CHAPITRE SIXIÈME Ÿ
M. Dubord conjointement avec la fabrique, pour éviter tons troubles et toutes difficultés & vec les héritiers de M. Fillion, fit venir un arpenteur pour mesurer et borner les terrains de la fabrique, du curé et des héritiers de M. Fillion.
Le 18 novembre 1796, McCarthy, arpenteur juré, à la réquisition de M. Dubhord et des marguilliers en charge d'alors et des notables de La paroisse d'une part; et du sieur fenace Lecour, un des légataires de M. Fillion, agissant tant en son nom, qu'en celui de ses cn-légataires, et comme tuteur des mineurs Chevalier, et de Charles Chevalier, aussi légataire, d'autre part, mesura et borna les terres et portions de terre des parties respectives, d'après les papiers et titres, et ce afin de prévenir tous troubles et toutes difficultés qui auraient pu survenir.
Au proces-verbal dressé par le susdit M. McCarthy, des mesures, alignements et bornages des dits terrains, est joint un plan des terrains de l'église, de la fabrique et du curé, ainsi que des adjacents, dressé par le même arpenteur. Ce procès-verbal et ce plan se trouvent au nombre des papiers de la fabrique. A la suite de ces mémoires on trouvera une copie de ce plan, ave quelques changements par rapport aux différents terrains des curés, qui ont subi ces changements depuis l'établissement de la côte qni conduit à la grève, et du nouveau chemin public qui conduit à l’église.
L'année suivante, 1797, le 11 août, M. le grand vover Elzéar Taschereau dressa un procès-verbal pour déterminer la place et les dimensions du chemin et de la côte qui conduisent à la grève, en passant devant Péglise, et qui traversent Le terrain du curé, quant à la partie de ce chemin jusqu’au bord de la côte. Le même procès-verbal détermine et fixe ceux qui seront par la suite chargés du soin et des travaux qu'exigeront le dit chemin et la dite côte, IL est pourvu aussi par le dit procès-verbal au cours que l’on doit donner aux eaux qui pourraient nuire, soit au dit chemin, soit à la dite côte. Une copie de ce procès-verbal ést restée parmi les papiers de la fabrique. Gette même année encore, pendant qu'on faisait les réparations qu'exigeait l’état intérieur et extérieur de l’église, et qu'on se préparait à en faire d’au‘res les années suivantes, M. George
Allsopp permit par un écrit en date du 25 noverabre 17%, aux habitants de la paroisse alors occupés de la réparation de leur église, de prendre sur la seigneurie de Jacques- Cartier, le bois de pin nécessaire pour former 500 planches qu'il leur donnait gratuitement.
Vers le temps où ces choses se passaient, le village le
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FE Terrebonne commençait à s'établir, La route qui y con- JE En les : ol fe duisait ne fut néanmoins verbalisée qu’en 1800, par M. Tas-
Nil chereau (1).
l Le 25 juin 1798, Mrg Pierre Denault, l'année qui | suivait son entrée au siège épiscopal de Québec, passa À
eu visite au Cap-Santé, où il donna la confirmation. Les comptes des années précédentes furent alloués, ainsi que ( emploi des deniers de l'église aux réparations de la dite
fi église, ou la permission accordée par monseigneur Hubert de prendre sur le coffre de la fabrique pour ces réparations. La mème année, il fut encore fait de grandes et nouvelles réparations à l'église.
4 Dans le mois suivant de la visite de Monseigneur, le ler j juillet 1798, il y eut une assemblée générale de la paresse, til où il fut résolu à la majorité des voix, et conformé.ient aux ordres de Monseigneur dans sa visite, que lon ferait
fi: une allonge au presbytère, au sud-ouest, de 30 pieds sur À 30 de dedans en dedans, que lon réparerait en plein l'ancien LE presbytère qui, le nouveau bâti, se trouverait de plein Hi droit à l'usage de Messieurs les curés et à celui des habif' tants pour leur servir de salles communes, l’une pour les if femmes, l'autre pour les hommes.
Il y eut, sans doute, une majorité en faveur de la nouvelle bâtisse, sans quoi elle n'aurait pas eu lieu, mais bien loin que cette majorité, qui ne l’emportait que de bien peu sur le | nombre de ceux qui étaient opposés à la bâtisse nouvelle, réuiit les esprits, elle ne fitque les aigrir et donner occasion |
à des troubles et à des divisions dont la paroisse s’est ressentie longtemps, et dont M. Dubord a pu et dû goûter les amertumes; mais son caractère inflexible a pu aussi beaut
(1) Le village de Terrebonne est aujourd’hui enclavé dans les paroisses de Sainte-Jeanune de Neuville et de saint Basile, (L'abbé D, G.) q