‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 33 sur 163 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

Nous n'entrerons ici, en aucune manicre, dans la considération du mérite de la question, savoir si la coutume généralement observée dans le diocèse, depuis la fondation de l'Eglise du Canada, et confirmée par lesdispositions des lois civilesetecclésiastiques, de confier l'administration des fabriques au corps des marguilliers présidés par les cures, est ou est pas conforme à la justice, sujette ou nou à des inconvénients ; nous nous bornerons à exposer ici simplementee qui aëèté d'un usage constant dans cette paroisse à ce sujet, depuis son établissement Jusqu'au lemps actuel, Däns une autre occasion, peut-être, aurons-nous lieu de parler plus an long sur cette matière,

Depuis 171%, époque principale de l'établissement de Fa paroisse du Cap-Santé, jusqu'au temps present, l'usage à été constamment de n'appeler aux délibérations de la fabrique, soit pour élections de marguilliers, soit pour redditions de leurs comptes, que les seuls marguilliers anciens et nouveaux; eux seuls ont été appelés aux assemblées convoquées à ce sujet, eux seuls y ont été admis comme de droit, et toujours présidés par les curés (1).

I y à bien eu des assemblées de paroisse en différents temps el sous les divers curés; mais l'objet de ces assemblées publiques était tout autre que celui d'élection de marguilliers où de reddition de leurs comptes, ou enfin de régie des affaires de la fabrique. Ces assemblées, quand elles ont eu lieu, étaient ordinairement convoquées pour délibérer sur des sujets qui intéressaient toute la paroisse d'une manière toute particulière, et qui se trouvaient hors de la ligne des affaires ordinaires de la fabrique. [n'y à qu'une seule circonstance, dans cet espace de temps, où l'élection d'un marguillier ait été faite dans une assemblée générale de la paroisse ; mais encore faut-il bien remarquer que cette assemblée était convoquée pour une autre fin, c'est-à-dire pour aviser à des réparations considérables qu'éxigeait l'état de l'église. On commença dans cette assemblée par l'élection d’un marguillier, après quoi on prit des

(1) Cet usage est encore en vigueur, ét tout le monde s’en trouve fort bien. (L'abbé D.G.)

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