‹ Histoire du Canada, sous la domination française [microforme] (volume 2)Chapitre 41 sur 76 · EC CD · texte numérisé non relu

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d’autres Français, qui portaient des armes et des munitions aux Scioux ; ils les leur enlevèrent, sans néan. moins leur faire d’autre mal. Ils firent ensuite savoir aux Outaouais ce qui venait de se passer, et ceux-ci envoyèrent une députation à M. DE FRONTENAC, pour lui représenter qu’il était nécessaire d’appaiser les Miamis, si l’on voulait qu’ils ne se joignissent pas aux Iroquois. Ils étaient, en eflet, tellement irrités contre les Français, que Nicocas PERROT, si accrédité parmi eux, fut sur le point d’être brulé, et n’échappa à leur fureur que par le moyen des Outagamis, qui le tirèrent de leurs mains.

Le commerce des particuliers chez les tribus sauvages ne füt pas entièrement supprimé, mais restreint de manière à faire cesser les inconvéniens et les plaintes auxquelles il avait, depuis longtems, donné lieu.

Pour revenir aux Iroquois, les partis qu’ils avaient mis en campagne ne furent pas heureux, dans leurs rencontres avec les alliés des Français. Un de ces partis s’étant mis en route pour aller joindre LE Baron, qui était allé s’établir prés d’'Albany, avec trente familles de sa tribu, quatre de ses découvreurs rencontrèrent KonptaRonK, le chef huron dont il a déja été parlé. Il était à la tête de cent-cinquante guerriers, et avait mis pied à terre, au fond du Lac Ontario. Deux des découvreurs iroquois furent faits prisonniers, et l’on apprit d’eux que leurs gens n'étaient pas loin ; qu’ils étaient au nombre de deux cent-cinquante ; mais qu’ils n’avaient de canots que pour soixante au plus.

Sur cet avis, KONDIARONK $’avança, en canots, avec ses gens, vers l’endroit où on lui avait dit que les ennemis étaient campés: lorsqu'il en fut à une portée de

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fusil, il feignit d’être surpris et effrayé de leur nombre,

ès MunI- et de prendre la fuite. Aussitôt, soixante Iroquois se 11 ii néan- jettèrent dans leurs canots, pour le poursuivre. Kon- ! PSN DIARONK poussa au large et fit force de rames, jusqu’à | ux-CI EN- ce qu’il fût à deux lieues de terre. Alors il s’arrêta, Lu ses se mit en bataille, essuya, sans tirer, la première déer les Mi- charge des Iroquois, qui ne lui tuèrent que deux hom- | pas aux mes ; puis, sans leur donner le temps de recharger, il és anus fondit sur eux, avec tant de furie, qu’en un moment, dité parmi tous leurs canots furent percés ou fracassés. Tous ceux pa à leur

des Iroquois qui ne se noyèrent pas furent tués ou pris. Un autre parti d’Iroquois, qui s’était approché de Catarocouy, sous la conduite du chef LA CHAUDIERE- Norre, fut surpris et défait, par ur parti d’Algonquins. Cependant, les troupes et une partie des milices

étaient tenues sous les armes, ou prêtes à marcher au

le tirèrent

bus sauva- ‘estreint de 8 plaintes

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à es premier ordre, dans l’attente d’une nouvelle attaque de ils avaient % A M la part des Anglais. Vers la fin d’août, M. pe Ladans leurs Ne vb é : :

de MOTTE, à qui l’on avait fait savoir les bruits qui counude © ° . ñ raient d’un nouvel armement pour la conquête du Ca- E BARON, | nada, arriva à Montréal, avec un grand nombïe de trente fa- | : Re R ia Français, et trois cents Sauvages, qu’il avait eu l’adresse rencontrè- er RE PRA d'engager à venir au secours de la colonie ; mais l’ena déja été de .

nemi qu’on attendait ne parut pas.

rriers, € k te D . Au mois de novembre, tous les cantons iroquois, exo. Deux

cepté celui dAgnier, envoyèrent des députés à M. De FRONTENAC, pour lui demander la paix, ou lui faire entendre qu’ils la désiraient. OurEouHARr’ était un de ces députés. Le gouverneur comptait beaucoup

ers, et l’on oin ; qu’ils mais qu’ils

. | sur son influence ; mais il mourut, d’une pleurésie, Q avec e . [4

Ra ? quelques jours après son arrivée. Il fut enterré avec

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