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c HAPITRE SIXIÈME 75
M R Jean- Baptiaie Dubord, curé depuis cinq ans de la
paroisse de Sainte-Marie de la Nouvelle-Beauce, fut nommé par Mgr Jean-François Hubert, successeur de M. Fillion, à la cure du Cap-Santé, Il y est resté curé dix-neuf ans, c’est-à-dire jusqu’en 1814.
M. Dubord, en entrant dans cette paroisse, trouva une belle église, vaste, ayantde belles proportions, mais n'ayant d’autres ornements que la nudité parfaite de ses murs ; une église d'ailleurs, demandant des réparations considérables etimmédiates, pour l'empêcher de tomber en ruines. Il trouva encore une sacristie commode, bien éclairée, bien aérée, et si grande, que M. Fillion en avait fait une chapelle, sous le nom de chapelle du Saint-Sacrement, où, dans les dernières années de sa vie il avait fait, pendant la semaine, les offices divins publics; mais cette belle sacristie était aussi dépourvue que l’église. Voyant, l’année qui suivit son entrée dans cette paroisse, la recette de la fabrique montée à la somme de 3,558 livres, il entreprit aussitôt, du consentement de ses marguilliers, de faire travailler d’abord aux réparations nécessaires, et ensuite à l’ornementation intérieure de l'église.
M. Dubord commença d'abord par s’'adressér à Mgr Hubert, alors évèqne de Québec, pour en obtenir la permission d'employer les deniers de la fabrique aux répa- ‘ations urgentes de l’église, les habitants étant peu capables par eux-mêmes de subvenir à ces frais, La requête présentée à Monseigneur à cet effet, au nom de l'assemblée des'marguilliers et de M. le curé, est du 18 décembre 1796.
Dans le cours de cette année, une enfant de neuf ans, fille de Pierre Mercure, habitant du village de Saint-Joseph, se perdit d'ans:-le bois. C'était dans le mois de juillet. Toûtes les recherches que lon fit alors pôur la retrouver furent inutiles. Ce ne fut que dans le mois d'octobre suivant qu'elle fut retrouvée morte au pied d'un arbre. Elle fut ainsi retrouvée dans le bord du bois, sur la terre actuelle d'Augustin Chastenay, au Petit Bois de lAil.
Pendant que l’on travaillait aux réparations de l’église, pour lesquelles on dépensa cette année et la suivante, c'est-à-dire en 1795 et 1796, la somme de 3,720 francs,
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