‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 142 sur 163 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

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De leur côté, les hâbleurs d'élections, exploitant ces mauvaises dispositions, les ont conduits aux excès que vous connaissez.

J'ai lu votre susdite réponse sans commentaire, sans application aucune aux conseillers de vtte paroisse, parce que la doctrine que vous y exposez( vous paraît et me parait)très certaine. (Voir la lettre du 25 avril). Je lai lue pour les mêmes motifs et dans les mêmes circonstances qui ont engagé M. Déziel à vous la demander et vous, Monseigneur, à la lui adresser. Je l'ai lue dans la même intention que Mgr Déziel et mon voisin de Portneuf, Je l'ai lue parce que les conciles me font une obligation d'instruire mes paroissiens sur le parjure, les conseillers comme les autres. Mgr Déziel appréhende un grand mal dans sa paroisse. Sur sa demande, vous émettez les principes généraux mais incoutestables nour le prévenir. Qui pourrait me blâmer d'avoir publié ces mêmes principes dans une circonstance analogue ? J'ajoute qu'il n'était impossible d’avertir privément, vu qu'il n'est défendu de parler d'élections, ni de ce qui s’y rapporte, en dehors de la chaire. Vous seriez surpris d'apprendre que Leclerc est venu approuver cette lecture et me demander des explications sur cette lettre qu'il n’a pu comprendre à une simple lecture, mais qui lui paraissait très utile pour le guider dans ses devoirs de conseiller. -

Au jour de l'Ascension, j'avertis mes paroissiens que je maintiendrais les décisions exprimées dans la circulaire N° 35, touchant lescontrats frauduleux et le parjure, qu’en conséquence, s’il se trouvait quelqu'un en contravention avec cette lettre, je ne pourrais l'absoudre :; je leur conseillai en même temps de profiter de la visite pour régler leurs affaires de conscience.

Si ces paroles ont créé l'excitation mentionnée au mémoire, cela prouve, Monseigneur, les malheureuses dispositions des gens et leur diabolique manie de se formaliser de tout ce qu’ils entendent en chaire.

J'ai l'honneur d'être, 18 août 1898. M. For'rix, Ptre.

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