‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 108 sur 163 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

par quelques-uns de ces esprits de contradiction qui abusent

de leur influence dan: les paroisses pour mettre des entraves

à tout ce qu'on y vent frire de bien. .

Quoiqu'il en soit, Nos Très Chers Frères, nous n’eir

. devons pas moins exiger de vous que vous procuriez à

votre curé un logement convenable, Ainsi, puisqu'il à été constaté de la manière la plus certaine que le presbytère actuel de votre paroisse n’est pas susceptible d'être réparé, il faut prendre sans délai le moyen d'en construire un nouveau, Si nous sommes obligé de pourvoir aux besoins spirituels de nos diocésains, notre devoir ne nous commande pas moins de ne pas oublier les besoins temporels des prêtres qui partagent avec nous le ministère des âmes, et de maintenir l'autorité que les lois ecclésiastiques et civiles nous accordent en ces sortes de matières, pour le plus grand bien de tous.

C'est pourquoi, comme il est important que nous sachions: prothainement à quoi nous en tenir à votre égard, nous

-vous laissons jusqu'au premier septembre prochain à réflé-

chir sur ce que vous avez à faire. Si après cette date, vos dispositions n'étaient pas changées, il ne nous resterait plus qu'à décider si nous devons vous laisser un curé résident ou vous abondonner à la charité de MM. les curés du voisinage pour ce qui concerne vos besoins spirituels.

Nous espérons, N.T. C. F. que vous ne nous réduirez pas à 14 dure nécessité d'adopter contre vous des mesures de rigueur, et que la majorité d'entre vous sauront abandonner la mauvaise voie dans laquelle on les a fait entrer, pour suivre celle que leur indique leur premier pasteur.

Sera la présente lettre pastorale lue et publiée au prône de la messe paroissiale de la Sainte-Famille du Cap-Santé, le premier dimanche après sa réception.

Donné à Québec sous notre seing, le sceau de nos armes et le contreseing de notre secrétaire, le treize août milhuit cent quarante-six.

(L. S.) (Signé) + Jos Archev. de Québec.

Par Monseigneur

‘Soussigné, C. F. Cazeau. ptre secrétaire.

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“et qu'il ne cessa d'être en butte à une opposition que rien

Copie conforme aux registres de l'archevèché de Québec. En foi de quoi etc. Québec 24 juillet 1K97 (Signé) B. Ph. Garneau, Ptre,

Secrétaire,

Alors M. Lefrançois déménagea pour aller résider dans la maison du Dr Gaucher, située vis-à-vis le presbytère actuel. C’est là qu'il a passé les deux dernières années de son séjour au Cap-Santé (1).

Pareils conflits avec l'autorité ecclésiastique sont loin de faire honneur à une paroisse, et l’on voudrait pouvoir biffer ces pages de son histoire, Mais l’histoire doit dire la vérité et toute la vérité.

M. Lefrançois n’en continua pas moins à prendre les intérêts de sa paroisse. Ainsi en 1847, il suggéra aux marguilliers de déposer à la Banque d'Epargnes une somme de 2000 piastres, au lieu de la laisser dormir au fond du coffre-fort. [ls goûtèrent la proposition et adoptèrent une résolution à cet effet. Mais peu après, ils furent pris de panique et refusèrent de la laisser mettre à exécution, sans motifs raisonnables, dit une note de M. Lefrançois, insérée à la marge du registre. Résultat net: ils faisaient perdre à la fabrique un intérêt amnuel de cent piastres environ, sans compter que la possession de ce petit trésor exposait le curé à recevoir la visite des oiseaux de nuit, et à se faire assommer, s’il tentait de les déranger dans leur opération.

Nous avions donc raison de dire en commençant, que le séjour de, M. Lefrançois au Cap-Santé ne fut pas heureux,

ue peut justifier.

On le trouvait trop sévère, paraitil, en particulier sur le chapitre des fréquentations. L'expérience démontre pourtant qu'il estdifficile de dépasser la mesure d’une juste sévérité sur ce point. D'ailleurs, les paroissiens ne

(1) Cette maison est sujoure ha) la propriété du sieur F. à de dit Lavalié,

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