CHAPITRE TREIZIÈME
18 LETTRE PASTORALE AUX FIDELES DU CAP-SANTE ns ce E.-A.TAScHEREAU, par la miséricorde de Dieu et la Grâce ee du Saint-Siège Apostolique, Archevèque de Québec. 1e es Aux fideles de la paroisse Sainte-Famille du Cap-Santé, Salut
et Bénédiction en Notre-Sriqneur.
N.S.d.-C., en donnant aux apôtres leur mission, leur enJoint d'enseigner aux hommes à observer tout ce que lui-même leur à fait connaitre des commandements de Dieu... docete ones gentes .……. servare omnit quæcumque mandavi vobis......….. et en mème temps il met une sanction divine à leur parole : Quiconque aura cru à vos paroles sera sauvé, mais quiconque aura refusé de croire, sera condamné... qui crediderit salous ecrit, qui vero non crediderit condenmabitur...……. Dans une autre circonstance, le divin Sanveur avait dit à ses apôtres: Celui qui vous écoute n'écounte, et qui vous méprise me méprise moi-11ème...... qui vos audil, me audit; et qui vos sport me spernil.
Ces paroles, N. F. CG. F. n'étaient pas adressées seule- f ment aux apôtres vivants et à la génération qui devait en- h
tendre leur enseignement ; mais elles doivent avoir leur accomplissement jusqu'à li consommation des siècles, paree que toujours il y aura des âmes à sauver età instruire des vérités de la religion. Si d’un côté, il y a obligation pour | les pasteurs d'instruire les âmes confiées à leur sollicitude, | de l'autre, il y à obligation pour les fidèles d'écouter avec respect et attention l'enseignement qui leur est donné. | En vous parlant ainsi, N. T. CG. KF. nons n'avons pas
d'autre intention que de vous rappeler brièvement des | principes qui serviront à vous faire mieux comprendre la | décision que nous avons à vous communiquer dans la i présente,
Au mois d'evril dernier, quelques membres de votre Con-
seil municipal se sont plaints à nous de ce que votre pasteur avait lu en chaire une lettre däns laquelle nous exposions les devoirs des conseillers municipaux, eten général de tous les officiers publics par rapport aux élections, Cette lettre avait été primitivement adressée à un autre cnré de ce diocèse, qui nous avait consulté sur cette matière, Comme l'enseignement que nous y exposions était purement doctrinalet, par conséquent, pouvait avoir son opportunité partout, votre pasteur à cru qu'il serait utile d'en donner connaissance à sa paroisse.
Quelques personnes ont eru voir dans cet acte une intention d'accuser les conseillers municipaux d'avoir manque à leur devoir; mais M. le curé de cette paroisse proteste contre cette imputation et nous à déclaré formellement que son un'que intention était d'instruire ses paroissiens, en leur communiquant un document important émané de l'autorité diocésaine.
Il faut dire La mème chose des remarques qu'il a faites, le jour de l'Ascension, concernant l'absolution du parjure, qui, comme vous le savez, est un cas réservé dans cette province,
En déclarantqu'il n'avait pas Le pouvoir d'absoudre eeux qui se seraient reudus coupables de ce péché, iln'a fait qu'énoncer une vérité incontestable, qui regarde tous les fidèles de la paroisse, sans distinction aucune, Et si quelques personnes mal intentionnées, ou entrainées par des prégu: gés politiques ou autres, ont cru voir en cela une dénonciation spéciale contre les membres du conseil municipal, nous condamnons absolument ces fausses imputations. Notre circulaire du 29 mars 1878, fait un devoir au clergé du diocèse de mettre les fidèles en garde contre les divers dangers auxquels leur salut peutètre exposé, à propos d'élections; chaque fidèle doit done avant tout examiner sérieusement sa conscience : si elle lui fait quelque reproche, il doit prendre les moyens de se réconcilier avec Dieu ; si, tout biew considéré et pesé, il croit m'avoir manqué en rien à ses devoirs, il doit remercier Dieu et lui demander humblement de persévérer dans son service et son saint amour, Tous doivent se rappeler qu'il cest contraire à la