CHAPITRE DIXIÈME
“ mieux vaut tard que jamais.” Cependant cette fois-ci, 11 était trop tard. Sans doute les réclamations étaient légitimes, puisqu'une foule de personnes, faute de bancs, étaient tenues de rester debout pendant les offices. Mais comme la paroisse du Cap-Santé était à la veille d'ètre démembrée de nouveau, le mal auquel on demandait de remédier, allait cesser en même temps. On n'attendit même pas que Portneuf eñt obtenu son antonomie paroissiale, et en 1858, le Conseilde Fabrique faisait raser ces galeries disgracieuses, qui avaient fort bien coûté deux cent soixante-huit louis en chiffre rond. Il aurait suffi en 1856 d'édifier un second jubé, — comme on Pa fait plus tard, — pour disposer d’un nombre de bancs presque égal à celui que eomptaient les galeries latérales (Li,
La deuxivme visit pastorale sous Le règne de M. Monn, et la dernière en même temps, eut lieu en juillet 1856. Le procès-verbal. né mentionne rien de remarquable. Les comptes furentalloués pour les années 1850, 1851, 1832 es 1853 ; mais PAdministrateur fitremarquer qu'ils n'avaient été rendus que huit jours auparavant — ce qui n'était pas secundum ordinem, — Quant aux comptes pour.les années 185% et 1855, ils étaient en souffrance, Tel est. le piteux résultat auquel avait abouti la nomination d'un agent chargé de la tenne des comptes. La collection des deniers dûs à la Fabrique n'était pas poussée plus activement qu'autrefois, et par une conséquence inévitable, les redditions des comptes étaient indéfiniment ajournées. L’utilité de ce troisième rouage avait certainement cessé, d'autant plus qu'il n'avait jamais été indispensable. L'évèque exprima aussi son regret que plusieurs des ordonnances faites dans les visites précédentes étaient restées lettre morte, et il renouvela toutes celles dont l'exécution était
“encore possible. Il renouvela également plusieurs anciennes ordonnances au sujet de la tenne des comptes, et recommanda, en particulier, de suivre la méthode indiquée et prescrite par le Rituel de Québec, afin d'éviter la répétition des irrégulariiés qu'il avait remarquées.
(1) Les galeries comptaient 51 bancs.
L'année suivante, M. Morin reprenait son bâton de pèlerin et quittait la cure du Cap-Santé pour aller diriger celle du Cap-Saint-Ignace. En 1859, il était nommé curé de Saint- Pierre, Rivière du Sud; en 1864, de Saint-Alphonse, Saguenay ; en 1867, de Notre-Dame du Mont-Carmel, et en novembre de la même année, de Saint-Jean, île d'Orléans, qu’il a quitté en 1875 pour prendre une retraite bien méritée.
Cet ancien curé du Cap-Santé est décédé à Saint-Sauveur de Québec, le 31 janvier 1882. Très charitable et ne sachant pas compter, comme nous l'avons dit, il est naturellement mort pauvre, bien qu'il ait presque toujours occupé des postes où il lui aurait été facile de thésauriser. Ceux qui l'ont bien connu savent qu'il n’avaitniles goûts ni les aptitudes qui font les capitalistes. {1 était heureux et n’ambitionnait rien de plus si, à la fin de chaque année, il constatait que son budget était à peu près équilibré. Sur ce point, il serait resté incorrigible, eût-il vécu jusqu’à centans. La preuve, c’est que quelques jours avant sa mort, alors qu’il ne disposait que du strict nécessaire, on le voyait encore donner une aumône relativement considérable en faveur d'une bonne œuvre.
Bienheureux les miséricordieux, car il. obtiendront miséricorde !
rin CHAPITRE ONZIÈME du nt- 1e, ,et Oraite
eur ant ent des qui apnbi- IStaint, La qu’il core reur
ront
M. LAHAYE, dixième curé.
SOMMAIRE : ARRIVÉE DE M. LAHAYE. — DÉTAILS BIOGRA- PHIQUES. — LETTRE DE L'AUTORITÉ ECCLÉSIASTIQUE AU SUJET DU TERRITOIRE ANNEXÉ A SAINT-BASILE. — NOUVELLE LETTRE SUR LE MÊME SUJET, — IN D’ CONFLIT. — NOMENCLATURE DES RÉFORMES ET AMÉLIORATIONS EFFECTUÉES PAR M. LAHAYE. — DÉCORATION DE L'INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE. — ANNEXION DE LA CONCESSION DU BRULÉ A LA PAROISSE DE SAINT-BASILE. — ANNULATION DU DÉCRET D'ANNEXION. — RÉCLAMATION PRÉ- SENTÉE AU CURÉ PRÉCÉDENT. — MÉMoiRe DE M. MoniN au SUJET DE CETTE RÉCLAMATION. — ÂRRANGEMENT DÉCIDÉ PAR LE CONSEIL DE FABRIQUE KT ACCEPTÉ PAR M. MoRIN.—GROSSE DIFFICULTÉ SCULAIRE. — DIVISION DE LA PAROISSE EN TROIS DISTRICTS POUR LES ÉLECTIONS DE MARGUILLIERS. — VISITE
PASTORALE DE 1861. ORDONNANCES DE L'ÉVÊQUE. — EREC- TION DE LA PAROISSE DE PORTNEUF. — BORNES DE CETTE PA- ROISSE. — COMMANDE D'UN NOUVEAU TABLEAU POUR LE MAITRE-- . AUTEL. — DÉPART DE M. LAHAYE. — FIN DE SA CARRIÈRE.
É: 28 septembre 1857, M. Morin signait son dernier acte, et quelques jours après, son successeur, M. Pierre- Léon Lahaye, venait prendre possession de la cure du Cap- Santé. .
Né à Lotbinière, le 8 novembre 1820, et ordonné le 28 novembre 1847, M. Lahäye fut d'abord, vicaire à Saint- Roch de Québec jusqu'à 1851; missionnaire à Stanfold,de 1851 à 1852; vicaire à Saint-Roch pour la seconde fois, de 1852 à 185%; püis curé de Beaumont, de 1854 à 1857.
Si le c onflit dont nous avons déjà parlé avait été terminé, le nouveau curé dui Cap-Santé n'aurait eu qu'à se féliciter de sa promotion. Malheureusement, les habitants du territoire annéxé à la desserte de Saint-Basile n'avaient pas encore fait léur soumission. 11 devait donc s attendre aux ennuis qui ävaiént probablement décidé son prédécesseur à solliciter son rappel ; car il Lui fallait, tout le premier, se conformer aux instructions de l'autorité ecclésiastique, qui lui furent rappelées daus une lettre en date du 24 décembre 1857, que nous croyons devoir reproduire.
Archevèché de Québec, 24 décernbre 1857.
y Monsieur,
Je crois devoir vous répéter quelques instructions que: j'avais données à votre prédécesseur M. Morin, touchant la conduite à tenir à l'égard des habitants de la partie du Cap-Santé qui a été annexée à la desserte de Saint-Basile, par un décret du 28 septembre 1852, et qui à été renfermée définitivement dans cette paroisse par un déoret du 19: mars de la présente année.
Vous déclarerez dans l’occasion à ces nouveaux häbitants de Saint-Basile :
ueant du sile, née:
nts