CHAPITRE CINQUIÈME
ce-que l’on pourrait. En conséquence de cette délibération, le marguillier vendit la somme de 3,978 livresien papier, quiétait au coffre de la fabrique, pour celle de 600 livres en bon argent. Ainsi la fabrique qui n'était déjà pas trop riche, vu les dépenses qui restaient à faire pour terminer la nouvelle église, perdit par cette opération devenue nécessaire, la somme de 3,378 livres.
En outre de tont ce qui avait été dépensé et payé pour la nouvelle église; depuis qu'elle était commencée, da fabrique:se trouva,'en 1767, devoir à différents particuliers, pour frais nouveaux de la bâtisse, la somme de 3,250 livres, somme assez. considérable pour ce tempset les circonstances où l'on se trouvait:
Mgr: Jean:Olivier Briand, sacré évèque de Québec en 1766,;à Paris, ayant enfin. obtenu. du gouvernement anglais:la: permission de revenir'au Canada avee cette qualité d'évêque de Québec, sollicita.et oblint du Souverain. Pontife: Clément, XHI,. pour le diocèse de Québec, la grâce du jubilé accordé parle Souverain Pontife à toute la. chrétienté à: l’occasion de son exaltation sur le siège papal, versla. fin de l'an mil: sept cent cinquante-huit:; grâce à laquelle on n'avait pu participer en:Ganada, à cause des: troubles.de la guerre. Je :anandement pour la célébration du jubilé fut publié le 26 janvier 1767, L'onverture se fit:dans. chaque paroisse le 15:mars, et la clôture le 29 du mème mois.
Le vingt-trois juillet de cette aunée, Mer Briand fit la visite de: la paroisse, et dans cette visite il alloua les comptes des marguilliers:pour les années précédentes,
En:1931, Mer Briand, par un mandement du 29 janvier, annonça la-célébration d'uninouveau jubilé, accordé par Clément XV. Ce jubilé dura quinze jours, savoir, lepuis le dimanche de la. Passion jusqu'au jour de Pâques imciusivement:
Le 4 juin 1772, Mgr Briand visita de nouveau cette paroisse: Les comptes: des marguilliersfnrent alloués; ce qui prouve que, depuis un, certain. nombre d'année, il y avait plus d'attention et:de soin dela. part:des: marguilliers, à. faire rentrer. les deniers de Féglise, qu'ilin'ÿ an
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avait eu auparavant pendant de longues années, Au reste, il n’y a aucun écrit existant qui ait conservé la mémoire soit des particularités de cette visite, soit du nombre de personnes confirmées, |l en est de même pour la visite de 1767. On ne trouve, dans les papiers de la fabrique, que l'acte par lequel il est constaté que les comptes ont été alloués par les évèques, dans le temps de ces différentes visites.
Dans cette même année 1772, le 17 juillet, Mgr Briand accorda à la paroisse du Cap-Santé, sur la demande qui lui en avait été faite par M. le Curé, conjointement avec la totalité des habitants de la paroisse, d’avoir sainte Anne pour seconde patronne et titulaire de l’église. Il permit et ordonna en même temps, conformément au désir exprimé dans la requête présentée à Sa Grandeur, que la fète de sainte Anne fût chômée à perpétuité à son propre jour, c'est-à-dire le 26 juillet de chaque année. Les habitants, d'ailleurs, dans leur demande à Monseigneur pour obtenir cette grâce, promirent de célébrer cette fête avec tout le zèle, la piété et La dévotion dont ils seraient capables. C’est depuis ce temps-là que La fète de sainte Anne a toujours été chômée dans cette paroisse, à son propre jour, et comme une des plus grandes fètes d'obligation.
Quant à l'indulgence attachée à cette fête, et que l’on peut gagner pendant tous les jours de l’octave, elle n'a été obtenue que 32 ans après l'établissement de cette fête, comme nous le dirons en son lieu. i
Après La mort de M. Ménage, curé de Deschambault, en janvier 1773, M. Fillion desservit cette paroisse conjointenent avec la sienne, jusqu’à l’arrivée de M. Demeule, qui, ayant remis la cure de Le Pointe-aux-Trembles à M. Bailly à son retour d'Angleterre, tt nommé curé de Deschambault, dans le mois de septembre 1782. Ainsi M. Fillion desservit Deschambault avec le Cap-Santé pendant neuf ans. |
Quoique ce qui concerne M. Ménage, n'entre en aucune manière dans l'objet deces mémoires, nous nous permettrons néanmoins d'observer que ce monsieur a été du très petit nombre des prêtres desservant le diocèse dont les tra-