens qui n’avaient rien de semblable à ceux d’aucun animal connu,

“Les effets de ce tremblement de terre furent variés à l'infini. La première secousse dura une demi-heure, sans presque discontinuer. Il y en eut une seconde aussi violente que la première, et la nuit suivante, quelques personnes en comptèrent jusqu’à trente-deux. Au cap Tourmente et au-dessus de Québec, le fleuve se détourna : une partie de son lit demeura à sec, ct zes bords les plus élevés s’affaissèrent, en quelques endroits, jusqu’au niveau de l’eau.”

Les secousses de tremblement de terre se succédèrent, par intervales, depuis le commencement de janvier 1663 jusqu’au mois d'août de la même année, Mais ce qui fait voir combien l'imagination ajouta à la réalité, ou jusqu’à quel point les narrateurs se permirent l’exagération,* c’est que durant tout ce temps, il n°y eut personne de tué, ni même de blessé,

* Quelques écrivains modernes pensent que ces faits extraordinaires, relatés dans des mémoires qui ne devaient être rendus publics que longtemps après la date qui leur est donnée, et rapportés à l’époque des plus violents démêlés entre les autorités ecclésiastiques et civiles du Canada, étaient que des fraudes picuses, crues permises alors par quelques uns, dans l’intérêt de l’église ; vu surtout que

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