CHAPITRE DOUZIÈME
très irrégulière, d'environ sept milles et demi de front sur une profondeur variant de trois à neuf milles, bornée comme suit, savoir: vers le nord-est, par la dite paroisse de Sainte-Catherine de Fossambault ; vers le sud-est, partie par la ligne qui sépare la troisième concession de la dite seigneurie de Neuville, de la quatrième, dite Petit Capsa, . dans la dite paroisse de la Pointe-aux-Trembles, et partie par la ligne qui sépare la terre de sieur Pierre Denis, fils, de celle de Joseph Bouchette, Ecuyer, dans le village dit de la Madeleine, aussi dans la mème paroisse ; vers le sudouest, à partir de la rivière Jacques-Cartier, partie par la:. ligne qui sépare la terre du sieur ‘Louis Déry de celle du sieur Olivier Petit dans la concession dite du Grand Bois de l’Ail, dans la dite paroisse du Cap-Santé; partie par la route dite des Commissaires dans la même paroisse ; partie par la ligne qui sépare la concession dite Terrebonne, dans la dite paroisse de Saint-Basile, de la seigneurie d'Auteuil, et partie par la ligne qui sépare la terre de sieur Jean Doré de celle du sieur Barthélemi Leclerc dans la concession dite Saint-Jacques, aussi dans la même paroisse; vers . le Nord-ouest, partie par la ligne qui sépare la dite concession Saint-Jacques de celle de Sainte-Angélique, partie par la ligne qui sépare le Brûlé ou le Grand-Brüûlé, dans la dite paroisse du Cap-Santé, de la concession dite Sainte-Madeleine, et des terres non concédées de la diteseigneurie de Neuville.»
Pour copie conforme à l'original, tel qu'ilse trouve dans les archives de l’archevèché de Québec.
J.-CI. Arsenault, Ptre Ass. Secrétaire, 19 Nov. 1897, Québec.
La seigneurie de Neuville dont la paroisse de Sainte- Jeanne est formée, avait été concédée à Jean Bourdon par la Compagnie des Cent-Associés. Son étendue est environde deux lieues et trois quarts de front sur quatre lieues de profondeur. La date de sa concession est du 16 décembre 1653. Elle appartenait, en 1830, à M. l'abbé Deschesnaud”. auquel son père l'avait laissée par héritage.
Lorsque Mgr de Tloa expédia au curé du Cap-Santé le
- décret de l'érection canonique de Sainte-Jeanne, il lui écrivit en même temps la lettre suivante.
. Archevêché dé Québec, 22 août 1867.
Monsieur,
Je vous envoie le décret qu érige, un peu à vos dépens,
a nouvelle paroisse Sainte-Jeanne de Neuville. Convaincu - qu'une église est nécessaire aux environs du Pont-Rouge,
pour vos braves gens du Brûlé et pour ceux de Capsa, dans la Pointe-aux-Trembless je n'ai pas cru pouvoir me dispenser pour cela dedémembrer votre paroisse,quid'ailleurs n’en souffrira pas une diminution notable, ni pour sa propre
existence, ni pour celle de ‘on digne curé. J'avoue que les
gens de l'Enfant-Jésus, devant se trouver très rapprochés
- de l'église du Pont-Rouge, devront naturellement éprouver
la tentation de s’y faire desservir; mais on saura leur rappeler que la paroisse du Cap-Santé n'est plus en état de subir de nouvelles pertes, et on aura d'autant plus droit de leur refuser de s'en détacher qu’il leur était facile de se joindre, en temps opportun. à ceux qui demandaient l'érection de la nouvelle paroisse.
Veuillez observer fidèlement, pour la publication du dit
- décret, toutes les formalités détaillées dans l'imprimé - ci-joint.
‘ Je demeure bien cordialement,
Monsieur, Vatre très obt. serviteur,
+ C.-F. Evèque de Tloa.
Rvd M. Godbhout, Curé du Cap-Santé.
Ce quatrième démembrement de la paroisse du Cap-Santé
- a été et devra rester le dernier. Elle n’est plus en état de
subir de nouvelles pertes, comme le déclare l'Ordinaire,
* dans la lettre que nous venons de reproduire. Or, ce qui - était vrai il y a trente ans, l'est encore bien davantage - aujourd’hui. On peut mème dire que le Cap-Santé a été un : peu trop morcelé, et que de nouveaux empiètements sur son