‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 133 sur 163 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

nieuse, comme au premier jour, et tout permet de croire qu’elles fourniront encore une longue carrière.(1)

Lorsqu'on procéda au déballage de ces cloches, on éprouva un désappointement bien naturel. Les battants, nous ne savons par quel malentendu, brillaient par leur absence.

Ils avaient fait fausse route, ou bien la manufacture Mears avait eu la même distraction que ces marchands qui expédient ur violon sans l’archet. Comme Londres n’est pas à la porte du Cap-Santé, il ne restait d'autre alternative que de faire fabriquer sur les lieux un jeu de battants.

Cette tâche fut confiée à un forgeron de Portneuf, un ‘M. Paquin, qui s’en acquitta aussi bien qu'il était possible sans l’outillage requis.

Ces battants, sur notre demande, ont été renouvelés en 1888, par la même manufacture que celle qui a fondu les cloches de l'église du Cap-Santé.

La deuxième et dernière visite pastorale pendant le séjour de M. Godbout au Cap-Santé, eut lieu à la fin de 1871 et ne présenta rien de remarquable. Mgr Taschereau confirma 164 enfants, et approu va Los comptes pour les années 1865, 1866, 1867, 1868, 1869. Pour la première fois, tous les marguilliers sortis de charge étaient en règle, et à partir de cette époque il en a toujours été ainsi.

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(1) Mears est le nom du fabriquant.

Le dernier avantage spirituel que M. Godbout procura à ses paroissiens, fut l'établissement de la neuvaine à saint François-Xavier. Le diplôme d’érection, en date du 4 décembre 1873, règle que cette neuvaine commencera le ‘samedi avant la semaine de la Quinquagésime, et accorde une indulgence plénière à tous les fidèles qui, s'étant coufessés et ayant communié. prieront à l'intention du Souverain Pontife, et spécialement pour la propagation et la conservation de la Foi catholique dans l'Amérique, et assisteront, le jour de leur communion, à la récitation. publique des prières de la neuvaine,

Cette neuvaine, nous ne savons pour quelle raison, a! cessé d’avoir lieu sous notre prédécesseur.

Le séjour de M. Godbout au Cap-Santé allait bieutôt prendre fin. Il crut devoir solliciter son rappel, et fut : transféré dans l'automne de 1874, à la cure de Sainte-Hénédine où il est décédé en 1888, à l’âge de 66 ans, après une: carrière bien remplie. :

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