‹ Histoire du Canton de Fribourg, Volume 2Chapitre 6 sur 63 · CHAPITRE PIBMIBI · texte numérisé non relu

CHAPITRE PIBMIBI

aller renforcer rarmëe de siège, campée devant Salaces. Le Comte de Grayères, bourgeois de Friboarg depuis 14S1 ^» s'y trouvait déjà avec lin, millier des siens ^. Outre Cordier qui accompagnait les nôtres, en qualité de porte-enseigne, et son lieutenant Féguely, on avait en même temps député Petermann Pavillard avec le Bernois Stein vers les parties belligérantes pour négocier un accommodement et prier le Duc de ne point disséminer nos auxiliaires, mais de les garder plutôt auprès de sa personne. Les négociations étant restées sans effet et le siège traînant en longueur, les deux villes envoyèrent un second renfort plus considérable. Les Bernois passèrent par Fribourg au nombre de mille hommes 3, le 2 Avril. Sur leur drapeau rouge brillait la croix fédérale. 350 des nôtres, parmi lesquels il n'y en avait qu'une douzaine à cheval, se joignirent à eux. La seigneurie de Pont fournit 60 hommes pour ce contingent , Môntagny 40 ^. Il était commandé par Nicod Perrottet et Jean Gouglenberg. Reifi*, banneret de TAuge, portait le drapeau, Kung était son lieutenant s. Toutes ces troupes passèrent le St. Bernard. Arrivées au val d'Aoste, elles y apprirent la reddition de Saluées. Après avoir attendu le retour du premier détachement, elles revinrent chez elles malgré un contre-ordre du Duc^ Faucigny de Fribourg, et Diesbach de Berne, continuèrent encore les négociations d'un accommodement , sans résultat.

' Sa maison était sur la Plancbe. — ^ Voyez dans les tableaux historiques , la lettre qn'il écrivit aux Fribonrgeoîs à ce sujet. Girard élére à 1500 le nombre des troupes giiiyériennes. — < Tillier. Nos archives ne font mention ^ne de 500 hommes. — ^ La solde da soldat était de 6 li?. par mois. — ^ Le N* 18 des rôles militaires parle d'un détachement commandé par Hensly Techtermann le jeune. Diss sind die geselten^ so tmter dem ehrsamen, und wisen Hensly Techtermann der Jung , des Baths zu Fryburg Hauptmann usszogen sind gen Saluées. — ' Chronique Féguely. Tillier raconte que le Due renvoya ceux qui se trouvaient auprès de sa personne, bien payés, jusqu'à Aoste; mais cet auteur ne fait aucune mention d'un contr'ordre. Il paraît cependant qu'il fnt donné et que le Duc, outré de n'avoir pas été obéi, refusa leur solde aux derniers venus ; car il ne se prêta à ce paiement qu'après }es instances les plus «érienses. Il fit payer aux deux villes 350 fl. du Rhin, payables après sa mort pour le cas oà il mourrait sans enfans. Fribourg: devait retirer les ^/j de cette somme qu'il hypothéqua sur le Chablais et le pays de Yaud. Gombaz raconte, mais sans citer aucune autorité, que les troupes auxiliaires de Berne et Fribourg:, au lieu de revenir immédiatement dans le pays , allèrent au secours de TËvôque de Sion contre le Comte d'Arona , et qu'elles firent battues.

10 SBGQNI^B PARTIE.

Maxiodilien, fil$ de TEmperear Frédéric, avait été couroDoé roi des Romains encore du vivant de son père. Il soUicilait vivement l'alliance fédérale e( plusieurs diètes successives s'en occupèrent sans résultat. Quelques villes seulement s'y prêtèrent. Ce furent Berne, Zurich, Zug, Soteure et Fribourg, qui obtinrent en retour la confirmation de leurs franchises (1487). Les auteurs ne font pas mention de Fribourg et cependant nos archives contienent l'acte par lequel, à l'humble requête de ses fidèles Fribourgeois,leroiconfirmalespriviléges qui leur avaient été octroyés par Frédéric II , par l'Empereur Sigismond au Concile de Bâle et par ses prédécesseurs. Ce document qui, comme les précédens , nous coûta plus qu'il ne valut , fut expédié la seconde année du règne de Maximilien et pe diffère que de six jours pour la date des actes octroyés aux quatre autres villes i* Il v est daté 4'Anvers, le 12 Novembre 1487^, la seconde année du règne de Maximilien. Une formalité bien plus utile avait été accomplie à Berne quatre mois auparavant, lorsque les Suisses renouve-' lèrent eùlr'eux leurs alliances avec beaucoup de solennité 3. On résolut aussi de célébrer chaque année l'anniversaire de la bataille de Morat. Cette fête nationale , qui eut dû revivre de nos jours , fut célébrée à Fribourg jusqu'en 1798 par une procession annuelle et publique. On n'y remarquait que l'absence des bannerets et des vingt-quatre secrets, occupés alors des devoirs de leurs charges*.

Les nouveaux troubles que suscita à Lausanne le despotisme de l'Evêque Montferrand, nécessitèrent bientôt l'intervention de Berne et de Fribourg. Ce Prélat s'était entièrement donné au roi de France, dont il était Conseiller d'Etat soldé, Certaines innovations qu'il voulut introduire dans l'administration temporelle de ses

' n parait que d'Alt ne les connaissait pas. Les quatre autres villes étaient Zarich , Berne , Zug et Soleure. Les comptes du trésorier ne font pas mention des dépenses faites à cette occasion. — 2 a. C. — 8 Ce fut à cette occasion que les Bernois affranchirent le drapeau de Lenzbourg de Tappendice ignominieux, qu'on y ayait attaché depuis la bataille de Sempîjch. — 4D*Alt.

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