CHAPITRE SIXIÈME
eoup les diminuer pour lui. Il fallut cependant employer les moyens établis par la loi civile pour obliger les opposants à contribuer aux frais du nouveau presbytère, il fallut faire une répartition. Enfin le nouveau presbytère fut achevé en 1800. M. Dubord s’y logea à la fin de cette année, à son grand contentement, ilest vrai; mais vu le mécontentement d’une partie considérable de la paroisse, contre la volonté de laquelle ce nouvel édifice avait été construit, on ne dira rien de tropdifficile à croire, quand on assurera que la partie de la paroisse qui s’opposait à la bâtisse de ce nouveau presbytère, trouva par la suite les moyens de faire payer à M. Dubord les frais et les dépenses qu'elle lui occasionna; et ces moyens, elle les avait entre les mains.
Au reste, il est difficile d'expliquer pourquoi M. Dubord s’est porté, avec tant d’empressement et d’opiniâtreté, à vouloir faire une bâtisse aussi médiocre que celle qui sert actuellement à loger les curés de cette paroisse. Il est bien vrai qu'il fallait nécessairement un nouveau logis pour les curés. En voyant le vieux presbytère, on conçoit combien les curés qui y ont demeuré, y ont été à l’étroit ; mais pourquoi M. Dubord, qui voulait une nouvelle demeure plus grande etplus commode que cellequ'il habitait, et qu'avaient habitée avant lui, MM. Fillion, Voyer et Lacoudray, pourquoi n'a-t-il pas accepté les offres que lui faisait l'exécuteur testamentaire de M. Fillion ? M. Poulin de Courval, exécuteur du testament de M. Fillion, obligé de vendre la maison que cc Monsieur avait fait bâtir, loffrait à M. Dubord pour la modique somme de 3, 000 francs, qu'fl'$offrait mème de lui prêter de son propre argènt, et à rendre à s4 commodité. Il faut remarquer de plus, que ‘cette maison était neuve, très bien bâtie, accompagnée des dépendances les plus commodes ; enfin il faut remarquer encore, qu'outre la grande maison de M. Fillion, que M. Dubord' pouvait acquérir au prix de ces 3, 000, francs, il aëquérait de plus tout le terrain qui l’acc oripagriait, c'est-X-dire, la cour, le verger, et le jardin jusqu'à la côte de l'église, et. enfin le terrain qui forme le cimetière an nord et au. nord- est, Ces terrains seuls, sans la maison, valaientlés 3,000 francs qu'on lui demandait pour le tout.