‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 19 sur 163 · RIRE GRANT TE DT TS · texte numérisé non relu

RIRE GRANT TE DT TS

De SOMMAIRE : CONSTRUCTION D'UNE NOUVELLE ÉGLISE. — Vi- 111 NITE PASTORALE DE 1759. — CAUSES QUI RETARDÈRENT LE PARACHÈVEMENT DE L'ÉGLISE. — FORMATION DU VILLAGE SAINT-CHARLES. — ENECTION DU FORT JACQUES-CARTIER. — É HIiVERNEMENT DE L'ARMÉE FRANÇAISE A CE FORT EN 1760.— PRISE DU FORT JACQUES-CARTIER PAR LES ANGLAIS. —— MÉsa- VENTURE D'UN OFFICIER FRANÇAIS. — M. FILLION SE REFUGIE QUELQUE TEMPS AU VILLAGE SAINT-JOSEPH, — MANDEMENT DE L'ABBÉ BRIAND A L'OCCASION DU MARIAGE DE GEORGES III, — UN JEUNE HOMME TUÉ PAR LE TONNERRE. — PAPIER-MONNAIE VENDU. — JUBILÉ DE 1767. — VISITE PASTORALE DE 1767. — JUBILÉ DE 1771. — VISITE PASTORALE DE 1772. — SAINTE ANNE, SECONDE PATRONNE ET TITULAIRE DE LA PAROISSE DU CaP-SANTÉ.— M. FILLION DESSERT DESCHAMBAULT PENDANT NEUF ANS. — QUELQUES MOTS SUR M. MÉNAGE, CURÉ DE DESs- CHAMBAULT. — ÜN PAROISSIEN TUÉ PAR LE TONNERRE. — BÉNÉDICTION DE LA NOUVELLE ÉGLISE. — LE BEDEAU EST TUÉ EN DESCEND:NT LA CLOCHE DE LA VIEILLE ÉGLISE.— FLÉAU DE -CHENILLES CONJURÉ PAR DES PROCESSIONS PUBLIQUES. — Dis- PARITION D'UNE ENFANT.— TERRE-PLEIN EN FACE DE L'ÉGLISE. — CHAIRE ET PREMIER JUBÉ. — FORMATION DU VILLAGE DE L'ENFANT-JÉSUS. — FLÉAU DE CHENILLES POUR LA SECONDE FOIS ET GELÉE. — M. FILLION SE FAIT BATIR UNE MAISON A SES FRAIS. — DONS A LA FABRIQUE ET AUX GURÉS PAR M. FiL- LION. — VISITE PASTORALE DE 1789.-— RAVAGES D'UN OURA- GAN. — COMMENCEMENTS DU VILLAGE SAINT-FRANÇOIS—Not- VEAU TRACÉ DU CHEMIN ROYAL EN DEGA DU PONT DE PORT- NEUF. — NOUVELLE COUVERTURE DE L'ÉGLISE. — ACHAT D'UN ENCENSOIR, D'UN BÉNITIER ET D'UNE LAMPE D'ARGENT. — VENTE DE LA TERRE DÉ LA FABRIQUE. —- DÉSORDRES OCCA- SIONNÉS PAR LE CHANTIER DE JACQUES-CARTIER. — MALADIE, DÉCÈS ET SÉPULTURE DE M. FiLLI0x. — Son ÉLOGE. — Discus- SION DU REPROCHE QU'ON LUI A FAIT D'AVOIR BATI UNE ÉGLISE AUSSI VASTÉ. — OBSERVATIONS SUR LE MODE DÉ RÉGIE DES AFFAIRES DE LA FABRIQUE ET LES ASSEMBLÉES PUBLIQUES.

Eglise actuelle du Cap-Santé, commencée cn 1755.

E successeur de M. Voyer dans la cure du Cap-Santé, fut M. Fillion, prêtre canadien, qui prit possession de la cure à la fin de septembre 1752.

La paroisse du Cap-Santé conservera longtemps la mémoire de ce respectable curé, qu’elle peut regarder comme son second fondateur, et que chaque particulier peut regarder aussi comme son bienfaiteur, pour les services sans nombre qu'il a rendus à la paroisse en général, pendant les quarante-trois années qu'il a été curé dans cette paroisse. .

Aussitôt que M. Fillion eut pris possession de la cure, voyant combien l'église était trop petite pour la population actuelle, combien mal employé était l'argent que l'on dépensait au rétablissement de cette église qui, mal construite d’abord, et encore plus mal placée par rapport au terrain, demandait des réparations continuelles et sans fin, s’occupa immédiatement des moyens dé construire une nouvelle église, sans s’effrayer des difficultés que lui faisaient entrevoir la pauvreté de la fabrique et le manque de moyens dans les particuliers de la paroisse,

D RE PS er IT EE

La première année de M. Fillion comme curé, c’est-à-dire de 1752 à 1753, la recette de la fabrique se trouvait être de 1 380 livres et 5 sols, et la dépense de 143 livres 5 sols: ainsi la fabrique se trouvait en possession de 1 380 livres. L'année suivante, l'avoir de la fabrique se trouva être de 1810 livres ; et ce fut avec des moyens aussi modiques que M. Fillion, soutenu de son zèle et de sa confiance en la Providence, osa entreprendre un édifice aussi considérable que l’église que l'on voit actuellement en 1830, et qui demandait des dépenses aussi considérables que celles qu'il a fallu faire pour le conduire à sa fin.

Dès l’année 1754, M. Fillion recourant à la charité et à la générosité des fidèles, fit faire des quêtes hors de la paroisse pour se mettre au plus tôt en état de commencer l'œuvre qu'il avait à cœur par-dessus tout, et pour laquelle il était disposé lui-même à sacrifier tout ce qu'il avait, ainsi qu'il l’a fait.

Ces premières quêtes né produisirent pas un grand secours, il est vrai, puisqu'’en cette année et la suivante, elles ne fournirent que la modique somme de 780 livres. Cependant dès l'année 1755, la nouvelle église et la sacristie étaient commentées.

Cette année 1755, le 19 mai, Mgr de Pontbriand fit la visite dans la paroisse. Il alloua les comptes des marguilliers depuis la dernière visite du 22 mai 1749. L’Evêque approuva et alloua les susdits comptes, quoique n’y ayant trouvé aucun ordre, ce qu'il fit, comme il est dit dans l'acte même par lequel il alloua les comptes, à cause de la bonne foi des intéressés.

Nous avons dit que, dès l’année 1755, la nouvelle église et la sacristie étaient commencées; en effet, on voit par un marché par écrit, du sept juin 1756, entre M. Fillion, curé de la paroisse, et M. Renaud, maçon, entrepreneur de l’église, que ce marché par écrit n’est que pour assurer et confirmer les conditions de ce qui n'avait d’abord été fait que verbalement entre le susdit M. Fillion etle susdit Renaud, au sujet de l'église commencée, et ce, pour plus grande sûreté tant d’une part que de l’autre, et pour éviter tout différend dans la suite.

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