CHAPITRE llf
contre les dixaios de Vhp, Brigg et Gorobs, qoi soateMÎeiit son parti, intercédaiefit avec énergie. L'Evéque, oomme oo le pense bien, ne restait pas inactif non plus. Appuyé par le Banneret Falk, il avait réossi à gagner à sa cause les Conseils et presque toute la Communauté. Le St. Père lui-même preaait fait et cause contre Supersax. « Punissez le coupable, écrivaitHl, sinon vous p2»5serez pour être ses eon^>lices , au lieu d'être ses juges ^. » Les amis de Supersax résolurent de le faire évader, avant que le bref du Pape fût connu. Il était détenu à la Maison-de-ville , rue^ des Bouchers , et de temps à autre appliqué à la question. Outre cela il était sujet à des accès de goutte, qui le fesaient beaucoup souffrir. Présageant rissue du procès , il résolut de s'y soustraire par la fuite. Sa femme et sa fille qu'on lui permettait de voir, s'y employèrent avec zèle , secondées par le curé Loybli 2.
L'exposé justificatif du Sénat porte que Supersax ayant sollicité la permission dé recevoir les SS. Sacremens, bien qu'excommunié, le Sénat abandonna la chose à la discrétion du curé qui , ordinairement absent de Fribourg, y était revenu dix jours auparavant.
Le manœuvre Hugonin Bosset fit sortir Çupersax de la ville par une issue qui donnait sur le Gr^bensal, depuis la grande boucherie, d'autres disent par la maison du curé ^. Un batelier l'attendait au bor4 dj^la Sarine et, sur la rive opposée, Glaser de Berne, avec un cheval. Ceci eut lieu le 21 décembre 1510.
Supersax gagna heureusement Laupen, et de là Neuchâtel, d'où il écrivit à Fribourg pour justifier son évasion qu'il pria de n'attribuer à personne qu à Dieu , puis(|u il avait donné cette inspiration à sa femme et à sa fille. Il alléguait la partialité de ses juges et protestait de son innocence , disant qu'il n'avait pas fait serment de ne point s'évader, qu'il n'était point ei(K)mmunié, mais bien
*■ Inf. Dont. Frib. A. G. — ? Etiam gallks facXionis sMiosissJmam. Ibid. — 3 Une première tentative d'éyastoa avait été déjouée par le concierge Yeony.
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rEvéque son perséciiteor. Il offrait à ses enneiiiis^ le droit par deyant les Cantons, on tout antre tribunal impartial.
La nouvelle de cette évasion , dit Gloutz , mit tout Fribourg en rumeur. On poursuivit le fugitif, le peuple soulevé menaça de piller les maisons de ses amiis ^. Le clergé fit une procession solennelle pour demander au ciet le calme et la paix. Les quatre gardiens de Supersax, Wdfgang Hoch, Willy Scfaragen, Pierre Thoni et Jean Kolbo forent arrêtés. On instruisit leur procès et, sans l'intercession du Commandenr F. d^EngKsberg, ils eussent peut-être payé de la vie lettr négligence 2.
Fribourg exigea sur-le-champ des Neuchâtelois Textradition des deux fugitifs , car Thuissier Helbling avait suivi Supersax l Les Bernois eux-mêmes appuyèrent cette demande, déclarant qu'en cas de refus et d'agression , ils ne prêteraient aucun secours aux Neuchâtelois. Ceux-ci s'excusèrent sur l'assentiment des Etats qu'il fallait préalablement assembler. Telle était l'animositè de notre bourgeoisie, dans cette affaire , qu'on fit aussitôt marcher uie bannière avec trois cents hommes ^ pour enlever de force les réfugiés. Ceux-ci furent alors remis aux Bernois qui les retinrent onze semaines en prison. Un soupçon de connivence tomba sor certains Conseillers et surtout sur Arsent qui avait mis tant de retard dans ses rapports. Un tumulte menaçant s*éleva dans les rues. La femme et la fille de Supersax crurent devoir chercher an asile aux Gordeliers. Un Bernois qui se trouvait alors à Fribouf^f conseilla k Ârsent, à Jean KrumenstoU et au concierge de la Wt ^on-de-vilte (celui-ci avait été chargé de la garde du prisonnier], de prendre des mesures de précaution. Cet avis leur fut donnfc
i II y eut une grande sédition » telle qu'on n'en avait ni yn ni entendu depuis 60 ans. Dieu le pardonne à l'ËTéque du Valais. Il les a huilés de&çon que la pauvre ville de Fribourg ne s'en lavera pas de longtemps. Geschichtforscher I. — 2 À. G. — 3 Hissival français fol. 137. A. G. — ^ Diétrich d'Englisberg fut nommé Gapitaine de ces troupes, Ouill. Reif et Jacques Féguely Gonseillers, P. Falk Banneret, P. Qannisviryl porte-enseigne. A. G.
. CHâtlTIIB II. l<fô
dmis Téglfse de St. Nieo)a& Ils ne jugéi^efii pas à propos de la qoiUer, ayant que le peuple se fàt calmé.
Celai-ci se porta alors en masse dans l'église pour les égorger {çpotte màn sic erstochen haben) ^ ; mais ils s'étaient réfugiés dans la sacristie» et la grande grille du chœur fut tenue fermée. Âtors la foule, dont quelques ageùs secrets excitaient les passions àtcandescentes , occupa toutes les issues* pour ne laisser pénétrer aacuo comestible, assouvit sa fureur sur les bancs des prévenus et lés mit en pièces. Le clergé de la Collégiale sut heureusement pourvoir à Tentretien des prisonniers qui passèrent trois jours dans cette détention , gardés par 60 hommes et souffrant moins encore an froid ^ que de la crainte du sort qui les attendait.
Pierre Bugniet/Josse Zimmerman, Conseillers d*£tat, et Nicolas Lombard, Chancelier, également isoupçonnés d*avoir favorisé l'évasion de Supersax, s'étaient réfugiés à Berne 3, où la nouvelle ée ce qui se passait à Fribourg était déjà parvenue. On s'j intéressait d*autant plus que d*Arsent avait épousé en secondes noces Marguerite fille de Guillaume Diesbach , Avoyer de Berne *. Les parens de celle-ci accompagnèrent à Fribourg les députés du <jOuvernemefit, qui venaient intercéder pour lui. L*Abbé d*Ha«terive et Louis Loybli, Curé de Fribourg, ainsi que beaucoup d'autres personnes joignirent leurs supplications aux leurs. Tout €6 que Ton put obtenir fut qu'Arsenl et Krumenstoll , après avoir fourni des cautions -S, seraient transférés de la Collégiale aux Cordeliers^ k cause du grand fraid. Pendant ce trajet, leurs amis
< Manuscrit. — ^ Le compte du trésorier Peterman Bugniet fait mention d*nn thar de bois et de charbon «qu'on brûla pour le chauffage de la sacristie. A. G« — 3 Ansbelm nomme parmi les fugitifs TAbbé d'Hauterîye et le Curé Loybli. l\ est certain que le premier avait disparu du couvent et que le Gouvernement chargea B. Taverney ^Je s'enquérir de ce qu'il était devenu. — ^ Comment se trouvait-il élre en même temps beau-frère du Curé Loybli ? C'est ce qu'on iguore, à moins que cette alliance ne datât du premier mariage. — ^Les cautions furent : Ant. Bruggler, i^etennan Bugniet, Claude May, P. Arsent, Jacques de Corbières , et, pour plus 4e garantie , l'Avoyer Fanoigny , Jean Stoss , Hensli Herzenfuss , Guill. KroumensoiU Jacques Féguely et Louis Hanso. A. 0.
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lear servirent d'escorte tatëlaîre, à travers une foole animée par cette colère basse , propre aux passions que ne régie point FiiitelUgence *.
On adressa une circulaire à tous les Avoyers , Bourgmaitres, Âmmans et Communautés de la Confédération , pour les informer de ce qui s'était passé et les prier de prêter main-forte à notre bourgeois Riedter , envoyé à la poursuite des fugitifs. On écrivit eu particulier à l'Etat de Zurich pour se plaindre de ce que les Neucbàtelois , au lieu de livrer les coupables , les avaient remis aux Bernois qui, pour cela^ avaient offert leur médiation. On priait le Canton directeur d'exiger que Berne les extradât ^.
Sur les instances de la dépotation bernoise et de la parenté d'Arsent, qui s'offrit corps et biens en garantie , on permit aux détenus de sortir des Cordeliers pour garder les arrêts chez eux. Ils ne se hasardèrent à quitter leur asile que sur l'assurance formelle qui leur fut donnée par le Grand-Sautier et deux Bannerets, qu'il ne leur serait fait aucun mal. Mais l'exaspération croissante du peuple les força d'y retourner le 22 janvier, sous l'escorte de ces troh fonctionnaires. Dès ce moment, ils furent gardés par huit hommes et séparés.
Le même jour le Grand Conseil se réunit pour entendre le rapport dii messager revenu de Berne. Tous les membres impliqués dans l'évasion de Supersax, ainsi que leurs parens« durent quitter la salle. On menaça de la mort et de la confiscation quiconque laisserait transpirer quelque chose de la délibération 3.
Pendant un nouveau soulèvement , P. Falk , à la tête de ses satellites, pénétra dans la retraite des prisonniers, en chassa leurs parens, amis et serviteurs , et leur défendit de manger à la même table et de se parler \
4 A. C. — 2 Missival allem. fol. 113. — 8 a. C. Man. fol. 53. — ^ Feu le pieux Chevalier, dit une chronique , supplia au nom 4e nieu qu'on laissât auprès de lui son fils cadet ou Fun de ses serviteurs ; mais on écarta tout le monde et les deux Seigneurs furent forcés d'habiter la mémo chambre , mais de manger à deux tables séparées et de ne point se parler.
Diqitized b\
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La âépotetion benioise , où se trouvaiimt entr'aatres Rodolphe de ^charoaefatal , le Bauaeret Hetzel et Jean d'Ëriacb, repartit sans aivoir pa commoDtquer avec les prisonniers, non toutefois sans eirpir reçu l'assarance qu'il ne leur serait fait aucun mal.
Après son départ, le malheureux Helbling qu'on avait enfermé à la mauvaise tour *, y fut torturé pendant quatre heures. Sur les avepx qu'on lui arracha, la Communauté assemblée décréta Tarrestation formelle du Chevalier et de Conrad Yenny, et la saisie préalable de leurs biens. Ils furent jetés dans le cachot de Jacquemart 2, et leurs familles brutalement expulsées de leurs domiciles., Falk, qui voulait exploiter la colère publique au profit de ses ressQntimens personnels, se montra l'organe ie plus passionné de ce mouvement. li força les armoires pour découvrir quelque témoignage contre Arsent, et prit possession de ses biens, au nomi de la ville. 3. Quant à H. Krumenstoll, il fut élargi sous caution *. Ceux qui répondirent pour lui furent : Jacques Féguely, Jean Passy, Jean Stertzenfuss et Guill. Krumenstoll ^.
Sur la plainte et les instances de Berne, on consentit à suspendre la procédure jusqu^après la diète de Baden ^. Guillaume Diesbach, Antoine Brûcliel, Barthélémy May, l'Abbé de Mury, les Sires de HeydeçK» Louis Diesbach, avec six de ses fils et d'autres parens, étaient yenus à Fribourg, avec la députation bernoise. Guillaume Diesbach rappela au Sénat les services qu'il avait rendus à la république de Fribourg, à l'époque de son admission dans la ligue des Confédérés et lors de l'acquisition d'IUens. Zurich et l'Evêque de Lausanne intercédèrent aussi pour d*Arsent ^7. Tout fut inu-
1 Sa femme y fut aussi détenue pendant 25 jours. A. G« — «Und fïïhrten ihn in den scbentlictisten Thum den sie in der Stadt haben. Chronique. — ^ Chronique. — 4 11 est encore lait mention, dans les manuaux, de Brunader^ compromis, arrêté, puis libéré sous la même caution que Krumenstoll. — ^ A. G. Man. fol. 54. — fi £lie devait s'assembler le 2 février. ^ 7 Melchior Zurg^lgen, de Lucerne, intercéda pour lui , avec de grandes supplications , des exhortations pressantes et les jeax en larmes, au point que le bon Pieu dans le ciel dût en être ému de pitié. Chronique*
lOS aBCOHOS FAKTIB.
tUe. En proie à on ir^éststible esprit de vertige , le Grand Conseil alors encore le représentant constitutionnel de la Commonaaté, décida qae cette monstrueuse procédure suivrait son cours. D'Arsent et le concierge Yeuny (appelé aussi Kurschner parce qa'il était pelletier) furent les victimes désignées à la vindicte publiqac' On fit plus. On demanda à TEvèque de Sien la destitution du curé Loybli, qui s*obstinait à ne pas quitter sa place, en dépit de toutes les insinuations ^.
Tout ce que les pétitionnaires purent obtenir, fut an sursis jusqu'à l'arrivée de la grande députation fédérale. On Tatteodaf vers la mi-février, comme Tavait annoncé la lettre de la diélt Celle-ci avait également sollicité cet ajournement en termes tréspressans ^.
Enfin le 16 février arrivèrent les députés, et le surlendemain la procédure recommença. Parmi eux se trouvait Winkler, de ZuricL La présence de cet homme, dit la chronique, fut très-ooîsib/e â d'Arsent (zum Widerspiel und Vnfaht) , peut-être au su if son Gouvernemeut. Quant au Grand Conseil , il ne fit pas mèmti cette députation les honneurs accoutumés.
Le même jour , d'ArSent écrivit une lettre sans subscriptioDi mais qu'on présume avoir été adressée à son ami Peterman d'Englisberg ou à M. Jean Speglin , Abbé d'Hauterive 3. Il s'y plaint amèrement de sa cruelle situation et accuse M. le curé Loybli d*en être la cause, a C'est lui qui le premier me raconta qu'il » avait parlé à Georges Supersax; que celui-ci s'était beaucoup » plaint de ce que Messeigneurs avaient élargi son adversaire; » que quant à lui , doyen Loybli , il était décidé , avec le secours 1* de quelques personnes qui étaient à sa dévotion , de procurer
^ Missiy. aUem. fol. 114. A. G. — ^ (jnd ist daruff an fich noser ernsUich nnd ffiintlich Pitt flissigest dos iemer syn kan und mag , ir wellen derselben unser BoUschaften zukunfft erwaiten und dazwaschen mit bemeUtem Herrn Franzec ArUént keinerlej suochen , (tirnemmeQ Qoch haodein , das zu wyter Beladnotz und Ufrorr môchte dienen nnd grôsseren Unfal und Kumber ertragen. Geschichtr. m B. 2 H. — 3 Voy. pièces josUf. NOiy.
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)» aussi sous peu son élargissement. Il lui répondit que par là il yo pourrait nous mettre tous dans un grand embarras, comme cela » est malheureusement arrivé. Ce qui me fit impression » c'est » qu*il me dit que lui , comme curé, et moi , comme rapporteur» » nous étions obligés devant Dieu et les hommes de venir h son )^ aide. Au reste, ajouté-t-il, vous n'avez pas besoin de vous en y> mêler. JTai assez de gens qui me sont dévoués dans ce bat : » tout est déjà arrangé pour le sauver. Ten remercie Dieu , lui » di«-je alors et lui promis de ne pas le trahir K Voilà précisé- >i> ment la cause des maux que je souffre et an milieu desquels » je ne puis invoquer que Dieu et Messcigneiirs. Hélas ! s'ils ne » me tendent une main secourable , c'en est fait de moi» J'écris » en même temps an curé pour lui conseiller de donner sa dé- » mission. Mais vous qni pensez comme moi, je vous supplie D pour Famour de Dieu et par les liens sacrés qui nous unissent » depuis que nous avons visité ensemble la ville sainte de Jérn- » salem, paraissez demain matin an Conseil, avec d'autres de mes » amis, et intercédez pour moi. Je mets ma confiance en Dieu et » j'espère que Messeigneurs^ à qui vous remettrez ma renonciaf> tion au droit de collature, par égard à votre intercession et celle » de pies amis , m'accorderont ma grâce. Je vous prie de prendre x> avec vous mon beau-frère Barthélémy May , et de parler au » doyen. Que mon dit beau-frère vienne me voir avec vous t f> afin de soulager la dure captivité où je souffre mille angoisses » depuis 37 jours et 37 nuits ^. Dieu le sait et je le prie qu'il )> daigne vous conserver en sa sainte garde. Donné le mardi » 1 8 février. »
La veille le Grand-Sautier ayant inutilement proclamé Snpersax, à trois reprises , celui-ci fut condamné par contumace. Jean Techterman fit l'office de Procureur-général K
' Gai fugae consensus prsdicti Francisci Arsent quem de illa consuluerant non défait. Inf. Dont. Frib. ~ « Depuis le 13 jauyier , jour de sa sortie de la Collégiale. — 3 A. G.
Sarces entrefaites, la femme de Helbling était parvciiue à se sauver à Berne. Ce noovel incident augmenta l'irritation , de sorte que ni la nombreuse parenté de l'accusé , ni la gratide députation des Confédérés ne purent ramener les esprits à des sentimens de modération et d'équité *.
Cependant les député» de Berne et d'Unterwalden, le Conseiller Titlinger et Jean Weingarten, ayant fait de nouvelles instances, ils reçurent des 200 nne réponse qui leur fit espérer un changement favorable. Mais un ennemi implacable se dressa contre l'accusé et cejux qui eussent voulu le sauver. Jlclairé par sa haioet P. Falk assembla la bourgeoisie^ et sut provoquer la mise en jugement des prévenus. En cas de-condamnation à mort, l'exécoHoo devait se faire clandestinement et les cadavres être remis aux parens pour être enterrés aux Cordeliers. Les juges qui violaient toutes les lois de la justice, affichèrent un air dlmpartialrfé , en confondant dans le même arrêt l'Avoyer «t un simple coflcierge ^*
Le 21 février il fut décidé, qu'à raison de la solennité da \ef-
demain (c'était la chaire de St. Pierre 3), le jugement ne seraA
porté que le 25. En attendant on fit administrer les SS. Sacremens
aux prévenus et on dit la messe pour eux dans la petite ^alte du
Conseil. Ce fut Jean Rollier, prêtre de Saulgy en VoUly , qvà les
confessa.
Avant de recevoir la communion , d'Arsent protesta n'avoir jamais rien fait contre les intérêts de la Communauté et que , s*if n'avait pas révélé le projet de Sopersar, c^est qu'il ne croyait f0 que Messeigneurs y mettraient une si grande importance.
Au jour fixé pour le jugement, les parens et amis d'Arsent, appuyés par plusieurs membres de la diète de Lucerne^ firent un dernier et inutile efibrt pour sauver les deuoc accusés^ Seulement l'arrêt fut encore ajourné jusqu'à l'arrivée de la grande députa-
^ Uoe chronique raconte qu'on boucher de Frihourg, nommé Jean de Lyon, qae ses affaires avaient conduit à Luceme, y ayant raconté le dang^er que courait Arsent, cette nouvelle n'émut que les députationsde Luceme, Unterwalden, Zoog^ et Soleore. — s Diwill sie dergleichen Sach nmgangen sind und wir nicht fur ungtiche Richter erscheinen wollen. Man. fol. 63. — 8 Ou plutôt le Yendredi-Saint.